Une architecture durable au service des habitants

Tugdual Ruellan - - No comment - Envoyer à un ami - développement durable

Jacquo.212.01.Jardin_d__Adrien.jpg.jpgSt-Jacques-de-la-Lande (35)
Le Jardin d’Adrien et le Village du Haut-Bois
Tandis que les communes de Rennes Métropole adoptent le plan local de l’habitat, Saint-Jacques lance, sur la zone de La Morinais, deux programmes innovants, tant dans leur conception architecturale que dans leurs modalités d’accession : le Jardin d’Adrien et le Village du Haut-bois. Explications avec Emmanuel Couet, adjoint à l’urbanisme.

article paru dans le Jacquolandin n°212, novembre 2005
Directeur de la publication : Daniel Delaveau
Rédaction : Tugdual Ruellan
Réalisation et photos : Christian Reland

Imaginez des modules architecturaux constitués chacun, de deux petites maisons accolées tête-bêche. Le jardin prolonge la pièce de séjour, sans aucune vue chez le voisin. La voiture est parquée en souterrain ou laissée à la périphérie de l’îlot. Le piéton et le cycliste sont rois. On accède à son logement par une petite venelle étroite, discrète. Point de promiscuité. Arc promotion, le promoteur, et les architectes Aline et Jean Harari, ont imaginé le Village du Haut-bois pour le confort de l’habitant et la qualité de vie. « Il s’agit, explique Emmanuel Couet, d’un projet d’accession à la propriété traditionnel avec des logements individuels. Nous souhaitons offrir aux accédants à la propriété ou aux locataires une diversité de produits. Dans la perspective du nouveau programme de l’habitat, nous nous sommes rendus compte qu’il fallait économiser l’espace et trouver un nouvel équilibre entre la densité urbaine et la préservation d’espaces intimes. Il ne s’agit plus d’additionner les lotissements pavillonnaires, fortement consommateurs d’espace et d’énergie, mais de trouver d’autres formes pour un habitat de qualité. Avec le Village du Haut-bois, c’est un principe de développement durable qui se concrétise. La ville compacte est aussi la ville qui favorise les économies d’énergie et la bonne gestion de l’eau, qui libère des espaces publics pour des aménagements paysagers. C’est parce que l’on construit dense que l’on peut libérer des espaces publics de qualité, comme ce parc urbain que nous sommes en train d’aménager au coeur de la ville. »

Pour une architecture durable

Un peu plus loin, au cœur du centre-ville face à l’EPI, non loin de la future mairie, sort de terre le Jardin d’Adrien. Il s’agit d’un immeuble collectif proposant 53 logements, dont une partie en accession aidée à la propriété, une en accession traditionnelle et une en locatif intermédiaire. Il est l’œuvre de Marc Barani, architecte de Nice, de renommée nationale, qui a conçu l’ensemble de l’îlot. « Les études de ce programme suivaient leur cours lorsque les nouvelles dispositions du programme local de l’habitat de Rennes Métropole concernant l’accession aidée à la propriété ont été définies, poursuit Emmanuel Couet. Nous avons alors souhaité nous inscrire dans cette logique. » Il s’agit là de la première opération d’accession aidée à la propriété de la métropole. L’intention est d’offrir à des familles aux revenus modestes ou moyens, la possibilité d’accéder à la propriété, à l’heure où les prix des terrains et logements s’enflamment. « Nous souhaitons offrir une diversité de logements pour répondre à la diversité des besoins : logement locatif social, logement en accession aidée à la propriété, logement en accession traditionnelle. » Le prix de vente se situe aux alentours de 1800 € du mètre carré, un prix qui se situe à 25 % en dessous du prix du marché, ceci grâce à l’effort de la métropole, de la commune et de la Coop de construction. En plus de cette aide à la pierre, une aide à la personne est aussi proposée, variant de 2500 à 10 000 €, en fonction des revenus (différé de prêt à taux zéro).

« Ces deux projets illustrent notre intention en matière de politique de l’habitat sur la Morinais avec, d’une part, une diversité de l’offre en terme social mais aussi, une diversité au niveau des formes urbaines depuis la maison individuelle, logement classique de ville, jusqu’à l’immeuble collectif sur les parties les plus denses du quartier ou le long du mail Léon Blum, une forme d’habitat intermédiaire avec des duplex, des maisons individuelles, des maisons collées deux à deux… D’autres chantiers vont commencer en 2006 : plus de 1000 logements sont ainsi prévus sur la commune. La démarche de haute qualité environnementale accompagne notre réflexion pour tous ces chantiers à venir, pour une véritable architecture durable au service des habitantes et des habitants. » TR.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *