Un viaduc au-dessus de la Vilaine pour désenclaver Redon

Tugdual Ruellan - - No comment - Envoyer à un ami - développement local

NVI_n_53__4__photo.jpgLes travaux routiers du contournement de Redon vont bon train. D’un bord à l’autre, les ouvrages sont désormais achevés et les chaussées vont bientôt voir le jour. Reste à construire le viaduc qui, depuis Saint-Nicolas-de-Redon en Loire-Atlantique, enjambera la vallée de la Vilaine.

Article paru dans Nous, Vous, Ille n° 53, juillet 2001
Rédactrice en chef : Florence Séguret
Texte : Tugdual Ruellan
Aquarelle : cabinet d’architecture Bruno Gaudin

article téléchargeable en cliquant sur le lien :
NVI_n_53__4_.pdf

Voilà plusieurs années que le projet mûrit. Il est en train de devenir réalité, pour la plus grande joie des riverains, pour qui l’augmentation incessante du trafic routier devenait difficile à supporter. « C’est en 1988 que la volonté de réaliser un projet s’est affirmée, rappelle Bernard Le Dauphin, responsable du pôle routes, infrastructures et environnement au Conseil général. Des études ont alors été menées. Après un premier projet de route, à travers le marais, est née l’idée de construire un viaduc, ancré à mi-coteau sur la butte de la Belle-Anguille, enjambant la vallée de la Vilaine et laissant l’eau circuler librement. » Techniquement, le projet ne pose pas de difficulté majeure. Il a juste fallu procéder à quelques injections de béton dans la falaise, constituée de roches friables, afin de constituer des points d’ancrage. « Le Conseil général de Loire-Atlantique est maître-d’ouvrage du viaduc mais la réalisation globale est issue d’un réel travail d’équipe, poursuit Bernard Le Dauphin. D’une région à l’autre, nous parlons le même langage technique ! Le viaduc est un symbole très fort de liaison entre les territoires. » L’architecte Bruno Gaudin, a opté pour un système de travées s’écartant jusqu’à révéler une arche monumentale au-dessus de la Vilaine : « Il fallait installer un rythme irrégulier pour révéler la topographie singulière du lieu. Conjointement à ce rythme, la hauteur du tablier est variable, ce qui inscrit l’ouvrage dans une mise en perspective vers le point culminant », explique-t-il.

Les terrassements sont en voie d’achèvement. Il restera alors à réaliser la signalétique, les plantations et les aménagements. Quant au viaduc, les travaux de construction ont commencé. Après le coulage des semelles puis l’élévation des piles, viendra la construction du tablier de 670 m de long, perché entre 6 et 22 m de haut. Le montotal des travaux est de 155 millions de francs (55 % sont pris en charge par le Conseil général de Loire-Atlantique et 45 % par le celui d’llle-et-Vilaine, avec une participation des deux conseils régionaux). Il faudra ensuite compter dix-huit mois de travaux : on peut donc espérer rouler sur ce nouveau pont fin 2002 ou début 2003, selon les aléas climatiques.
Tugdual Ruellan.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *