Le CAT de Bain de Bretagne (Ille-et-Vilaine) ensache aussi le café

Tugdual Ruellan - - No comment - Envoyer à un ami - handicap

1994.CAT_Bain.photo.jpgLes cafés Max Havelaar ont un goût de solidarité. Ils sont distribués sous couvert d’une association internationale qui s’engage à mieux payer les petits producteurs du tiers-monde. Depuis le début du mois de septembre, c’est le centre d’aide par le travail de Bain-de-Bretagne qui est chargé de moudre le café et de le mettre en emballage sous vide.

article paru dans Ouest-France le 15 novembre 1994 (page Bretagne)
Rédaction : Tugdual Ruellan

http://www.tugdual-ruellan-communication.eu/public/Ouest-France/1994.CAT_Bain.pdf
1994.CAT_Bain.jpg

L’arôme de l’arabica emplit l’atelier protégé. Voilà deux mois que les grains de café arrivent au centre d’aide par le travail de Bain-de-Bretagne pour y être moulus, puis ensachés. « Les débuts n’ont pas été faciles, raconte le directeur. Yves Thébault. La machine exige des réglages délicats. Heureusement, les Italiens qui l’ont conçue la connaissent bien et, à distance, ont pu nous aider… » Les Cafés Max Havelaar ont ceci de particulier qu’ils ne sont pas anonymes. Ils ont pour noms Kalinda, Tzul Tacca ou Chantico. Ils viennent de l’île de Saint-Domingue, du Guatemala ou du Mexique… L’association certifie qu’ils ont été achetés à des groupements de petits producteurs qui sont partie prenante du projet, explique leur distributeur breton, Olivier Bernadas, qui s’est lancé corps et âme dans l’aventure depuis plus d’un an, pour tenter de convaincre les consommateurs. Elle s’engage à ce que les producteurs perçoivent une rémunération bien supérieure à celle déterminée par le cours mondial. »

La structure protégée de Bain-de-Bretagne emploie quelque cent trente travailleurs handicapés. Spécialisée dans l’entretien des espaces verts, elle a souhaité diversifier ses activités. Nous étions client depuis trois ans, raconte le directeur, Yves Thébault. Nous proposons ce café depuis plusieurs mois dans notre restaurant qui est ouvert au public et sert quelque soixante-dix repas chaque midi. C’est tout naturellement que nous avons envisagé ce partenariat. Une suite logique… » Grâce au concours de l’Agefiph, Fonds pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées, le CAT disposera bientôt de la ligne tout entière de torréfaction.
En Bretagne, on trouve désormais le Café Max Havelaar dans une centaine de points de vente. Si le produit se commercialise normalement, cinq à six postes pourraient être créés au CAT de Bain dans la première année de fonctionnement. « Nous avons tout axé sur la valeur humaine davantage que sur un système, expliquent les deux responsables. L’entreprise a un rôle social qui va bien au-delà du simple fait de gagner de l’argent. Derrière tout cela, il n’y a pas que la bourse et des machines… Il y a surtout des gens… »
Tugdual RUELLAN.

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