Adecco, Insérim : 18 insérimaires pour l’entreprise Lu à Nantes

Tugdual Ruellan - - No comment - Envoyer à un ami - insertion

adecco.RSE.site__

Petit-déjeuner de l’insertion
Depuis deux ans, 18 personnes, en repositionnement vis-à-vis de l’emploi, ont été accueillies sur le site de la Haye-Fouassière de l’entreprise LU. Pour présenter ce dispositif original, Adecco Loire Bretagne, organisait le 5 juin, un petit-déjeuner de l’insertion, réunissant partenaires, représentants de l’entreprise de travail temporaire d’insertion Insérim, partenaire privilégié d’Adecco, et l’entreprise LU.

SITE : www.adecco.fr
Document à télécharger en cliquant sur ce lien
Rédaction : Tugdual Ruellan

2005 : favoriser l’insertion de personnes éloignées de l’emploi Des besoins en personnel sont ressentis à La Haye-Fouassière, un site de 15 hectares de LU, situé non loin de Nantes. L’entreprise compte 450 salariés et produit, entre autres, le fameux petit beurre et la paille d’or. « Sous l’impulsion du responsable RH de ce site, se souvient Jocelyne Averty, coordinatrice ressources insertion et partenariat à La Haye-Fouassière, nous avons souhaité proposer ces postes à des personnes éloignées de l’emploi. Adecco, société de travail temporaire, avec qui nous travaillons depuis de nombreuses années, nous met alors en relation avec l’entreprise de travail temporaire d’insertion nantaise, Insérim. »

2006 : première session proposée aux insérimaires Une rencontre et une visite de LU sont alors organisées : « Nous leurs présentons le fonctionnement de l’entreprise ainsi que les différents postes de travail.» Insérim recherche alors les candidats potentiels. « Une première session est organisée en 2006 avec une dizaine de candidats, explique la directrice d’Insérim, Valérie Ménard. Un accueil sécurité et une visite de l’usine leur sont proposés. Un dialogue s’instaure avec les opérateurs ; un échange a lieu avant de se quitter. Nous laissons alors une semaine de réflexion. Il s’agit de proposer une intégration progressive des personnes, dont bon nombre n’ont pas exercé un emploi depuis plusieurs années.» Six personnes se portent candidates. Les chefs de secteur, qui sont les managers de production, les accueillent individuellement afin de leur présenter, dans le détail, les différents postes d’opérateur et les attendus de production. Le contrat de travail temporaire est signé.

Formation en alternance Une formation de cinq semaines, en alternance, est mise en place, encadrée par des intervenants de l’entreprise et du Greta, financée en partie par le Fonds d’action formation du travail temporaire. Au programme, une découverte des automatismes, des principes électriques, une remise à niveau en maths et en français. Les formateurs sont à la disposition de celles et ceux qui souhaitent approfondir leurs connaissances. Trois sessions seront ainsi été organisées. Un tiers des candidats est âgé de moins de 26 ans ; deux tiers de candidats âgés de 26 à 55 ans. Au final, le dispositif permet à 18 personnes d’intégrer l’entreprise. « À l’issue de la mission, poursuit Valérie Ménard, d’autres missions de travail temporaire leur sont proposées dans des entreprises agroalimentaires. L’expérience acquise est un plus dans la recherche d’emploi. Le dispositif permet d’offrir des postes et métiers nouveaux aux candidats. Depuis, nous proposons ce type de dispositif à d’autres entreprises. »
« Les intérimaires, accompagnés par Insérim, sont ensuite, pour certains d’entre eux, orientés vers Adecco afin qu’ils poursuivent leur trajectoire professionnelle, précise Johan Titren, responsable RSE Adecco. C’est l’union entre Insérim et Adecco qui permet d’apporter aux entreprises utilisatrices comme aux candidats des solutions d’emploi suffisamment larges et complémentaires pour en permettre l’accès par tous et au bénéfice de tous. »

Insérim à Nantes : un tremplin vers l’emploi durable

Insérim est une entreprise de travail temporaire d’insertion, conventionnée par la Direction départementale du travail, de l’emploi et de la formation professionnelle. « Notre vocation, explique Valérie Ménard, est de proposer l’insertion de personnes en difficulté sociale et professionnelle, en repositionnement vis-à-vis de l’emploi. Elles sont orientées par l’ANPE, les missions locales, les maisons de l’emploi, les Cap emploi ou les services du conseil général. Un tiers d’entre elles est bénéficiaire du RMI. Les entreprises, intéressés par ce projet, nous confient des missions de travail temporaire que nous proposons à nos candidats, après avoir repéré leurs compétences. »

Accompagnement individualisé. Des entretiens sont proposés régulièrement avec la personne et le responsable d’entreprise ainsi que des formations au cours de l’accompagnement : image de soi, esthétique, acquisition des savoirs de base, sensibilisation à la sécurité, à la prévention des accidents, gestes et postures… Une assistante sociale peut répondre aux difficultés sociales. « Nous avons ainsi signé notre premier micro crédit social en mai dernier, dispositif, basé sur la confiance, permettant d’emprunter une petite somme d’argent pour poursuivre une démarche. En 2007, ce sont près de 300 personnes qui ont bénéficié de nos services à Nantes et les environs. Parmi elles, une centaine a accédé à l’emploi avec un CDI, un CDD de longue durée ou un contrat de travail temporaire de plus de six mois. »

Vous avez dit responsabilité sociale ?
Explications avec Johan Titren, responsable RSE Adecco

Qu’entend-on par responsabilité sociale de l’entreprise ? Il s’agit de la maîtrise des impacts positifs, comme négatifs, que génère l’activité d’une organisation, d’une entreprise. Historiquement, durant la période fordiste, le marché, l’État, les syndicats assuraient une régulation de l’activité de l’entreprise. Ces trois acteurs ont vu leur pouvoir diminuer ou remis en cause. Les impacts négatifs qui étaient jusqu’alors maîtrisés se retrouvent aujourd’hui sur le devant de la scène. La responsabilité sociale a été pensée pour apporter des réponses à la maîtrise des impacts négatifs que génère l’activité de l’entreprise.

Quelle est la responsabilité sociale d’Adecco ? Elle se décline autour de trois types d’enjeux, inscrits dans le pilier social du développement durable : la lutte et la prévention des discriminations, la promotion de la diversité ; la santé et la sécurité au travail ; l’insertion professionnelle au sens large avec notamment, un partenariat avec une quarantaine d’entreprises temporaires de travail d’insertion dont Insérim. Il s’agit d’offrir à toutes et à tous, un égal accès au marché de l’emploi.

Tugdual Ruellan

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *