Deux cents apprentis formés au CFA Education nationale 35 Coët-Logon

Tugdual Ruellan - - No comment - Envoyer à un ami - apprentissage

2006.03.Bloc_notes.55.02.photo.jpgLycée Coët-Logon à Rennes
Plusieurs sections d’apprentissage, proposées dans des établissements de l’académie, vont être prochainement regroupés afin de constituer le CFA académique, centre de formation par apprentissage. En Ille-et-Vilaine, quatre établissements se sont déjà réunis il y a un an, constituant le CFA Education nationale. Deux cents apprentis y sont accompagnés dans leur projet professionnel…

article paru dans Bloc Notes,
le magazine du Rectorat de l’académie de Rennes, mars 2006
Rédactrice en chef : Nathalie Le Garjean
Texte et photo : Tugdual Ruellan

article téléchargeable en cliquant sur le lien :
2006.03.Bloc_notes.55.02.pdf

« Ne pas être dans une logique de concurrence mais offrir en apprentissage, des dispositifs qui n’existent pas ou ne sont pas suffisants sous statut scolaire et que la formation continue ne peut pas financer. Tel est l’objectif, explique Isabelle Legrand, proviseure de Coët-Logon, que s’est fixé le CFA EN 35, premier établissement jusqu’à présent mutualisé ». Quatre lycées ont accepté de regrouper structures, ressources humaines et plates-formes techniques : Coët-Logon à Rennes, proposant quatre UFA, unités de formation d’apprentis, Charles Tillon avec deux UFA, Mendès-France avec une UFA, et La Champagne à Vitré avec une UFA. Ce sont ainsi quelque deux cents apprentis qui sont formés et accompagnés par une équipe de quarante-et-un formateurs et trois administratifs. « L’’importance pour un lycée professionnel, rappelle Isabelle Legrand, est de travailler en complémentarité les trois modes de formation professionnelle que sont la formation initiale sous statut scolaire, la formation initiale par apprentissage et la formation continue tout au long de la vie. Un individu doit pouvoir traverser ces trois dispositifs de façon à s’insérer au mieux de ses talents et construire son projet professionnel, en lien avec les besoins du marché. À nous de savoir faire jouer cette complémentarité. »

Les branches professionnelles et les entreprises ont été sollicitées pour promouvoir les unités de formation d’apprentissage : « La Fédération des industries graphiques diffuse nos informations auprès de ses adhérents, poursuit Sylvie Burban, coordonnatrice des UFA de Coët-Logon. Elle nous aide aussi dans nos relations avec les entreprises, avec les centres de formation d’apprentis. Malheureusement, nous avons parfois des difficultés à trouver les entreprises qui acceptent d’accueillir les jeunes, d’autant que certains secteurs, comme le secrétariat, n’ont pas d’organisations professionnelles. Beaucoup font état d’un contexte socio-économique difficile et certains salaires ne sont guère attractifs. Autrefois, on embauchait traditionnellement l’apprenti que l’on avait formé. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. »

Pourtant, cette formation en apprentissage permet de proposer de la formation professionnelle dans des secteurs qui ne sont pas occupés par la formation sous statut scolaire et augmenter ainsi le choix de métiers. « Même si certains enseignants restent septiques sur le bien fondé de la formation par apprentissage, avoue Isabelle Legrand, nous apportons néanmoins une réponse aux besoins des jeunes pour qui la formation initiale sous statut scolaire ne convient pas forcément. Avec le démarrage du CFA académique prévu l’an prochain, nous envisageons de former ainsi quelque trois cents apprentis en mutualisant une dizaine d’unités de formation d’apprentis réparties sur le territoire régional.».

Tugdual Ruellan.

Les ressources d’un centre de formation d’apprentis proviennent essentiellement de la taxe d’apprentissage (deux tiers du budget), impôt que versent les entreprises aux établissements de leur choix. Cette taxe d’apprentissage est désormais mise au pot commun du CFA EN. Les professionnels sont parties prenantes de la fabrication des diplômes avec l’éducation nationale.

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