On ne fume plus au lycée Dupuy de Lome à Lorient

Tugdual Ruellan - - No comment - Envoyer à un ami - éducation

2004.03.Bloc_notes.47.03.photo.jpgLycée Dupuy de Lome à Lorient
Depuis la rentrée dernière, la cigarette a disparu du lycée lorientais Dupuy de Lome. « On ne fume plus dans l’enceinte de l’établissement scolaire, atteste le proviseur, Alain Pichon, conformément à la loi Evain. La mesure a été votée l’an passé par le conseil d’administration qui avait été saisi par les fédérations de parents d’élèves. »

article paru dans Bloc Notes n°47
le magazine du Rectorat de l’académie de Rennes, mars 2004
Rédactrice en chef : Nathalie Le Garjean
Texte : Tugdual Ruellan
Dessin : Nono

article téléchargeable en cliquant sur le lien :
2004.03.Bloc_notes.47.03.pdf

L’information a été diffusée progressivement, d’abord en juin 2003, puis, à la rentrée, par le biais du règlement intérieur que chacun des 2100 élèves doit signer. D’emblée, on a opté pour une interdiction systématique plutôt que pour la mise en place de périmètres réservés. Aucune sanction n’a été appliquée : consciencieusement, chacun a respecté l’interdit, devant désormais pour fumer, sortir de l’établissement. « Il est vrai qu’au début, nous avons eu un peu de mal, confient Maud et Hélène, élèves de terminales, qui apprécient tout particulièrement de ne plus voir de mégots joncher les pelouses. Nous fumons moins depuis. Heureusement, l’interdiction a été la même pour tous, enseignants y compris. »

Parallèlement, l’établissement s’est engagé dans une démarche de prévention, en lien avec des professeurs fortement motivés, les infirmiers, Marie-Christine Hercouët et Jean-Louis Faure, le Dr Yutta Lerat, médecin de santé scolaire et le Dr Kerjean, spécialiste du tabagisme. Chaque jour, de 17 à 18h, les infirmiers sont à la disposition des élèves qui souhaitent échanger ou entamer une démarche de sevrage. Fin janvier, une conférence a été proposée aux professeurs principaux ainsi qu’aux délégués de chaque classe. Deux questionnaires ont été remis afin d’évaluer les effets de cette initiative et apprécier les effets de la politique mise en œuvre. Un seconde conférence devrait être proposée à tous les élèves qui le souhaitent. Depuis le mois de février, des groupes de parole rassemblent les élèves souhaitant s’arrêter de fumer afin de les accompagner dans leur démarche. « C’est un projet dont on ne mesurera réellement les effets qu’au bout de deux à trois ans, estime Alain Pichon, mais d’ores et déjà, beaucoup d’élèves nous ont fait part de leur intention d’arrêter de fumer. Il est vrai que nous bénéficions de la campagne nationale, fortement relayée par les médias, et de l’augmentation du coût du tabac. »

Tugdual Ruellan.

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