Pour des villages accueillants et agréables à vivre en pays de Redon !

Tugdual Ruellan - - No comment - Envoyer à un ami - développement local

NVI_n_37__2__photo.jpgDes villages accueillants et agréables à vivre ! Oui, nous sommes pour… à 100 %. Que nous habitions un village ou que nous fréquentions la campagne en fin de semaine, nous recherchons en priorité les petits bourgs qui ont su conserver charme et douceur de vivre. Pendant toute la décennie 1970-1980, on a construit un peu n’importe où, le plus souvent à l’extérieur des villages. Depuis, les communes ont pris conscience de la nécessité de réinvestir le coeur même des bourgs. Pour le plus grand bonheur de celles et ceux qui y vivent. Ainsi, aujourd’hui, il est plus facile de s’y loger, de bénéficier de services de proximité et d’y trouver de nombreuses animations. Et, cerise sur le gâteau, la plupart de ces petits bourgs ruraux ont su réinvestir jardinières et balcons, façades et bordures de trottoir pour offrir avec générosité des fleurs, des arbustes et des arbres fruitiers. Sans oublier la réelle attention portée par les élus au patrimoine architectural. Rénové, entretenu et mis en valeur, celui-ci permet aujourd’hui d’accueillir de nouveaux habitants. Un juste retour des choses pour un milieu rural qui en avait bien besoin.

  • 80 cités et villages fleuris dans le pays de Redon
  • A Saint-Ganton, une épicerie pas comme les autres

PHOTO : Jean-Luc Guillaume, président de la société d’horticulture du pays de Redon, est à l’origine de l’opération Cités et villes fleuries.

Article paru dans Nous, Vous, Ille n° 37, juillet 1997
Rédactrice en chef : Florence Séguret
Texte : Tugdual Ruellan
Photo : Philippe de Poulpiquet

article téléchargeable en cliquant sur le lien :
NVI_n_37__1_.pdf

80 cités et villages fleuris dans le pays de Redon
Et si l’on redonnait à la nature ses droits ? Voilà des années que Jean-Luc Guillaume, président de la Société d’horticulture du pays de Redon, se bat pour valoriser le patrimoine végétal du terroir et redonner aux bourgs un visage fleuri. Il ne se doutait pas, en lançant, l’an passé, l’opération « Cités et villages fleuris », que plus de 80 communes du pays seraient séduites par l’idée, acceptant de s’asseoir à la même table pour construire une démarche commune. « Il nous faut trouver une ambiance végétale qui sied au pays, ramener la nature dans nos villages, réintroduire des essences locales et une gestion naturelle de nos espaces verts. Trop souvent, seul l’été voit le fleurissement… Laissons le plus possible à la flore sauvage sa générosité… On a trop élagué, débroussaillé, aseptisé ! Redevenons respectueux de notre environnement. » Un peu partout, des groupes de travail sont constitués. Ils ont élaboré, pour cet été, quatre circuits à découvrir : la Vilaine maritime, la vallée de l’Oust, les Trois Rivières et la Vilaine, en amont de Redon. On pourra également admirer une exposition de photos itinérante. « C’est un départ qui va au-delà de nos espoirs. Nous allons poursuivre la réflexion et la formation, afin de déboucher sur une charte de qualité et la création d’un label avec, dans chaque commune, un comité local d’aménagement et d’embeIlissement des paysages. »

A Saint-Ganton, une épicerie pas comme les autres
Le petit commerce déserte peu à peu le milieu rural, concurrence oblige. Saint-Ganton (prés de Redon) a décidé de se battre pour le maintenir coûte que coûte. Il y a cinq ans, une supérette faisait son apparition, au beau milieu du bourg de Saint-Ganton, non loin du village de la Roche, sorti tout droit de la carrière de schiste. Martine Bellamy en a aujourd’hui la responsabilité : ‘Le bâtiment est propriété de la commune, je ne suis que locataire, explique la commerçante. Je cherche sans cesse à développer de nouveaux services pour satisfaire ma clientèle. » L’épicerie est devenue une vraie caverne d’Ali Baba ! On trouve quasiment de tout : produits de première nécessité, mais aussi de l’essence, des timbres-poste, des cigarettes, du pain… On peut y envoyer une télécopie, consulter le Minitel, déposer ses photos pour les faire développer, faire son tiercé ou simplement venir parler de la pluie et du beau temps. On peut aussi, depuis peu, y faire des retraits d’argent. Le boucher de Pipriac prend les commandes et propose son dépôt de viande ; une dame de la commune vend ses galettes les mardis et samedis. Et la maison de retraite vient chercher les ordonnances pour acheter les médicaments et les livrer à la supérette. Une foule de petits services qui évitent bien des désagréments et favorisent la rencontre. La municipalité s’attelle désormais au sauvetage de son dernier bar, dans une petite maison de pierre blottie dans la verdure. Un couple de Châteaubriant est d’ores et déjà intéressé pour le reprendre en fin d’année.
Tugdual Ruellan.

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