D’un continent à l’autre

Tugdual Ruellan - - No comment - Envoyer à un ami - vie locale

2004.03.Bloc_notes.47.04.photo.jpgCollège Beg er Vil à Quiberon
Friedrich Vopel est Allemand et enseigne à Berlin, l’anglais et le français auprès de jeunes de 12 à 20 ans. Il a choisi cette année, avec Andreas Leiterholt, professeur d’allemand, et d’origine allemande, en poste au collège Beg er Vil de Quiberon, de faire un « échange poste pour poste ».
Photo : Friedrich Vopel, enseignant d’origine allemande, et Andreas Leiterholt n’ont pas hésité à changer leurs habitudes pour vivre une expérience personnelle et humaine enrichissante.

article paru dans Bloc Notes n°47
le magazine du Rectorat de l’académie de Rennes, mars 2004
Rédactrice en chef : Nathalie Le Garjean
Texte et photo : Tugdual Ruellan

article téléchargeable en cliquant sur le lien :
2004.03.Bloc_notes.47.04.pdf

Friedrich Vopel a le goût du voyage. Un professeur de langue, estime-t-il, doit multiplier les rencontres : « J’ai beaucoup vécu à l’étranger, surtout aux Etats-Unis, en Suisse. Je connaissais bien la France et avais envie de replonger dans l’atmosphère de ce pays voisin que j’apprécie. Grâce à une collaboration entre nos deux pays, j’ai saisi l’opportunité et, avec Andreas Leiterholt, nous avons échangé nos maisons et carnets d’adresses. » Le début d’année est difficile : « J’ai eu du mal à rencontrer les élèves de la presqu’île », confie l’enseignant aux convictions européennes bien ancrées. La comparaison entre les deux systèmes d’enseignement fait vite émerger un regard critique : « Le temps consacré en France à l’apprentissage des langues est à mon avis insuffisant ; d’autant que les élèves doivent apprendre deux langues étrangères. Apprendre une langue, c’est empiler des milliers de petites choses, s’entraîner, prononcer et il faut beaucoup de temps. Vos journées sont trop longues. Vous demandez plus aux enfants, en temps de travail, que l’on demande à certains adultes. Certains ont une heure et demi de transport avant de rentrer chez eux. Ils ont besoin de souffler et sont trop fatigués pour faire leur devoir. »

Tugdual Ruellan

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