Le châtaignier, arbre d’intérêt national : relance de la production dans le pays de Redon

Tugdual Ruellan - - No comment - Envoyer à un ami - patrimoine

NVI_n_38__1__photo.jpgSociété d’horticulture, confrérie, comité interprofessionnel, Groupement culturel breton… Les associations défendant le marron, fruit du châtaignier, ne manquent pas dans le pays de Redon. Voilà bon nombre d’années qu’elles se battent avec passion pour défendre ce fruit devenu symbole d’un pays.

Article paru dans Nous, Vous, Ille n° 38, octobre 1997
Rédactrice en chef : Florence Séguret
Texte : Tugdual Ruellan
Photo : Philippe de Poulpiquet

article téléchargeable en cliquant sur le lien :
NVI_n_38__1_.pdf

Quelque 20 000 tonnes de châtaignes sont consommées chaque année en France dont 10 000 tonnes importées de Turquie, d’Espagne, d’Italie ou du Portugal. « Cela, alors que I’on ne cultive sur le territoire national que 15% de la châtaigneraie, s’indigne Hervé Ménager, président du Comité du marron. Notre capacité de production est difficilement quantifiable, mais on pourrait l’évaluer à 600 tonnes : tout n’est pas ramassé et beaucoup de châtaignes sont cueillies par des particuliers. »

L’Ardèche réalise à elle seule la moitié de la production française avec 5 000 tonnes. Le pays de Redon ne commercialise qu’une centaine de tonnes par an, dont 5 pour la seule fête de la Teillouse. Aux dernières assises nationales de la châtaigneraie, en mars dernier, le ministre de l’Agriculture d’alors, Philippe Vasseur, s’est engagé à inscrire le châtaignier comme arbre d’intérêt national : « Nous avons eu l’assurance d’aides financières pour la relance de la production et la rénovation des châtaigneraies, confie Jacques Faugier, spécialiste de la question ». Elles vont quasiment doubler puisqu’elles vont passer de 18 700 F à 29 300 F l’hectare pour planter (suivant la nature des investissements) et de 12 000 F à 18 000 F l’hectare pour rénover les châtaigneraies existantes. Une volonté s’est manifestée lors de ces assises pour que les aides soient prioritairement accordées aux régions où la châtaigne est une tradition. Ce serait un revenu supplémentaire pour fixer les agriculteurs qui restent. Des pays comme le pays de Redon ont une chance d’être reconnus. Mais ils doivent argumenter et se faire entendre…
Tugdual Ruellan.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *