120 jeunes en apprentissage : centres de formation pour tous en Pays-de-la-Loire

Tugdual Ruellan - - No comment - Envoyer à un ami - handicap

Cent vingt•cinq jeunes handicapés sont en apprentissage dans la région Pays-de-la¬Loire. Enquête sur une initiative originale qui, depuis deux ans, porte ses fruits. L’AGEFIPH et la région Pays-de-la-Loire ont signé, en septembre 1992, une convention sur trois ans, visant à favoriser l’accès des CFA aux jeunes handicapés. La formation apparaît. en effet, comme l’une des mesures les plus importantes mises en place par l’AGEFIPH, située à la base de toute insertion professionnelle. Mais 73% des demandeurs d’emploi handicapés actuellement inscrits à l’ANPE ont un niveau de formation initiale inférieur ou égal au certificat d’études primaires et 53% recherchent des emplois de faible niveau de qualification•. Malgré une forte demande de formation, le dispositif actuel reste insuffisant.

Article paru dans Agefiph Infos n° 5, janvier 1995
Directeur de la publication : Jean-Louis Ségura
Texte : Tugdual Ruellan

article téléchargeable en cliquant sur le lien :
1995.01.Agefiph_Infos.05.03.pdf

Face à ce constat, l’option prise dans les Pays-de-la-Loire consiste à favoriser l’accès aux CFA existants plutôt que de créer des centres de formation spécialisés. Dans chacun des cinq départements, un « CFA ressources » a été désigné, avec pour mission l’accueil des jeunes et le suivi du projet. Le CREAI offre un soutien technique en proposant permanence téléphonique, formation et réunions de travail. « C’est sur ces référents que repose tout le dispositif, expliquent les responsables. Ce sont des gens de terrain qui connaissent bien l’apprentissage et savent être les interfaces, au coeur du réseau, des différents partenaires. Ainsi, pas de dispersion d’énergie : le référent capitalise l’ensemble des expériences du département et demeure l’interlocuteur privilégié. » L’ensemble des spécialités s’ouvre aux apprentis, sans quota prédéfini. Au-delà des aménagements techniques, les équipes ont su inventer de nouvelles approches pédagogiques. adaptées aux jeunes déficients intellectuels et finalement profitables pour l’ensemble des apprentis. Bon nombre d’initiatives ont fleuri.

Ne pas faire des « apprentis à part »
Ici, on a mis en place un soutien individualisé à l’issue des cours: là, un instituteur retraité se rend régulièrement chez l’employeur pour accompagner l’apprenti. Les chefs d’entreprise découvrent des jeunes motivés, capables de s’intégrer dans une équipe, entrant facilement en relation avec la clientèle. La reconduction du programme est actuellement à l’étude, ainsi que la création d’un « pôle ressources régional ». D’ores et déjà, 125 jeunes handicapés ont signé leurs contrats d’apprentissage. « Il ne s’agit pas d’en faire des apprentis à part, confie l’un des référents. C’est vrai que l’incertitude de l’examen demeure, mais la partie professionnelle reste acquise. Il faut intégrer au maximum ces jeunes avec les autres apprentis au sein du CFA. Evitons surtout de reconstituer une section spécialisée. »

Source: rapport Rémond relatif à l’accès à la formation professionnelle des personnes handicapées.

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