L’aide aux devoirs avec Maurice Leroy

Tugdual Ruellan - - No comment - Envoyer à un ami - vie locale

Copie_de_Jacquo.197.01.jpg St-Jacques-de-la-Lande (35)
Depuis des années, des habitants consacrent chaque soir, un peu de leur temps pour aider les enfants à faire leurs devoirs à la sortie de l’école. Question de solidarité. Parmi eux, Maurice Leroy, 70 ans, ancien de Citroën, qui sait ce que valent les études…

article paru dans le Jacquolandin n°19, 2004
Directeur de la publication : Daniel Delaveau
Rédaction : Tugdual Ruellan
Réalisation et photos : Christian Reland

Il est 16h30. Natacha, la responsable, va chercher les enfants à la sortie de l’école ; ils sont ainsi une quinzaine, du CP au CM2, à bénéficier des services de Ludocartable, en attendant papa ou maman. Sur le chemin du retour, Natacha ne manque pas d’acheter une baguette de pain pour le goûter. Tandis qu’ils arrivent à la ferme de la Morinais et déposent leur cartable, les bénévoles arrivent à tour de rôle. « Souvent, nous prenons le goûter ensemble », raconte Maurice Leroy, l’un d’entre eux, qui a accepté bien volontiers l’an passé de donner un peu de son temps pour accompagner les enfants. » Par petits groupes de trois à cinq, l’on révise patiemment l’enseignement du jour, s’appliquant à exécuter, de sa plus belle écriture, l’exercice demandé. « Nous y allons tranquillement, poursuit Maurice ; les enfants sortent de l’école, ils ont aussi besoin de se défouler un peu après une journée d’attention. » Il a commencé à l’EPI en aidant des jeunes collégiens puis s’est intéressé à l’initiative de Ludocartable : « Je ne vous cache pas qu’au début, j’avais un peu peur ; je me disais, à 70 ans, je ne vais pas supporter le bruit, l’agitation. Et finalement, ça se passe très bien. Le but n’est surtout pas de remplacer les enseignants mais juste d’accompagner l’enfant, l’aider à faire son devoir ; c’est une occasion pour l’encourager et aussi, venir en aide aux parents qui travaillent, qui n’ont pas le temps ou qui ne savent pas…. » Parfois, le découragement de l’enfant s’exprime, parfois sa souffrance… « Naturellement, il y a du lien qui se crée entre nous alors, les enfants nous font des confidences et vident leur sac. Je n’hésite pas à leur raconter ma vie pour leur dire combien les études sont importantes. » 17h45 : les devoirs sont terminés. Les enfants jouent dans la cour ou s’exercent au jeu de société. Jusqu’à 18h30, les parents vont venir chercher leur enfant, en fonction de leur disponibilité et de leurs horaires de travail. « Mon désir, conclue Maurice, c’est d’encourager les jeunes à travailler ; ma plus grande satisfaction, c’est de les voir réussir. » TR

Ludocartable recherche des bénévoles

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *