L’orchestre symphonique de la région Centre-Tours à la rencontre des habitants

Tugdual Ruellan - - No comment - Envoyer à un ami - musique

2002.12.05.Centre.Lexpress__4__orchestre-photo.jpgInterview de Jean-Yves Ossonce, chef d’orchestre…
En décembre 2001, l’Orchestre symphonique de Tours a été choisi par le Conseil régional du Centre pour assurer une mission de diffusion, d’animation et de formation aux pratiques orchestrales. Il devient Orchestre symphonique région Centre-Tours. Rencontre avec Jean-Yves Ossonce, son chef d’orchestre et directeur.
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article paru dans le SUPPLEMENT Centre L’EXPRESS – 5 décembre 2002
Dossier conçu par Partenaire Ouest à Nantes
Rédaction : Tugdual Ruellan / Photo : Sophie Pécresse

De quand date cette initiative ?
JEAN-YVES OSSONCE : L’orchestre a été créé en 1960 par Florian Hollard, professeur de basson, et quelques professeurs du Conservatoire, des élèves et semi-amateurs. Il donnait alors six concerts par an. Dès 1985, nous avons commencé à professionnaliser la formation. J’ai été nommé à la tête de l’orchestre symphonique de Tours en 1995, puis à la tête de l’Opéra en 1999. Les deux structures sont devenues Grand Théâtre lyrique et symphonique. Le travail mené a été finalement reconnu par la Région. « 

Que va-t-il se passer ?
J.Y. O. :  » La diffusion régionale a commencé cette année. Nous avons proposé beaucoup de concerts dans les villes moyennes, non seulement avec l’orchestre symphonique mais aussi avec des formations plus réduites, comme une formation Mozart. Nous allons monter des opérations destinées au jeune public, aux collégiens et lycéens ; nous travaillons actuellement autour du Requiem de Mozart avec les chorales des lycées. Un concours nous permet, à partir d’ceuvres de compositeurs contemporains données en création, de monter un projet autour des fables de La Fontaine. Avec Aux Arts Lycéens et le Conseil régional, nous travaillons sur un projet autour de l’histoire du sol¬dat de Stravinsky sans oublier une participation aux festivals de la région comme les Musicales de Saint-Côme ou le festival de Sully-sur-Loire. « 

Travaillerez-vous autour d’oeuvres de compositeurs régionaux ?
J.Y. O. :  » Je ne suis pas partisan d’une ouverture systématique du terroir simplement parce que le compositeur est né dans la région ! Il nous faut d’abord bien asseoir les fondations de notre orchestre. La musique que l’on dit classique est une musique qui me paraît la plus vivante du monde car elle sort directement des instruments, reste totalement solidaire de ces instruments et des gens qui la jouent. « 

Propos recueillis par Tugdual Ruellan.

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