Les idées se bousculent dans les Boutiques de gestion

Tugdual Ruellan - - No comment - Envoyer à un ami - handicap

Maroquinerie, crêperie ambulante, conseil en entreprise, élevage de volailles, restaurant… Ce ne sont pas les idées qui manquent chez les créateurs d’entreprise handicapés qui ont sollicité, cette année, les boutiques de gestion des Pays-de-la-Loire, pour voir aboutir leurs projets. En septembre 1993, l’AGEFIPH a signé une convention avec deux boutiques de gestion, celle d’Angers couvrant le Maine-et-Loire, et celle de l’Ouest (Nantes, La Roche-sur-Yon et Saint-Nazaire), couvrant la Loire-Atlantique et la Vendée.

Article paru dans Agefiph Infos n° 5, janvier 1995
Directeur de la publication : Jean-Louis Ségura
Texte : Tugdual Ruellan

article téléchargeable en cliquant sur le lien :
1995.01.Agefiph_Infos.05.04.pdf

Concilier les approches économique et humaine
« Il s’agissait, expliquent les responsables, d’accueillir, sans incidence financière, les créateurs d’entreprise handicapés porteurs d’un projet et de les accompagner dans leurs démarches. Une fois la création effective, la boutique de gestion peut assurer, durant deux ans, un suivi de gestion. On sait très bien, statistiquement, qu’une entreprise accompagnée a beaucoup plus de chances de perdurer. » Le succès de l’initiative ne s’est pas fait attendre : ce sont 141 créateurs qui ont pu être accueillis depuis l’ouverture alors qu’on en prévoyait tout au plus 80. Pour répondre à des demandes de plus en plus nombreuses, la boutique de gestion de l’Ouest a ouvert à l’automne une nouvelle antenne à Saint-Nazaire.

« Le travail d’accompagnement est long. Plusieurs mois parfois… Mais il vaut mieux prendre le temps, chercher les meilleures conditions bancaires, un local adapté… S’assurer finalement que le projet est viable et qu’il ne va pas se solder par un échec. » La boutique de gestion d’Angers avait une bonne connaissance des publics en difficulté : « D’emblée, nous avons accueilli favorablement tout projet de création, même s’il ne dégageait, dans un premier temps, qu’un faible revenu. Nous avons conjugué l’ancienne approche, qui consiste à dire que l’entreprise doit faire des bénéfices, et l’approche à valeur humaine ajoutée, qui prend en compte l’importance d’un projet pour une personne en situation d’exclusion… C’est le premier pas pour un redémarrage. » L’initiative contribue à créer de nouveaux emplois. Tous les partenaires ont exprimé leur accord pour la reconduire jusqu’en octobre 1995. Avec un objectif pour le moins ambitieux : 160 accueils de nouveaux créateurs d’entreprise. 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *