Elèves et enseignants bâtissent une maison bioclimatique

Tugdual Ruellan - - No comment - Envoyer à un ami - développement durable

Maison_bio_a_Pleyben__1_.JPGLycée professionnel, Pleyben
Le rêve est devenu réalité et la maison bioclimatique accueille désormais le visiteur à l’entrée de l’établissement. Entièrement pensée et conçue par les élèves, les enseignants et des artisans partenaires, elle se veut laboratoire et espace ressources sur les énergies renouvelables et la haute qualité environnementale.

article paru dans Bloc Notes en ligne (Rectorat académie de Rennes), 1er avril 2007
Rédactrice en chef : Nathalie Le Garjean
Texte et photo : Tugdual Ruellan

article téléchargeable en cliquant sur le lien :
maison_climatique_2.pdf

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« Il s’agissait, expliquent Pascale Pelleter, proviseur, et René Lecorre, chef de travaux, d’apporter une contribution concrète à l’agenda 21 et au développement durable. Le bâtiment est un secteur qui pollue et il est important de sensibiliser les élèves à la protection de l’environnement. » L’idée se concrétise en 2005. Objectif : construire une maison à ossature bois, autosuffisante à 60 % en matière d’énergie, c’est-à-dire consommant moins de 40 Kw au m². Conseil d’administration et enseignants adhèrent d’emblée au projet soutenu par l’Ademe et l’Alecob, agence pour l’économie d’énergie. L’hypothèse technologique se concrétise grâce à l’aide de la région et aux efforts des fournisseurs. En septembre, le cahier des charges est défini. Il respecte les règles de la haute qualité environnementale et de l’éco construction. Plusieurs artisans acceptent de relever le défi et viennent présenter en cours différents systèmes.

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Permis de construire en poche, les élèves donnent le premier coup de pioche en janvier 2006. La motivation est à son comble et pour rien au monde, on ne raterait ce moment privilégié de l’enseignement. Rien n’est laissé au hasard : l’orientation du bâtiment bénéficie au maximum des rayons du soleil ; le plancher béton isole des émanations de radon. Le chauffage est assuré par captage géothermique horizontal sur deux couches, le système électrique prévoit une réduction des phénomènes électromagnétiques. Les bois utilisés sont traités sans solvants chimiques. L’isolation se fait par laine de chanvre tandis que l’eau chaude est produite grâce à des panneaux solaires. Pour l’eau des toilettes et l’arrosage du jardin, l’on récupère les eaux de pluie.

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Les travaux se poursuivront durant toute l’année : « Il s’agit d’un chantier école et nous prenons notre temps, confient les instigateurs du projet. Tout, à part la toiture de zinc, est fait par les élèves. Parfois il faut défaire. Nous construisons actuellement une terrasse et prévoyons d’installer une éolienne et des panneaux à cellules photovoltaïques pour alimenter une fontaine décorative ». Tous les élèves, près de 300, ont participé d’une manière ou d’une autre, tant sur le chantier qu’en démarche de réflexion ou de conception. « Il y a aujourd’hui une fierté certaine à avoir contribué à cette réalisation collective. Nous avons réussi à faire évoluer les pratiques pédagogiques et à faire travailler ensemble différentes sections : formation initiale sous statut scolaire, formation par apprentissage, formation continue. De rien, nous avons fait quelque chose, un bâtiment qui appartient à tous, vitrine de l’établissement et, en même temps, outil pédagogique. Bon nombre d’entreprises ont circulé sur le chantier. Tous les stagiaires qui sont passés sur le chantier ont finalement trouvé un emploi. » Tugdual Ruellan

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