Interview de Jean-Claude Poupa, ingénieur à l’Inra : Iffendic valorise sa forêt et son bocage

Tugdual Ruellan - - No comment - Envoyer à un ami - développement durable

NVI_n_50__6__photo.jpgLa commune d’Iffendic est riche de quelque 98o hectares de forêt, dont 600 publics, comme une commune du jura! l’issue de l’aménagement foncier, elle réfléchit à la valorisation et la protection de son environnement. Rencontre avec Jean-Claude Poupa, ingénieur à l’Inra, nommé en 1997 par le préfet « personne qualifiée pour la protection de la nature sur la commune ».

Article paru dans Nous, Vous, Ille n° 50, octobre 2000
Rédactrice en chef : Florence Séguret
Texte : Tugdual Ruellan
Photo : Marc Loyon

article téléchargeable en cliquant sur le lien :
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Nous, Vous, Ille : Quel est votre rôle dans cette réflexion de protection de l’environnement ?
Jean-Claude Poupa : Nous constituons une équipe de recherche et avons pensé, avec la Direction départementale de l’agriculture et de la forêt, qu’Iffendic pouvait ètre un excellent terrain d’observation pour des initiatives nouvelles. Les différents acteurs se sont réunis autour d’une même table pour envisager le développement de diverses actions. Nous sommes intervenus pour proposer des aménagements conciliant environnement et d’autres activités.

NVI : Quelles initiatives ont été retenues par les différents partenaires ?
Jean-Claude Poupa : II a été prévu de créer six zones humides afin de valoriser d’une part, la fonction d’épuration et d’autre part, la possibilité de découverte du milieu naturel. L’accent a été mis sur la découverte d’un ancien moulin en limite de Saint-Gonlay, au lieu-dit les Rivières, et d’un site à côté du Chatel près du bourg d’Iffendic. Nous développons par ailleurs un projet original de frayère à poissons au Haut-d’avril. Les chasseurs ont proposé de planter 2000 arbres dans les zones de bocage. La plantation commencera au début de cet hiver avec des haies linéaires et des bosquets. Déjà, en 1996, plus de 30 km de haies ont été plantés. Le programme prévoit pour 2000-2001 la plantation de 30 autres km de haies et la valorisation de près de 7 hectares de bosquets.

NVI : Comment allez-vous valoriser la forêt ?
Jean-Claude Poupa : Depuis quatre ans. des agriculteurs s’intéressent à la production de plaquettes énergie bois dans le cadre d’un plan national suivi par l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie : il s’agit, à partir de bois, broyé et réduit en copeaux, d’alimenter des chaufferies individuelles et collectives. Une première installation, financée par le Conseil général, fonctionne au domaine départemental de Careil. Une réflexion est menée actuellement pour le chauffage du domaine de Trémelin. Par ailleurs, une expérimentation se déroule chez un exploitant avec une variété spécifique de saules. Les apiculteurs ont en projet de produire ces plaquettes à partir du bocage et de trouver un débouché local. Le projet a été présenté à la communauté de communes. Il existe aujourd’hui, chez les agriculteurs, une offre de production non-marchande et une forte volonté de conserver le bocage, de valoriser les zones humides difficilement cultivables. Nous sommes vraiment entrés dans une logique constructive.

Propos recueillis par Tugdual Ruellan.

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