Le Comité régional du tourisme de Bretagne en guerre contre les bulletins météo imprécis

Tugdual Ruellan - - No comment - Envoyer à un ami - tourisme

2009.05.10.Balade_Meinga__5_.JPGLe « coup de feu » est passé pour les hôteliers, restaurateurs et autres professionnels du tourisme. Le bilan de cette nouvelle saison semble des plus positifs. On attend les chiffres pour le confirmer. Impressions générales avec François Vertadier, directeur du Comité régional du tourisme de Bretagne.

article paru dans le SUPPLEMENT Bretagne L’EXPRESS – 4 octobre 2001
Dossier conçu par Partenaire Ouest à Nantes
Rédaction : Tugdual Ruellan

La saison touristique avait-t-elle bien commencé ?
François Vertadier :  » Nous avons eu un début d’année et un printemps plutôt bons. Nous enregistrons, à cette période, un nombre important de week-ends et de déplacements fréquents des Français qui fractionnent de plus en plus leurs séjours. On est très surpris de voir venir, de janvier à avril, des clientèles très lointaines comme les Américains ou les Japonais qui affectionnent particulièrement la Côte d’Emeraude. Certains mois de début d’année, les Américains représentent 10 % des étrangers dans l’hôtellerie.

Et concernant l’été ?
F. V. : « Le démarrage avant juillet a été très tardif. La période du 14 juillet n’a pas été fameuse. A cette période, nous n’avions pas récupéré la perte de nuitées occasionnée par l’Erika par rapport aux autres années. Le résultat semble plutôt moyen. Les étrangers sont arrivés massivement à partir de mi-juillet : beaucoup d’Anglais, d’Espagnols, d’Allemands, de Belges. A noter la forte augmentation de Néerlandais et d’Italiens. Curieusement, les Français étaient moins nombreux durant cette période. On a l’impression que les Français vont partir plus souvent, mais pas forcément plus longtemps. Les Bretons de l’extérieur qui rentrent dans leur famille auront peut-être tendance à venir plusieurs fois durant l’année et séjourner moins longtemps durant l’été. »

Quel bilan tirez-vous de cette saison touristique ?
F. V. : s Nous sommes actuellement dans la dernière partie de la saison. C’est en général, une bonne période. Nous n’aurons pas, c’est certain, récupéré en fin d’année les chiffres de 1999, qui a été une très bonne année. Ce n’est pas une surprise car, avec le coup dur que nous avons subi, il faudra plusieurs années pour y remédier.

Tous les professionnels tirent-ils leur épingle du jeu ?
F. V.: « En fait, les résultats sont très inégaux selon les secteurs de Bretagne. Certains professionnels. qui ont modernisé leurs équipements, se sont adaptés, ont fait des efforts commerciaux, proposé des animations, misé sur la qualité, investi dans des loisirs. s’en sortent mieux que d’autres. La concurrence est de plus en plus vive. Le touriste se déplace très facilement d’un lieu à l’autre et n’hésite pas à choisir l’offre la plus adaptée.

Vous avez décidé de partir en guerre contre les bulletins météo imprécis qui ne distinguent pas toujours les particularités bretonnes.
F. V.: « Avec le président, Yvon Bonnot, nous condamnons effectivement une certaine tendance à globaliser systématiquement pour la Bretagne les bulletins météo. Ce n’est pas parce qu’il y a un nuage sur une commune qu’il ne fait pas beau dans une autre commune, parfois très proche. La Bretagne est balayée très rapidement par les vents et de ce fait, le temps change très vite. Quand on entend en plein milieu de la saison touristique un bulletin météo faisant référence à un temps nuageux alors qu’il fait grand soleil, ça fâche » 

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