Une école de lutte bretonne à Monterfil

Tugdual Ruellan - - No comment - Envoyer à un ami - sport

NVI_n_65__5__photo.jpgPersonne ne pouvait imaginer qu’une école de lutte bretonne (skol gouren en breton) se développerait à Monterfil. Créée en 1995, l’association, autonome depuis cette année, compte aujourd’hui 27 licenciés, âgés de 6 à 36 ans. « Nous avons démarré à la suite de la fête gallèse, se souvient la présidente Cécile Piederrière. Il y avait alors des démonstrations de lutte bretonne et plusieurs enfants, dont mon fils Kristen, ont été séduits par ce sport. » Des initiations se mettent alors en place dans les écoles de la commune, avec le soutien de l’association sportive des Korrigans puis, l’activité se structure, encadrée par une équipe de parents militants.

Article paru dans Nous, Vous, Ille n° 65, juillet 2004
Rédactrice en chef : Florence Séguret
Texte : Tugdual Ruellan
Photo : Charles Crié

article téléchargeable en cliquant sur le lien :
NVI_n_65__5_.pdf

L’association adhère à la fédération de gouren, dont le siège est à Landerneau, elle-même rattachée à la fédération française de lutte. La Bretagne compte quelque 1200 licenciés, mais seulement deux écoles se trouvent en Ille-et-Vilaine, à Rennes et à Monterfil. « Nous nous regroupons avec les Côtes-d’Armor et le Morbihan pour organiser notre championnat départemental. Chaque année, nous participons à des challenges par équipes pour les poussins, les benjamins – minimes, adultes et au championnat de Haute-Bretagne, qui était organisé cette année sur la commune. »

Le sport, surtout pratiqué dans le Finistère, est resté populaire et se pratique fréquemment lors des fêtes. Il se veut formateur et complet, mettant en action tous les muscles du corps et permettant de développer force et souplesse. Avant chaque combat, les lutteurs prêtent serment : « Je jure de lutter en toute loyauté, sans traîtrise et sans brutalité, pour mon honneur et celui de mon pays ; en témoignage de ma sincérité et pour suivre la coutume de mes ancêtres, je tends à mon émule ma main et ma joue. » Le gouren se pratique debout, sur un palenn en hiver, sorte de tapis rembourré, sur de la sciure aux beaux jours. Le but de toutes les attaques ou contre-attaques est de mettre son adversaire lamm, c’est-à-dire, de le faire tomber sur le dos, en prenant soin de l’accompagner : « En guidant l’adversaire au sol pendant sa chute, explique Cécile Piederrière, par l’action des bras, des jambes, ou par le corps à corps, l’on soigne le résultat tout en assurant la sécurité du lutteur projeté. Oui, c’est un sport de combat mais c’est avant tout un esprit de non-violence et de convivialité qui règne entre les lutteurs et les encadrants. » Tugdual Ruellan

Contact : 02 99 61 03 60 (les cours de l’école de Monterfil reprendront à la rentrée scolaire, le vendredi soir, de 18h30 à 19h30 pour les jeunes débutants et de 19h30 à 21h pour les autres – adhésion: 55 euros).

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