La saison touristique en pays de Loire au lendemain du naufrage de l’Erika

Tugdual Ruellan - - No comment - Envoyer à un ami - tourisme

2001.03.22.Lexpress__7__photo.jpgDès le lendemain du naufrage de l’Erika, les Pays de la Loire se sont relevés pour panser les plaies. Comment s’annonce la nouvelle saison touristique ? Rencontre avec Hervé Lemoine, directeur du Comité régional du tourisme…

Tugdual RUELLAN : Quelles conséquences le naufrage de l’Erika a-t-il eues sur le tourisme ?
Hervé LEMOINE : Le bilan que nous avions dressé fin août s’est malheureusement révélé exact avec une baisse d’activité globale régionale de moins 15 % de fréquentation touristique, ce qui signifie que dans certains sites, villages de vacances ou certaines communes, on note une baisse de 30 %, voire 40 %. Nous avons aussi constaté que l’intérieur des terres avait souffert, ce qui met un lien évident avec les fréquentations du littoral. Les territoires sont étroitement liés en terme d’activité touristique. Toute l’offre haut de gamme avec prestations de qualité s’en est visiblement mieux sortie. La clientèle de résidence nous est restée fidèle.
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article paru dans le SUPPLEMENT Pays de la Loire L’EXPRESS – 22 mars 2001
Dossier conçu par Partenaire Ouest à Nantes
Rédaction : Tugdual Ruellan / Photo : Laurent Massillon

À la veille d’une nouvelle saison, comment repartir ?
H. L.: Il y a eu très vite une prise de conscience des élus et des acteurs du tourisme. Des moyens importants nous ont été attribués. Le Conseil régional nous a alloué une dotation exceptionnelle de dix millions de francs pour 2001, que nous avons investie en actions de promotion sur des marchés étrangers. C’est la première fois que nous disposons de moyens pour communiquer massivement.

Vous revenez des Pays-Bas, vous repartez à Bruxelles… Il vous faut, plus que jamais, partir à la reconquête de vos clients…
H. L. : Nous devons assurer la promotion touristique de la région sur l’ensemble des marchés mondiaux. Nous allons chercher nos marchés, essentiellement européens, lors de salons, de manifestations et de campagnes de communication que nous développons chaque année. En amont, à nous d’assurer également la conception du tourisme régional et la mise en forme de l’offre touristique. Nous créons et développons des filières : des professionnels qui travaillent ensemble, des produits touristiques que l’on met sur le marché. Il y a le tourisme fluvial, le nautisme, le tourisme industriel… Les campagnes ont commencé dès le 23 décembre, notamment en Allemagne. On occupe les suppléments Tourisme et les gros supports de presse. Notre maison des Pays de la Loire a ouvert cette année à Paris.

Sur quel projet travaillez-vous actuellement ?
H. L. : Nous cherchons à associer gastronomie, produits du terroir et vinicoles. L’idée est de trouver une image gastronomique de terroir à notre région. On a la chance d’avoir sur notre vignoble, qui démarre du fief vendéen et se termine à Saumur, toute une palette complète de vins : du rouge, du blanc, du rosé, du pétillant, du moelleux, du brut. On poursuit jusqu’en Mayenne avec le pommeau et le cidre.

Quelle offre attend le touriste cet été ?
H. L. : En lien avec le comité de Bretagne, l’accent est mis sur des vacances actives, familiales, auxquelles on associe la curiosité. La grande majorité des plages est propre ou le sera très prochainement. Ce qui est spectaculaire, ce sont les grands chantiers du nord de Loire-Atlantique où il a fallu changer des enrochements, refaire des digues. Les Européens sont surpris de découvrir des territoires naturels qu’ils ne soupçonnaient pas comme le Marais poitevin, le parc de Brière, les marais salants…
Propos recueillis par Tugdual Ruellan.

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