Trisomie 21 France engagé dans le projet européen Les Temps pour vivre ensemble

Tugdual Ruellan - - No comment - Envoyer à un ami - handicap

LTVE.trismoie 21.page 1Les dispositifs expérimentaux

Que ce soit dans le domaine du suivi des enfants et adolescents ou des jeunes adultes (formation et insertion professionnelles), les Geist 21 ont obtenu ou sollicitent des agréments pour des dispositifs expérimentaux s’inscrivant dans le cadre de la loi sur les institutions sociales et médico-sociales du 2 janvier 2002 (service de formation à l’autonomie s’adressant à des jeunes de 16 à 25 ans cofinancé par l’Etat et le Conseil Général, service d’accompagnement des familles…) Les dispositifs expérimentaux de suivi de la formation et de l’insertion professionnelles sont le plus souvent cofinancés par le Fonds social européen, l’Agefiph, les conseils régionaux, la direction du travail, de l’emploi et de la formation professionnelle… Par ailleurs, le dispositif aide à la formulation du projet de vie a fait l’objet de réunions de coordination avec le Geist d’Ille-et-Vilaine et la CNSA. Notons que ce dispositif a eu un avis favorable pour un cofinancement sur deux ans de la CNSA.

A Lire dans Trisomie 21, le journal de la Fédération des associations pour l’insertion sociale des personnes porteuse de trisomie 21 :
Le projet européen « Les temps pour vivre ensemble »
Interview du directeur, Jean-Paul Champeaux
Rédaction : Tugdual Ruellan

jean paul champeauxJean-Paul Champeaux : « De nouveaux dispositifs d’accompagnement offerts aux parents »__
Trisomie 21 France est impliquée dans le projet européen Les Temps pour vivre ensemble avec le soutien financier du Fonds social européen dans le cadre de l’initiative communautaire Equal. Explications avec le directeur, Jean-Paul Champeaux, également président du Groupement d’intérêt public Handicaps et Compétences, chargé du pilotage de ce projet.__

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Quel objectif poursuivez-vous ? Dans la suite logique du projet Conciliation Familles et Handicap, le projet Les Temps pour vivre ensemble a vu le jour. Nous avons choisi de nous impliquer dans ces deux projets afin de travailler sur des dispositifs d’accompagnement qui offrent des choix aux familles. Insérer son enfant au sein de structures en milieu ordinaire reste toujours compliqué à mettre en œuvre. Notre objectif est donc de fournir des outils aux parents afin de faciliter ce choix.

Vous agissez donc au niveau national tout en favorisant le développement d’initiatives locales…Notre idée est effectivement de favoriser le développement d’expérimentations dans les départements pour pouvoir ensuite les diffuser dans notre réseau et notre environnement. Deux ont vu le jour en Ille-et-Vilaine et dans le Puy-de-Dôme sur l’aide à la formulation et au suivi des projets de vie. Il s’agit d’un dispositif, imposé par la nouvelle loi handicap, se mettant en place dans le cadre des maisons départementales des personnes handicapées. Il s’agit aussi de nouvelles demandes de parents qui consistent à aider l’enfant à faire par lui-même plutôt que faire à sa place.

LTVE.trismoie 21.page 6 Concrètement…
Par exemple, lorsque arrive un enfant porteur de trisomie 21 au sein d’une famille, les parents ne sont pas forcément préparés à évoluer dans un système complexe, parmi une myriade d’intervenants et de structures institutionnelles, où surgissent bien souvent de nombreuses barrières. Ils ont besoin, dans un premier temps, d’une écoute attentive, de conseils, d’accompagnement afin de dégager des grandes lignes de vie pour leur enfant. Puis, ensuite, de trouver des appuis suffisants et des moyens financiers pour mener à bien ces projets et en assurer un suivi. Un des aspects fondamental concerne l’accès à l’école.

Sur quels types d’outils travaillez-vous ? Nous avons réalisé, à la rentrée 2006, un livret destiné aux enseignants, à remettre en mains propres par les familles elles-mêmes. Il a été préfacé par le ministre de l’Education nationale, édité à 20 000 exemplaires. A ce jour, quelque 15 000 exemplaires ont été distribués. Il est toujours disponible auprès de la direction fédérale. On y trouve des explications de nature médicale, des rappels réglementaires et des propositions d’adaptations pédagogiques. Il a été rédigé par des enseignants ou des professionnels de l’accompagnement. Le contenu est le fruit de leur expérience, leurs constats, les moyens qu’ils ont imaginés pour résoudre les problèmes auxquels ils ont été confrontés.

Equal se veut un laboratoire d’expérimentation. Qu’espérez-vous au terme de ce projet ? Nous avons, par exemple, pu inventer de nouveaux dispositifs d’accompagnement des jeunes et des enfants porteurs de trisomie 21 dans les loisirs sportifs par des étudiants. Nous avons expérimenté des dispositifs liés au projet de vie. L’expérience menée en Ille-et-Vilaine a éveillé l’intérêt de la CNSA, Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie, qui a donné son accord pour poursuivre l’expérimentation et apporter le financement complémentaire nécessaire. Notre intention est désormais de diffuser cette initiative dans d’autres départements, voire avec d’autres associations.

Avez-vous des liens avec d’autres associations en Europe s’intéressant à l’insertion des personnes porteuses de trisomie 21 ? Oui puisque nous sommes cofondateurs et membres de European down syndrome association qui regroupe les associations d’une vingtaine de pays. Nous nous rencontrons chaque année et échangeons sur nos pratiques, nos questionnements.

Propos recueillis par Tugdual Ruellan.

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