De nouveaux dispositifs d’inhumation au cimetière de la Martinière

Tugdual Ruellan - - No comment - Envoyer à un ami - vie locale

Copie_de_Jacquo.201.01.jpgSt-Jacques-de-la-Lande (35)
De nouveaux dispositifs d’inhumation ont été mis en place au cimetière de la Martinière afin de laisser le libre choix aux personnes et aux familles.

article paru dans le Jacquolandin n°201, novembre 2004
Directeur de la publication : Daniel Delaveau
Rédaction : Tugdual Ruellan
Réalisation et photos : Christian Reland

« Vingt pour cent des Français optent actuellement pour la crémation comme mode d’inhumation, expliquent Béatrice Chantrel, chargée de l’accueil de l’état civil et Bernard Bougeard, premier adjoint chargé des affaires générales, du personnel et des finances. On estime qu’elles seront trente pour cent d’ici à dix ans, soit un Français sur trois. » Forts de ce constat, les élus ont lancé une réflexion afin de multiplier les modes d’inhumation et les choix de dispersion des cendres. Un groupe de travail réfléchit également sur ces questions au niveau de Rennes Métropole. Autres temps, autres mœurs… De nombreux cimetières en France sont saturés ; la crémation s’offre comme moyen palliant cette pénurie d’espace. « De plus, poursuit Bernard Bougeard, beaucoup de familles sont dispersées, parfois dans des pays lointains. Les tombes ne sont plus entretenues comme auparavant. » Après le réaménagement du crématorium de Montfort-sur-Meu, un projet de création d’un nouveau crématorium se fait jour à Vern-sur-Seiche ; il pourrait commencer son activité fin 2006.

Une première extension du cimetière du bourg a été réalisée en 1975. Mais déjà, ce cimetière est complet. La municipalité a donc créé, en 1992, un nouveau cimetière à la Martinière, non loin du collège. « Nous avons profité de cette réalisation pour réfléchir et offrir aux habitants toutes les possibilités d’inhumation qui peuvent exister en respectant le choix des personnes et des familles. Nous avons fait en sorte que ce cimetière soit paysager, agrémenté d’espaces vert, d’allées afin de favoriser la sérénité et le recueillement. » Une demande sur la commune commençait à s’exprimer concernant la crémation ; les élus ont donc visité le site de Montfort-sur-Meu. « Nous nous attendons à ce que de plus en plus de gens optent pour la crémation comme mode d’inhumation. Nous sommes désormais en mesure de proposer plusieurs modalités. Notre volonté est de proposer aux habitants un éventail de possibilités au-delà de l’inhumation traditionnelle, dans le respect des croyances de chacun. »

• Règlement. Un règlement a été adopté le 7 juin dernier. Il apporte des informations et règles concernant la limite des volumes des monuments ; il permet une gestion cohérente des emplacements, définit les mesures d’accès, d’ordre, de sécurité, d’hygiène, de salubrité, les horaires d’ouverture ; il permet aussi de coordonner les interventions des diverses entreprises. Le document est mis à disposition des habitants à la mairie, au service des cimetières.

• Aménagement et organisation. Les travaux d’aménagement du cimetière de la Martinière vont se poursuivre, notamment avec la réalisation d’un bloc sanitaire, d’un local technique et d’un préau pour permettre aux familles de s’abriter en cas de pluie. Toutes les concessions de la Martinière sont désormais informatisées depuis un an, mentionnant nom, prénom, adresse des héritiers, date de naissance et date de décès. L’enregistrement des données va se poursuivre au cimetière du bourg. Par ailleurs, un plan sera conçu avec repères par ilôts et numéros afin d’être affiché à l’entrée des cimetières.

• Caves-urnes. Quelques caves-urnes ont été réalisées au cimetière de la Marticnière ; il s’agit de petits caveaux individualisés de cinquante centimètres de côté, enterrés, pouvant accueilir chacun, cinq urnes avec les cendres des défunts. La famille peut apposer une plaque de pierre naturelle avec le nom du défunt. Chacun reste libre d’y dresser un moment commémoratif dont la taille ne dépasse pas les quatre-vingt centimètres de large.

• Puits de dispersion. Les cendres du défunt sont versées dans une vasque et tombent dans une fosse enterrée. Symbole du retour à la terre… le nom du défunt est gravé sur une plaque apposée sur un lutrin, sorte de grand livre de la mémoire. Le puits de dispersion est actuellement en service au cimetière de la Martinière.

• Colombarium. Le colombarium de la Martinière est constitué de deux parties, chacune d’entre elle pouvant recevoir quinze urnes contenant les cendres des défunts. Ce sont les services techniques de la commune qui déposent les urnes dans le colombarium. La famille est tenue d’appliquer la plaque d’identité et peut, si elle le souhaite, y adjoindre une représentation de la Croix ou de la Vierge Marie. Un petit vase, apposé sur la plaque qui ferme l’emplacement, peut contenir quelques fleurs. Il n’est pas possible en revanche, d’y déposer d’autres fleurs, sauf le jour du dépôt de l’urne. Une extension est prévue début 2005 avec deux fois quinze emplacements supplémentaires.

• Jardin du souvenir. Il est aussi possible de répandre les cendres du défunt sur un emplacement prévu à cet effet, gazon fleuri surélevé, avec pas japonais, délimité par une maçonnerie de briquettes, nommé le Jardin du souvenir.

TR.

La police nationale assure les opérations funéraires
Depuis le 1er novembre 2004, toutes les opérations funéraires (transport de corps, exhumation, réinhumation) ne seront plus assurées par la police municipale ni les élus de permanence mais par le Commissariat central de la police nationale, boulevard de la Tour d’Auvergne à Rennes. Pour tout renseignement, contacter le 17.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *