Un système d’éclairage pour le fauteuil roulant de leur copain myopathe

Tugdual Ruellan - - No comment - Envoyer à un ami - handicap

NVI_n_28__2__photo.jpgA Redon, des lycéens solidaires
Au lycée technique Marcel-Callo de Redon, la solidarité n’est pas un vain mot. Des élèves de BEP ont réalisé l’an passé un système d’éclairage pour le fauteuil roulant de leur copain Stéphane, jeune myopathe de 19 ans. Dix-huit jeunes handicapés bénéficient aujourd’hui de cet équipement et peuvent ainsi circuler à la tombée du soir…

Article paru dans Nous, Vous, Ille n° 28, mai 1995
Rédactrice en chef : Florence Séguret
Texte et photo : Tugdual Ruellan

article téléchargeable en cliquant sur le lien :
NVI_n_28__2_.pdf

En mars 1993, la famille de Stéphane sollicite une inscription au sein du lycée redonnais. Dès le mois de septembre, cinq élèves de terminale vont accompagner le jeune étudiant : « Une fois nos appréhensions du handicap vaincues, on s’est véritablement rencontrés, confie l’un d’entre eux. Stéphane est devenu un copain et le handicap, on ne le voit plus… » Mais Stéphane doit quitter le lycée tard le soir et rejoindre, dans la nuit, La Clarté, institut d’éducation motrice où il loge : « Mon fauteuil n’était pas éclairé et comme je dois souvent quitter les trottoirs, le trajet était plutôt dangereux ! » Avec les responsables de La Clarté et un enseignant, les élèves imaginent alors un dispositif d’éclairage. « Le projet avait une dimension pédagogique, explique Claude Lepennetier, enseignant. Il fait partie intégrante du programme, les élèves n’ont pas hésité à travailler dessus, même durant les vacances ». Après plusieurs essais, le système est mis au point. Avec le centre de La Clarté, on parle alors d’équiper dix-sept autres fauteuils routants, tout en respectant la spécificité de chaque handicap. « On s’y est tous mis pour récolter l’argent nécessaire. On a finalement trouvé auprès des entreprises de la région, les parents et amis, les 20 000 F qu’il fallait et le projet est devenu réalité ». Les recherches se poursuivent pour adapter des capteurs solaires sur les fauteuils et augmenter la durée de vie des batteries. Le défi est loin d’être gagné, mais les chercheurs n’ont pas encore dit leur dernier mot.

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