Yves Lejeune photographie une Bretagne différente

Tugdual Ruellan - - No comment - Envoyer à un ami - arts

Copie_de_Yves_Le_Jeunes_-_photographe__1_.JPGCopie_de_Yves_Le_Jeunes_-_photographe__4_.JPGYves Le Jeune, Morlaisien de 54 ans, a fait de la photographie son métier à la suite d’un accident de travail.« Mon œil de photographe est plus attiré par des détails, des ambiances particulières, la force de la mer, les couleurs typiques. J’aime poser mon objectif un peu comme un peintre qui pose son chevalet, observer, attendre et photographier au moment où ma sensibilité est en phase avec l’image. »

Interview pour l’Agefiph Bretagne : Tugdual Ruellan
http://www.abers-galeries.com/

http://agefiphbretagne.blog.lemonde.fr/wp-admin/post.php?action=edit&post=251

Quinze ans dans le monde de la voile, quinze ans dans le monde du bâtiment. En 2004, alors qu’il a 50 ans, Yves Le Jeune est licencié et se retrouve demandeur d’emploi : « L’ANPE m’avait prévenu que je ne retrouverai pas facilement du travail en Bretagne ! » C’est une période de galère qui commence. Petits boulots et situation familiale qui se dégrade. Yves arrive en fin de droit, ne subsistant que grâce à l’allocation spécifique de solidarité : « Je vivais dans un logement social mis à ma disposition. Heureusement, j’ai trouvé un petit emploi dans la récolte des huitres. » Courageusement, Yves s’applique à assumer ce nouvel emploi qui lui procure un Smic mais, gestes répétitifs, cadences, charges lourdes toute la journée… Il se retrouve à l’hôpital avec un canal carpien hors d’usage : « c’est un problème fréquent chez les ostréiculteurs. La médecine du travail a fait une enquête révélant que vingt tonnes d’huîtres me passaient entre les mains tous les jours. L’opération a raté. J’ai chopé une infection à l’issue de l’opération et perdu la moitié de la sensibilité de ma main droite avec le nerf médian bloqué dans la cicatrice. » Avec un problème important de préhension et de sensibilité de la main, Yves retourne à nouveau au chômage avec une reconnaissance de travailleur handicapé.

Heureusement, des amis le soutiennent et lui conseillent de se lancer dans la photographie : « c’était une passion qui m’animait depuis une vingtaine d’années. » Dans le cadre d’une mesure d’accompagnement et d’un stage organisé par la MSA, Thésée et l’Afpa, il rencontre Ohé-Prométhée qui l’oriente vers la boutique de gestion de Brest : « J’ai construit un projet avec un business-plan. Ça tenait la route. J’ai présenté un dossier à l’Agefiph. Très rapidement, j’avais un accord favorable et grâce au soutien financier de l’Agefiph, j’ai investi dans du matériel. » Yves s’est lancé en début d’année 2008 et crée Bretagne Abers Galeries. Il propose reportages photo, infographie pour les entreprises, affiches, cartes de visite, photos artistiques : « je suis autonome dans la chaîne graphique, allant de la photo jusqu’à l’impression jusqu’au format A2 poster, 42 par 60 cm. J’ai aussi un atelier d’encadrement. Grâce aussi à l’Agefiph, j’ai créé mon site internet qui offre la possibilité d’acheter mes clichés avec un paiement sécurisé. Je propose une touche artistique au côté photographe afin de valoriser une activité, un site. Révéler ce que l’on ne voit plus forcément. »

ACTUALITE FEVRIER 2009
Yves Lejeune : « Dernièrement, un beau reportage photos de portraits de femmes dans le monde du travail à Hennebont, expo pendant une semaine dans le cadre de la semaine de la femme. A venir une expo avec d’autres photographes dans le hall de la mairie de La Trinité. »

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