Bleu-Blanc-Coeur donne la parole aux producteurs : « Cultivateurs de différences »

Tugdual Ruellan - - No comment - Envoyer à un ami - Filière lin

2009.06.BBC.Paroles_de_producteurs__1__reduit.jpgLa nutrition est devenue un enjeu de santé majeur. Dès 2001, la France s’est dotée d’un Programme National Nutrition Santé devenant ainsi le premier pays européen à disposer d’une stratégie globale de prévention Santé. Le premier PNNS a établi, pour cinq ans, des recommandations nutritionnelles associant santé et plaisir. Dans le cadre du second volet du PNNS (2006-2010), le Ministre de la Santé a appelé les acteurs économiques à se mobiliser pour une meilleure nutrition. Il encourage les opérateurs économiques, en particulier les entreprises du secteur alimentaire et les organisations professionnelles collectives, à signer des chartes d’engagements volontaires de progrès nutritionnel sur la base d’objectifs précis, chiffrés, datés et contrôlables. Ces chartes valident la dynamique de progrès nutritionnel d’une entreprise et son rôle en matière de politique nutritionnelle de santé publique.
Bleu-Blanc-Cœur a signé une charte de progrès nutritionnel avec l’Etat. La démarche est désormais reconnue comme une démarche de « mieux produire » mais aussi de « prévention passive » (« C’est l’animal qui fait le régime pour l’homme ! »). Explications avec son président, Jean-Pierre Pasquet…

Co-présidents de Bleu-Blanc-Coeur : Pierre Weill et Jean-Pierre Pasquet
Directrice : Nathalie Kerhoas
Plaquette Paroles de producteurs disponible sur demande au 02 99 97 60 54
à télécharger en cliquant sur l’image
Reportage, textes et photos : Tugdual Ruellan
Création graphique : Studio Sauvage – 02 43 01 42 67

Bleu-Blanc-Cœur reconnue par le Programme national Nutrition Santé
Jean-Pierre Pasquet, président : « Une agriculture au service de l’homme et au cœur de la nature »

De quelle manière la démarche de Bleu-Blanc-Cœur est-elle reconnue au sein du nouveau Programme national Nutrition Santé ?
Pour la première fois, notre démarche est reconnue par le Ministère de la Santé. A noter également la validation de notre logo par les autorités règlementaires, les allégations spécifiques qui nous ont été octroyées ainsi que la saisine effectuée par le Ministère de l’Agriculture pour faire de Bleu-Blanc-Cœur un signe de qualité officiel. Alors que les autres organisations qui s’engagent avec l’Etat promettent de faire mieux ou moins mal (moins de sucres, de sel, de graisses trans ou saturées dans leurs produits), il nous est proposé de faire aussi bien et beaucoup plus…

Concrètement ?
Le ministère nous sollicite pour amplifier le nombre de produits et de producteurs à travailler selon les cahiers des charges Bleu-Blanc-Coeur. Ainsi, nous devons assurer d’ici à quatre ans, sous logo Bleu-Blanc-Cœur, 15% de la production bovine nationale, 12% de la production porcine, 6,5% de la production laitière, multiplier par deux le nombre de produits portant notre logo. C’est un véritable challenge que nous devons tous relever au sein de nos filières. Ensemble, il nous faut transmettre notre expérience pour rendre accessible à tous le fruit de notre travail.

Qu’est-ce qui fait la réussite de Bleu-Blanc-Cœur ?
L’important est d’avoir su faire le lien entre trois mondes, souvent cloisonnés : celui des producteurs, des scientifiques et des consommateurs. Nous avons pu ainsi travailler à une production de qualité, en faire la démonstration scientifique et proposer une gamme de produits adaptée aux besoins de l’être humain. C’est aussi ce partenariat que reconnaît l’Etat au travers du PNNS.

Que vous inspire cette reconnaissance nationale ?
C’est très réconfortant ! On reconnaît officiellement notre travail, nos efforts et nos avancées. Nous avons le sentiment de participer à un grand mouvement devenu aujourd’hui incontournable, d’en avoir été les précurseurs. C’est la reconnaissance d’un mode de production qui agit sur la qualité du produit fini, qui s’attache à proposer un équilibre nutritionnel au consommateur tout en veillant à la santé animale et à la préservation de nos écosystèmes.

Quelles valeurs fondent votre démarche ?
Notre motivation est de nourrir les femmes et les hommes. Nous voulons une agriculture au service de l’homme et au cœur de la nature, une agriculture dédiée à la fois à la santé de la terre, des animaux et à celle des hommes et des femmes qu’elle nourrit. Avec comme fondement, la double obligation de moyens et de résultats, avec comme preuve les études cliniques qui valident ce lien entre terroir, mode de production, saveur et santé. Nous voulons produire une alimentation de qualité, équilibrée, accessible au plus grand nombre.

En termes d’avenir…
Dans l’agriculture, on travaille sur le long terme. Au niveau européen, une réflexion agite le secteur professionnel sur la redistribution des aides de la politique agricole commune. Les Etats-membres vont disposer d’une certaine souplesse pour gérer le budget européen. Il est notamment question d’allouer quelque 10% à des spécificités de production du type de celle promue par Bleu-Blanc-Cœur. Nous espérons que le ministère de l’agriculture va reconnaître notre mode de production et en adaptant une politique qui vise très concrètement à encourager les producteurs qui s’y engagent.
Propos recueillis par Tugdual Ruellan.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *