Après les inondations : balade au fil de l’eau à Redon et alentours

Tugdual Ruellan - - No comment - Envoyer à un ami - tourisme

NVI_n_33__1__photo.jpgBlessé cruellement par les eaux du mois de janvier 1995, le pays de Redon revêt, cet été, ses plus beaux atours pour accueillir le visiteur. Il faut prendre le temps de s’y arrêter et d’aller à sa rencontre pour découvrir un pays discret, verdoyant et plein de trésors cachés. Derrière les clôtures de palis, ces grande dalles de schiste arrachées au sous-sol, parlent des hommes et des femmes qui ont su s’approprier avec harmonie, ce que leur offrait la nature. Au bord des berges des sept rivières qui transitent par là, l’envie nous prend soudain de nous laisser bercer au fil de l’eau, surpris de voir le temps qui passe… A proximité du centre-ville, on peut se promener et pique-niquer dans les vingt-deux hectares du bois de Bahurel. Non loin de là, un détour s’impose par la vallée du Tuet, havre de verdure, traversé d’une cette rivière qui se perd sous les rues de la ville. Au jardin public de Bel-Air, près de la gare, on découvre une remarquable collection d’arbres et de végétaux.

Article paru dans Nous, Vous, Ille n° 33, juillet 1996
Rédactrice en chef : Florence Séguret
Texte : Tugdual Ruellan
Photo : Hugues Panon

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Halte conviviale à la Morinais
Une halte s’impose à la ferme de la Morinais à Bains-sur-Oust. Une famille y pratique avec savoir-faire l’accueil convivial à la ferme. Le fils a pris la suite de l’entreprise familiale. Au programme : balades en calèche, visite de l’élevage de poules et de cochons, avant de déjeuner à la ferme avec les produits du terroir. Renseignements au 99.72.12.17

Saint-Ganton : un village sorti de la carrière
Tel un village de montagne, Saint-Canton s’étale à flanc de colline. Chaque pierre de chaque maison est sortie de la carrière, que l’on aperçoit au fond du village. Le père de Pierre, aujourd’hui âgé de 74 ans, y a travaillé jusqu’en 1946 : « C’était de la bonne pierre de schiste pour la construction, se souvient-il. Elle était recherchée et demandée de loin. » Pierre aussi y a travaillé, quelques années après. « Avec une barre, il fallait trouver le fil et faire levier. Alors le bloc se détachait, on le débitait à la masse et au coin. Toutes les maisons du village et de la région sont faites avec cette pierre. On venait de Guipry, de Pipriac., chercher la pierre avec des charrettes à boeufs, des chevaux… Pour faire notre cellier, on a transporté le schiste avec des boeufs. « On a tous vu ça… » Depuis, la végétation a envahi la carrière… Pierre est parti habiter à Nantes. Mai, pour les allées du jardin, c’est la pierre de Saint-Canton qu’il a choisie… « Je voulais emmener un petit bout du pays ».

Lohéac, capitale de l’automobile
Michel Hommel, un passionné de véhicules anciens, a fait de Lohéac la capitale bretonne de l’automobile. L’ancienne ferme rénovée abrite aujourd’hui une remarquable collection. L’histoire de l’automobile y est retracée par les miniatures de Francis Costanzo, artiste et maquettiste. L’ancienne usine Bridel s’et transformée en atelier de montage pour la Berlinette échappement, juste aux côtés d’un circuit asphalté de 1,7 km, fort apprécié des pilotes de la région de Lohéac. Le musée est ouvert tous les jours de 10h 12h et de 14h à 19h, sauf le lundi.

Musée de la batellerie à Redon
Au musée de la Batellerie, l’histoire de ceux qui ont sillonné les rivières et anaux est collectée avec patience et respect. Son responsable, Charlie Bayou, se hâte d’y rassembler et de sauvegarder les ultimes témoignages de mariniers, les derniers moteurs de péniches et autres embarcations trouvées pourrissant le long d’une berge. Ouvert en 1990, le musée présente une exposition sur la création des canaux, l’histoire de la batellerie de l’Ouest et ses origines modernes du commerce sur la Vilaine. A découvrir, à la porte du musée, l’auto-moteur « Pacifique » entièrement restauré.

L’âme des seigneurs du bronze à Saint-Just
Le site mégalithique de Saint-Just est sûrement l’un des plus importants de Bretagne. Depuis l’an dernier, on peut y découvrir le Châyeu-Bû, seul dolmen enfoui sous un tumulus connu à ce jour en Europe. Depuis 1990, avec l’aide du Conseil Général, Jacques Briard, archéologue et directeur de recherches au CNRS, fouille avec patience une terre qui n’a dans doute pas encore révélé tous ses secrets. « Le même espace funéraire a été occupé à différentes époques, quelles que soient les civilisations, explique le scientifique. L’âme des seigneurs du bronze plane sur le site de Saint-Just » Le tumulus a été restauré avec discrétion et efficacité. Une grande partie du monument est protégée d’une couverture en feuilles de plomb qui empêche la dégradation des pierres. Un projet d’aménagement global du site est actuellement à l’étude. Quelque 25 000 visiteurs s’y pressent chaque année. Exposition sur le site mégalithique et départ de visites guidées au point d’accueil, dans le bourg de Saint-Just.
Tugdual Ruellan.

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