Des nichoirs et des bat-box pour découvrir l’électronique

Tugdual Ruellan - - No comment - Envoyer à un ami - éducation

Copie_de_2005.03.Bloc_notes.51.01.jpgCollège Eugène Guillevic, Saint-Jean-Brévelay (Morbihan)
Comment sensibiliser les élèves aux sciences, plutôt de manière ludique ? Comment les inciter, en particulier les filles, à s’intéresser à l’électronique et à la technique ? Quelques idées avec André Le Coroller, professeur de technologie…

article paru dans Bloc Notes n°51,
le magazine du Rectorat de l’académie de Rennes, mars 2005
Rédactrice en chef : Nathalie Le Garjean
Texte et photo : Tugdual Ruellan

article téléchargeable en cliquant sur le lien :
2005.03.Bloc_notes.51.01.pdf

Dans l’atelier, l’on s’active avec frénésie. Tandis que certains élèves s’affairent à assembler leurs différentes pièces de bois, qui bientôt formeront un nichoir à oiseaux équipé d’un compteur électronique, d’autres constituent l’assemblage de la bat-box, boîte magique qui rend audible à l’oreille humaine, les cris des chauve-souris. Voilà plus de vingt ans qu’André Le Coroller mène ainsi des projets scientifiques, s’attachant à captiver son auditoire. En 2003, alors que l’établissement est inscrit au projet des Grandes écoles, il crée un club de sciences au collège et propose aux élèves de 5e, en dehors des cours, de réaliser des nichoirs. Six filles suivent avec assiduité le projet. Et lorsqu’en juin, il lance un nouvel appel, c’est une vingtaine d’élèves qui manifestent leur enthousiasme. « Avec la principale, Mme Szymkiewicz, confie l’enseignant,, nous décidons alors de créer à la rentrée 2004, une classe spéciale de 4e technologie avec ces deux réalisations, s’intéressant aux animaux : un nichoir électronique et une bat-box. » Trois séances sont également consacrées à des interventions, une visite de l’INSA, Institut national des sciences appliquées, et à la visite d’une entreprise. « Scientifiques, professionnels et étudiants des grandes écoles passent des messages efficaces et concrets aux élèves, estime André Le Coroller. Nous avons aussi contribué à faire se rencontrer des partenaires qui ne se connaissaient pas et qui ont depuis, élaboré des projets communs. »

Les jeunes, dont beaucoup de filles, se passionnent depuis la rentrée pour ce projet et n’hésitent pas à poursuivre leurs travaux sur leur temps libre. Un lien étroit est né avec l’association Bretagne vivante qui a proposé d’accompagner les jeunes sur les sites d’hibernation des chauve-souris et de les associer au comptage des animaux. « Nous suivons également les études qu’ils mènent sur le petit rhinolophe, dans le cadre d’un projet européen. Cet été, nous prévoyons de leur installer une caméra infra rouge, pilotable à distance, afin de montrer sur écran, lors de sorties publiques, les mouvements des animaux sans les déranger. » Déjà, André Le Coroller imagine de franchir une autre étape : « Pourquoi ne pas commercialiser nos productions, à bas prix, afin de les rendre accessibles au plus grand nombre, notamment au marché des écoles… Nous sommes déjà les plus grands fabricants de France de rampe de fusée à eau ! » Tugdual Ruellan.

Lycée Colbert, Lorient (Morbihan)
La Porsche des BTS sur le podium du championnat de France

Des enseignants ont entraîné des élèves en BTS maintenance après-vente automobile sur les circuits de course avec des véhicules montés et préparés au lycée. Ils étaient l’an passé avec leur Porsche, sur la plus haute marche du podium du championnat de France.

C’est Frédéric Ancel, alors jeune pilote amateur de la région lorientaise, qui, en 1995, prend contact avec l’établissement. « Il participait alors au challenge de course automobile de la Coupe AX, raconte Hervé Bonnier, chef de travaux, alors enseignant à l’époque. Il souhaitait organiser une équipe avec des étudiants de la région. On a sauté sur l’occasion ! » La passion ne tarde pas à gagner élèves et enseignants : « Au début, nous nous contentions de convoyer le véhicule sur le circuit puis d’assurer la logistique de course, se souvient Patrice Le Plomb, ancien élève, aujourd’hui enseignant en mécanique automobile. Puis, tous s’est enchaîné. » Pendant quatre ans, le lycée sera sur la ligne du départ du challenge de la Saxo Cup. A partir d’un kit, les voitures sont construites au sein des ateliers sur le temps de travaux pratiques..En 2001, Frédéric Ancel propose une inscription au challenge de super production avec une Honda Integra, puis l’année d’après, avec une seconde voiture construite par les BTS. L’équipe gagne la 3e place aux 24 heures du Mans, régionale de l’étape. En 2003, elle décide de faire courir une Porsche ! Le projet devient celui de tout le lycée qui n’hésite pas, à l’image des grandes écuries, à acquérir un camion semi-remorque avec atelier et ensemble cuisine-salon. Une dizaine d’étudiants sont ainsi sur place et suivent avec assiduité l’ensemble des courses du championnat. La victoire les attend au final. L’équipe monte d’un cran et se lance actuellement dans le championnat le plus relevé en France avec un véhicule de 400 CV et une haute technologie de course automobile, aux côtés des écuries et des pilotes de renom. « Ce projet dynamise la formation apportant, au-delà du rêve réalisé, une extrême rigueur dans le travail, des notions de responsabilité sans concession, des contacts innombrables avec le réseau des professionnels de haut niveau. Nous travaillons sur des situations réelles avec en permanence, la vie du pilote à préserver. » Tugdual Ruellan

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