Les contrats urbains de cohésion sociale succèdent aux contrats de ville

Tugdual Ruellan - - No comment - Envoyer à un ami - habitat

St-Jacques-de-la-Lande (35)
Copie_de_Jacquo.227.01.jpgLes contrats de ville ont pris fin en décembre. Les contrats urbains de cohésion sociale leur font suite, en soutien aux territoires jugés prioritaires. La commune de Saint-Jacques en fait partie. Explications avec Monique Michelet, adjointe à l’habitat et à la vie quotidienne.

article paru dans le Jacquolandin n°227, mars 2007
Directeur de la publication : Daniel Delaveau
Rédaction : Tugdual Ruellan
Réalisation et photos : Christian Reland

Inscrits dans le cadre d’une politique nationale, les contrats de ville avaient pour but d’apporter un soutien financier plus important à des territoires particuliers, en matière d’aménagement, d’éducation, d’emploi, d’accès à la culture et aux loisirs… « Notre commune, explique Monique Michelet, a ainsi bénéficié, depuis 1994, d’aides en investissement (subventions sur des équipements ou aménagements) et en fonctionnement. Via des crédits spécifiques de l’Etat, de Rennes Métropole, des Conseil général et régional, de la CAF… A cette occasion, nous remercions ces signataires pour leur contribution à la mise en œuvre de notre projet communal. » Depuis le 1er janvier, les contrats urbains de cohésion sociale (CUCS) remplacent les contrats de ville : « Il s’agit du même type de dispositif, venant en soutien à des territoires dits prioritaires, mais avec une redéfinition du soutien apporté par l’Etat. »

Trois niveaux de priorité Le premier changement concerne la définition du territoire. Le gouvernement a défini trois niveaux de priorité. Pour les territoires retenus en niveau un, l’Etat concentre prioritairement ses crédits spécifiques pour soutenir des actions concernant l’emploi, la culture, le cadre de vie, l’éducation, la vie associative, la participation des habitants… En niveau deux, le soutien de l’Etat est moindre mais reste conséquent, alors qu’il est plus faible pour les territoires en niveau trois. Saint-Jacques-de-la-Lande a été retenue dans le cadre du CUCS, mais en niveau trois. « Toute la commune est concernée, poursuit Monique Michelet. Nous sommes soutenus au niveau de notre projet global urbain et social, jugé rapide quant à son développement, volontariste quant à sa diversité d’habitat, sa mixité sociale. La particularité de notre projet, non seulement en matière de logement, d’aménagement urbain, mais aussi dans sa dimension sociale, proximité des services et sa qualité de cadre de vie, nous a permis d’être intégré dans ce dispositif. Nous perdons une part de crédits d’État mais bénéficions d’un avis favorable pour un soutien spécifique du conseil général, de Rennes Métropole et de divers crédits de droit commun. »

Des thématiques prioritaires Au titre des contrats urbains de cohésion sociale sont désormais considérés comme prioritaires l’aménagement, l’habitat et le cadre de vie ; l’emploi et le développement économique ; l’éducation et la formation tout au long de la vie ; l’accès aux sports, à la culture et aux loisirs ; l’accès à la santé et à la lutte contre les inégalités ; la sécurité et la prévention de la délinquance. Rennes Métropole a choisi d’y ajouter la jeunesse, le soutien aux populations d’origine étrangère dans le cadre de la lutte contre la discrimination, la participation des habitants à la vie de leur quartier, de leur commune. « Le contrat urbain de cohésion sociale de Rennes Métropole a été signé par les communes concernées, dont Saint-Jacques. Il est intégré dans le projet de développement social de Rennes Métropole. » Chaque territoire développe, pour chaque thématique, ses propres objectifs. Le choix des actions qui vont bénéficier à Saint-Jacques d’un soutien financier est à l’étude. « L’on peut cependant affirmer qu’en matière d’aménagement, d’habitat et de cadre de vie, nous poursuivons ce qui a été engagé au niveau du plan local de l’habitat. Une attention est portée à l’aménagement du quartier du Pigeon blanc, au développement des pôles d’activités commerciales, tertiaires, à l’animation sur les quartiers, aux liaisons entre les quartiers, à la mise en place de pistes cyclables. Concernant l’emploi et le développement économique, nous soutenons le développement d’activités tertiaires avec la construction de nouveaux bureaux, celui du point accueil emploi afin de favoriser l’accompagnement des personnes en difficulté, l’aide à l’insertion professionnelle. En matière d’éducation et de formation tout au long de la vie, nous poursuivons le développement du programme de réussite éducative, la prévention de l’échec et du décrochage scolaire, l’accompagnement d’enfants en difficulté, le soutien aux parents mais aussi, l’accueil des jeunes, le développement des moyens d’expression, l’accès aux sports, à la culture et aux loisirs. Certaines actions portées par l’OJS, le Centre de la lande, l’EPI Condorcet, l’Aire libre et les initiatives des habitants bénéficient ainsi d’un soutien financier. » Tugdual Ruellan

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