En France, près de 100 000 personnes sont sans abri

Tugdual Ruellan - - No comment - Envoyer à un ami - exclusion

etienne_pinte.jpgPropositions pour une relance de la politique de l’hébergement et de l’accès au logement__

Etienne Pinte, député des Yvelines et parlementaire a remis au Premier ministre un rapport avec ses Propositions pour une relance de la politique de l’hébergement et de l’accès au logement. Il les présentait au Comité national des politiques de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale, le 9 octobre dernier à Paris.

Une situation d’urgence !
En France :
• près de 100 000 personnes sont sans abri
• 600 000 logements sont considérés indignes,
• 900 000 personnes n’ont pas de domicile personnel,
• 3 millions et demi de personnes sont mal logées
• il faudrait construire 500000 logements par an, dont 120000 logements sociaux et 20000 logements très sociaux,
• entre 7 et 8 millions d’hommes et de femmes vivent sous le seuil de pauvreté, soit 13 % de la population française (dans l’un des pays pourtant les plus privilégiés au monde puisque la France se situe au cinquième rang des pays les plus riches).

Compte-rendu de la séance du CNLE sur : www.cnle.gouv.fr
(rédaction : Tugdual Ruellan)
photo site Secours catholique
Rapport complet : www.premier-ministre.gouv.fr/IMG/pdf/Propositions_d_Etienne_Pinte1.pdf

Un constat accablant :
des capacités d’hébergement insuffisantes. Le 115 n’arrive plus à faire face aux demandes. Rien qu’en Île-de-France, 45 % des demandes n’ont pu être satisfaites cet été. Ce chiffre est de 38 % dans le reste de la France.
Une diversité des personnes à la rue ou menacées de l’être. Bon nombre d’entre elles souffrent de troubles du comportement et de troubles psychiatriques. 68 à 70 % des personnes à la rue relèvent de la psychiatrie. L’Etat s’est désengagé et la prise en charge médicale de ces personnes est insuffisante en raison du manque important de professionnels et de crédits.
Un nombre de lits qui diminue. Entre 1994 et 2005, la diminution des lits de psychiatrie a été de 28 % et de 17 % pour les lits de médecine, de chirurgie et d’obstétrique.
30 % de ceux qui sont expulsés de leur logement le sont, non pas parce qu’ils ne paient pas leur loyer, mais parce qu’ils souffrent de troubles de comportement ou psychiatriques.
Il manque sur Paris 2000 places pour que des mamans, sortant de maternité, puissent être hébergées dans des conditions correspondant à leur situation.

Les propositions d’Etienne Pinte faites au Premier ministre :
prévenir la mise à la rue et ne plus alimenter la rue,
sortir de la rue,
augmenter le nombre de logements pour se donner les moyens d’appliquer la loi Dalo.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *