La machine à bois Optimake est montée de A à Z en atelier protégé à Bourguebus (Calvados)

Tugdual Ruellan - - No comment - Envoyer à un ami - handicap

1995.10.Agefiph_Infos.08.02.photo.jpgUne petite machine à bois « made in » Calvados !
Aujourd’hui distribuée dans les grandes surfaces de bricolage, Optimake permet de dégauchir, raboter, scier et moulurer… Cette petite machine à bois est montée de toutes pièces dans l’atelier protégé de Bourguebus, prés de Caen, par dix-huit travailleurs handicapés. La société Lurem, leader européen de la machine à bois combinée, est à l’origine de cette belle aventure. « Nous souhaitions étendre notre gamme aux utilisateurs de machines électro-portatives, expliquent Jean-Pierre Thevenot, directeur du site Lurem de Domfront, et André Decollonge, directeur de la production et des achats. Nous avons cherché un partenaire capable d’assurer le montage de la machine et d’entrer dans nos objectifs de prix de revient. Nous avons tout de suite pensé à l’Atelier-contact, qui nous donnait entière satisfaction. De plus, nous souhaitions créer des emplois de proximité tout en assurant un contrôle permanent sur la qualité de notre produit.»

Article paru dans Agefiph Infos n° 8, octobre 1995
Directeur de la publication : Jean-Louis Ségura
Texte : Tugdual Ruellan

article téléchargeable en cliquant sur le lien :
1995.10.Agefiph_Infos.08.02.pdf

La collaboration entre Lurem et l’Atelier-contact – qui regroupe trois ateliers protégés et un CAT – dure déjà depuis huit ans. °Nos activités concernent essentiellement le câblage électrique, le montage de faisceaux pour l’automobile et diverses prestations de services », précise Éric Le Touten, président du comité départemental. Les responsables de l’Atelier-Contact sont séduits par la proposition de Lurem : « C’était un véritable challenge pour nous plutôt habitués à la sous-traitance ! », confie Jean-Paul Blanvillain, directeur de l’Atelier-contact. Le processus démarre en janvier dernier. L’APAJH prend possession d’un local industriel, sur une commune voisine, qu’elle aménage en quelques semaines. De son côté, l’AGEFIPH soutient le projet et participe à hauteur des trois cinquièmes des dépenses. Enfin, l’ANPE se charge de la recherche de dix-huit candidats, dont seize travailleurs handicapés, alors en stage d’accès à l’emploi. Dès le mois de février, une première série de cent machines sort de l’atelier.

« Monter de toutes pièces une machine à bois combinée au sein d’un atelier protégé n’était pas chose simple », reconnaît Éric Le Touten. C’est en décomposant la chaîne de montage en tâches simples et facilement exécutables, (vingt-deux postes de travail différents) que le projet est peu à peu devenu réalité. Les postes de travail sont conçus en fonction des possibilités d’assimilation de chacune des consignes. Tout est fait pour réduire au maximum le port de charge : une fois montée, la machine pèse 100 kg ! Nous avons doté les postes de travail d’outils pneumatiques ou électriques de manutention. La réflexion se poursuit pour optimiser la production. Les postes vont étre passés en revue avec chaque opérateur afin de définir des aménagements pour lui faciliter la tâche. Deux formations, soutenues par l’AGEFIPH, sont proposées aux travailleurs handicapés : l’une, technique en collaboration avec des techniciens de Lurem l’autre, à plus long terme, sur la politique qualité, en vue de la certification ISO 9002. « C’est une activité motivante et formatrice pour le personnel. confie Jean-Paul Blanvillain. C’est la première fois que nous avons l’occasion de réaliser un produit de A à Z, ce qui est plutôt gratifiant ! » Tous les partenaires de cette réussite – Lurem, l’Atelier contact de l’APAJH, l’AGEFIPH, la DDTEFP et l’ANPE – se retrouveront le 27 octobre, pour l’inauguration officielle… 

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