Mod Récup à Messac : un chantier d’insertion réservé aux femmes

Tugdual Ruellan - - No comment - Envoyer à un ami - insertion

NVI_n_58__4__photo.jpgLorsque récupération rime avec insertion. À Messac, un exemple d’économie solidaire… des femmes avec le chantier d’insertion Mod Récup.

Article paru dans Nous, Vous, Ille n° 58, octobre 2002
Rédactrice en chef : Florence Séguret
Texte : Tugdual Ruellan
Photo : Charles Crié

article téléchargeable en cliquant sur le lien :
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Denise et Véronique ont rejoint il y a quelques mois Mod Récup, le chantier d’insertion installé à Messac, destiné aux femmes en recherche d’emploi : « Cela faisait des années que l’on ne travaillait plus. On s’était arrêtée pour élever nos enfants. C’est plutôt difficile de retrouver une activité quand on a perdu l’habitude de se lever le matin, que l’on n’a pas de formation et que l’on a connu pas mal de galères… »
Mod Récup est né en novembre 2001 avec le soutien de Mode d’emploi, une association intermédiaire de Bain-de-Bretagne, qui propose diverses prestations de services. Le chantier agit comme sous-traitant et propose aux femmes une activité de démantèlement et de valorisation de produits électroniques en fin de vie. « On ne conserve que les coques », précise l’encadrante, Brigitte Mulkai. Toutes les pièces annexes sont démontées et écartées. Les cartes électroniques sont récupérées ainsi que les métaux précieux. Les matières sont ensuite broyées mécaniquement, conditionnées en sac de toile d’une tonne avant d’être vendues pour être réutisées dans la fabrique de pièces. Neuf femmes, toutes domiciliées dans la région de Messac-Guipry, Bain-de-Bretagne, Pipriac ou Redon ont ainsi progressivement, remis le pied à l’étrier. « L’objectif, ajoute Brigitte Mulkai, est de retrouver un rythme de travail, vivre ensemble, respecter les horaires, s’organiser avec les enfants et gérer les problèmes quotidiens. » Le mercredi est consacré à différentes démarches, trouver une formation, un emploi. Car le temps est compté : la durée d’accueil n’est que de douze mois.

Martine, 37 ans, est arrivée le 13 mai : « J’habite juste en face du chantier, confie la jeune femme, tout heureuse de retrouver une activité. Ca faisait sept ans que je ne travaillais pas ; on devient vite pantouflard, on se laisse aller! J’ai un niveau CAP en coiffure et j’ai travaillé un peu comme coiffeuse à Messac, il y a quelques années. Travailler ici, ça remet dans le rythme. J’ai envie de me former, peut-être dans l’informatique… Ca m’a redonné goût à la vie. »
Tugdual Ruellan.

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