Les schémas régionaux ouvrent la formation professionnelle aux publics handicapés

Tugdual Ruellan - - No comment - Envoyer à un ami - handicap

1996.03.Agefiph_Infos.10.01.photo.jpgUne offre supplémentaire de deux mille huit cents places
Les besoins en formation des personnes handicapées sont très importants et estimés en France, à près de 60 000 places. Or, la formation annuelle n’offre aujourd’hui qu’un peu plus de 10 000 places. dont la majorité dans des établissements spécialisés. Ces places, à recrutement national obligent à une forte mobilité. Le besoin était évident : 73 % des personnes handicapées possèdent un niveau de formation initiale inférieur ou égal au certificat d’études primaires et 53 % recherchent des emplois de faible niveau de qualification.
Sur la photo : à gauche, Daniel Bredoux, directeur de Grafic-Bretagne et Jean-François Ménard, coordinateur du programme breton.

Article paru dans Agefiph Infos n° 10, mars 1996
Directeur de la publication : Jean-Louis Ségura
Rédactrice en chef : Nadia Guiny
Texte : Tugdual Ruellan

article téléchargeable en cliquant sur le lien :
1996.03.Agefiph_Infos.10.01-2.pdf

Prévoir les adaptations nécessaires
C’est ce constat qui a amené l’AGEFIPH à mettre en place des schémas régionaux pour la formation professionnelle des personnes handicapées. en partenariat avec l’État et les conseils régio naux. « Ce dispositif, explique Jacques Bruneau, délégué régional AGEFIPH Bretagne. consiste à ouvrir le réseau de formation professionnelle de droit commun aux publics handicapés. Il prévoit les adaptations nécessaires, tant sur le plan structurel que pédagogique, ainsi qu’un accompagnement sous forme de tutorat afin de préparer l’insertion professionnelle ultérieure. » Neuf régions ont accepté de relever le défi : l’Auvergne. la Bourgogne, la Bretagne, I’lle-de-France, le Nord-Pas-de-Calais, les Pays-de-la-Loire, la Picardie, la Réunion et Rhône-Alpes, élargissant l’offre de formation a près de 2800 places réparties dans 465 organismes de formation. En 1995, quelque 1400 nouveaux stagiaires ont été accueillis dans des centres de droit commun : une augmentation de plus de 75 % par rapport à 1994. Tous s’attachent aujourd’hui à intégrer leur programme dans les dispositifs d’insertion existants. « Nous essayons aussi, poursuit Jean-Francois Ménard, coordonnateur du programme breton, d’individualiser les parcours de formation, d’étudier la complémentarité entre les réseaux spécialisés et ceux de droit commun. Pas de précipitation ! La mise en route doit se faire avec tous les acteurs et opérateurs des programmes départementaux.

Trois cents personnes déjà concernées en Bretagne
Cent huit organismes de formation continue et centres d’apprentissage ont déjà donné leur accord en Bretagne et, en 1995, plus de trois cents personnes ont pu intégrer des formations professionnalisantes dans des domaines aussi variés que l’agro-alimentaire, la bureautique, le bâtiment au l’horticulture. Réel tremplin ou voie de garage ? « Le programme exceptionnel est un outil essentiel de formation de proximité au service des opérateurs chargés de l’insertion, estime Jean-Francois Ménard. Mais il n’est qu’un moyen. Il faut travailler sur une réelle validation du parcours de formation, en associant référents et chargés d’insertion. Le succés de l’opération dépendra désormais du suivi-qualité assuré par les partenaires de terrain. C’est un véritable pari… »

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