Le nouveau visage de La Chapelle-Chaussée

Tugdual Ruellan - - No comment - Envoyer à un ami - habitat

NVI_n_62__1__photo.jpgLe bourg de La Chapelle-Chaussée en Ille-et-Vilaine a changé de visage. Les plantations, encore jeunes et frêles, lui donnent comme une allure de parc. Les deux entrées récemment aménagées, incitent à la prudence et au ralentissement des véhicules.

Article paru dans Nous, Vous, Ille n° 62, octobre 2003
Rédactrice en chef : Florence Séguret
Texte : Tugdual Ruellan
Photos : Thomas Crabot

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La petite commune, située à quelque vingt kilomètres de Rennes, ne cesse de se développer, pour la plus grande fierté de son maire, Loïc Morin : « La Chapelle-Chaussée comptait 624 habitants en 1999, confie l’édile. Nous espérons prochainement l’arrivée de quelque 210 familles : avec les deux lotissements qui sont actuellement en cours de construction, la commune comptera alors 1150 habitants ». Il devenait urgent de préserver la qualité du site et de veiller à la sécurité des habitants en tenant compte de deux éléments: l’agglomération est traversée par la route départementale qui relie Rennes et Dinan. L’évolution de ce site est fortement dépendante du château, classé aux Monuments historiques, situé juste à l’entrée de bourg.
En 1998, l’étude d’un contrat d’objectifs, réalisée avec l’aide du Conseil général, cadre les différents projets de la commune : extension de l’école et des activités liées à l’enfance, au sport et à la culture ; traitement des espaces publics devant la mairie et les commerces : traversée de la route départementale et relations piétonnières entre les différents secteurs du bourg.

DES COURBES, DE LA VERDURE ET DU GRANIT
En 2002, les premiers travaux sont réalisés. Pour l’entrée est, côté Renne, on ressort les anciens cadastres afin de retrouver les tracés des routes primitives. « Les abords du château et de ses jardins s’étalaient alors vers le bourg, raconte Frédéric Geffroy, paysagiste au cabinet Desormeaux à Rennes, chargé de l’aménagement. Avec l’apparition de l’automobile et le profil rectiligne de la route, la vitesse devenait excessive ». Le tracé retenu est plus sinueux. L’aménagement paysager a été privilégié. Le granit est omniprésent, en cohérence avec le site classé.
Pour l’entrée ouest, côté Bécherel, il était impératif de réduire la vitesse des véhicules. « Nous avons opté pour des aménagements avec îlots centraux, franchissables, qui permettent de réduire la largeur de la route sans toutefois gêner le passage d’engins agricoles ou de camions. Sur les bords de chaussée, nous avons planté des arbustes afin de réduire l’espace et inciter à lever le pied… Nous avons associé la population à notre réflexion, « explique Loïc Morin. La municipalité s’est attelée aujourd’hui à un autre dossier : le plan local d’urbanisme avec des perspectives d’aménagement pour les dix prochaines années.
Tugdual Ruellan

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