Un festival de théâtre celtique et contemporain à Bécherel avec An Arar hag ar stered

Tugdual Ruellan - - No comment - Envoyer à un ami - arts

NVI_n_53__5__photo.jpgL’association La Charrue et les étoiles propose du 21 au 26 août son premier festival (photo : Thierry Poirier se lance dans l’aventure des festivals). Au bout de la rue de la Libération, pas très loin de la mairie, il faut suivre une allée ombragée. A quelque deux cents mètres en contrebas, bordant une cour, s’ouvre le petit théâtre de Bécherel. Il a tout pour plaire : des planches qui craquent, une atmosphère tranqille, des fauteuils de velours rouge. C’est en se baladant dans les rues de la cité du livre que Thierry Poirier, professionnel du spectacle, habitué des librairies, a imaginé un festival qui ferait la part belle au thé^^atre celtique et contemporain : « Tous les artistes qui ont découvert ce petit théâtre ont été vraiment ébahis ! » confie-t-il.

Article paru dans Nous, Vous, Ille n° 53, juillet 2001
Rédactrice en chef : Florence Séguret
Texte : Tugdual Ruellan
Photo : Franck Hamon

article téléchargeable en cliquant sur le lien :
NVI_n_53__5_.pdf

Thierry Poirier a créé une association, en lien avec le comité de concertation de Becherel, la Charrue et les étoiles (An Arar hag a Stered), en hommage à l’auteur irlandais Sean O’Casey. L’association, qui réunit autour de son président Marc Gontard, professeur à Rennes II, artistes, enseignants et commerçants, a choisi de développer la création, la production et la promotion de spectacles et de manifestations artistiques. La rencontre avec Jean Molgn, metteur en scène du spectacle de Victor Hugo au festival interceltique de Lorient, en 1984, fait naître rapidement l’idée d’un festival : « Il avait organisé en 1963 un festival de ce type à Locronan. Il a été tout de suite intéressé et a proposé de retravailler une présentation du Barzaz Breiz. » Grâce à une bourse d’études de l’Institut culturel de Bretagne Skol Uhel ar Vro, Thierry Poirier constitue un répertoire qui met en évidence la grande richesse du patrimoine théâtral des pays celtiques. Il inventorie pas moins de 3 000 pièces de 600 auteurs dramatiques. « Ce patrimoine reste méconnu. On ignore tout des auteurs gallois ou écossais, explique l’organisateur. D’où l’idée de ce festival, qui respecte les langues d’origine tout en permettant à un public très large d’y avoir accès par un choix de spectacles très visuels, expliqués ou sous-titrés. »
Tugdual Ruellan.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *