Carnet L’Express : spécial formation continue en Pays de la Loire

Tugdual Ruellan - - No comment - Envoyer à un ami - formation

2004.11.01.PdL.Lexpress__1__photo.jpgFormation continue : un instrument de développement de l’économie et de régulation sociale
La Formation continue répond aux besoins de formation des individus œuvrant dans les organisations et les entreprises. Tenant compte de leur expérience professionnelle, elle favorise la mise à jour et l’enrichissement de leurs connaissances et le développement de leurs compétences. Le Code du travail précise qu’elle doit « permettre l’adaptation des travailleurs au changement des techniques et des conditions de travail, favoriser leur promotion sociale par l’accès aux différents niveaux de la culture et de la qualification professionnelle et leur contribution au développement culturel, économique et social.
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SUPPLEMENT PARU DANS L’EXPRESS – 1 novembre 2004 (Pays de la Loire)
Dossier conçu par Partenaire Ouest à Nantes
Rédaction, reportages : Tugdual Ruellan

Les activités constitutives de la formation professionnelle continue sont destinées aux adultes et aux jeunes déjà engagés dans la vie active ou qui s’y engagent » (art. L. 900-1). « L’accès à la formation dépend donc avant toute chose de la position de l’individu par rapport au travail, précise-t-on au Conservatoire national des arts et métiers. A-t-il une activité professionnelle ou au contraire recherche-t-il un emploi ? S’il a une activité, quel en est le régime juridique ? S’il n’en a pas, quelle est sa situation au regard de l’indemnisation du chômage et quelles sont ses possibilités de formation rémunérée ? C’est en fonction de la situation d’origine des différents publics que les voies d’accès à la formation ont été élaborées. »
La formation continue est aussi au service de l’entreprise lui offrant de plus en plus, une gamme complète de services sur mesure : identification des compétences clés de l’organisation, évaluation spécifique des besoins de chacun des participants, élaboration d’activités de formation adaptées aux objectifs, animation d’ateliers et séminaires divers, transférabilité des nouvelles compétences acquises dans un souci d’opérationnalité. Le Code du travail précise que la formation professionnelle permanente est une « obligation nationale : l’État, les collectivités locales, les établissements d’enseignement publics, les établissements d’enseignement publics et privés, les associations, les organisations professionnelles, syndicales et familiales, ainsi que les entreprises concourent à l’assurer » (art. L. 900-1). » La formation professionnelle continue apparaît comme un marché dans lequel se distinguent des demandeurs de formation (entreprises, État, régions) et des offreurs de prestations (organismes de formation, de bilan de compétences). Elle est également un instrument de développement de l’économie et de régulation sociale utilisé en particulier par l’État, la région, les partenaires sociaux, les entreprises et l’Union européenne.

Formation continue sur mesure au rythme de l’entreprise
L’entreprise a besoin de partenaires qui avancent à son rythme. Le secteur de la formation n’échappe pas à cette quête permanente d’efficacité et d’opérationnalité. Audencia Nantes Ecole de management a mis au point, en matière de formation continue, un dispositif sur mesure, qu’elle adapte en permanence. Perdre le moins de temps possible, concentrer la formation, s’adapter aux exigences des chefs d’entreprise… La barre est haute et Laurence Crespel, directrice du centre de formation continue d’Audencia ne doit jamais perdre de vue ses objectifs : « L’entreprise nous demande désormais du concentré de formation, quitte à faire des journées très longues. C’en est fini des séminaires de quatre ou cinq jours ; ils durent plutôt deux ou trois jours. Nous sommes obligés de concentrer et donc de proposer aux participants, un travail avant et après : lecture de documents, de bibliographies, de copies d’articles ou études de cas à travailler au préalable. Nous plaçons les gens en démarche de formation, en position de creuser le sujet. » Intense et efficace. Le centre de formation continue a mis au point un dispositif inter-entreprises constitué de séminaires de formation destinés aux cadres intermédiaires et cadres dirigeants. Le programme couvre l’essentiel des domaines du management et de la gestion comme les ressources humaines, le management d’équipe, le marketing, le contrôle de gestion, la finance, la stratégie, le développement international. « Nous accueillons des cadres d’entreprises de secteurs différents, de PME de la région qui n’ont pas suffisamment de cadres pour proposer une formation interne sur-mesure, poursuit Laurence Crespel. Nous accueillons également, à l’intérieur de ces modules, des cadres de directions régionales de grands groupes ou de filiales régionales. »

Concentré de savoir au petit-déjeuner
La formule est très prisée : avant de se rendre au bureau, vous prendrez bien une tasse de réflexion ou un petit bol de formation ! De 7h30 à 9h30, Audencia propose ses « matins-phare». A partir d’une thématique spécifique, un enseignant chercheur de l’école vient exposer son sujet de recherche, sa publication ou sa réflexion, en même temps qu’interviennent des personnalités et témoins du monde de l’entreprise. « Il s’agit de présenter en deux heures un concentré de savoir ; le prochain porte sur « l’éthique du dirigeant vis à vis de ses collaborateurs ». De nombreux responsables d’entreprises de la région participent à ces rencontres. » Autre formule avec les « Chemins de l’expertise » : une demi-journée par mois, un expert de l’école expose son point de vue sur un sujet comme par exemple, la démarche compétences, et le confronte avec d’autres experts du domaine et directeurs de ressources humaines concernés dans l’entreprise.

Dans le cadre d’une démarche de formation continue, à long terme, mais toujours sur-mesure, l’école a mis au point des parcours transversaux « de management général » pour cadres dits « à potentiel » ; ils peuvent être diplômants ou plus simplement, certifiants. « Nous nous adressons alors à de petits groupes de quatre cadres, sélectionnés par les entreprises, que nous retrouvons trois jours par mois sur des thèmes qui sont travaillés en amont avec l’entreprise. En tandem avec les directions opérationnelles, nous apportons les connaissances qu’attend l’entreprise et faisons en sorte que les acquis soient directement opérationnels. » L’école propose enfin des pôles spécifiques d’intervention qu’elle construit en réponse aux attentes de l’entreprise : ressources humaines, management d’équipe, pilotage de la performance, marketing opérationnel. Le secret de la réussite ? Rester en contact direct et permanent avec l’entreprise, adapter son offre aux nouvelles demandes et évolutions du secteur socio-économique… « et savoir rendre le contenu de formation directement opérationnel ! »

Un nouveau diplôme à Sciences Com’
Le pôle de formation continue de Sciences Com’ de Nantes vient de créer un nouveau diplôme pour la vingtième édition de son programme de formation intitulé « le métier de responsable de la communication ». Cette formation constitue le socle d’un dispositif complet au service des personnes en charge de la communication : du bilan de compétences à la formation, en passant par l’accompagnement sur le terrain. Piloter la communication d’une entreprise ou d’un projet est un exercice complexe qui nécessite la maîtrise de compétences pointues. « Le développement des compétences est primordial. Comment y parvenir alors que le temps des personnes en charge de la communication est de plus en plus limité : pression du quotidien, 35 heures… interroge Olivier Pohardy, responsable du programme ; nous sommes partis de cette situation pour construire un dispositif en phase avec des difficultés. » Ainsi, la nouvelle formule de la formation « Le métier de responsable de la communication » repose sur un dispositif souple et flexible grâce auquel chacun se forme à son rythme : cinq modules de quatre jours, formule compacte sur cinq mois ou à la carte sur deux ans maximum. Bâtir un plan de communication, piloter la communication de marque, la stratégie de relations publiques, gérer la communication interne, piloter la fonction communication sont les grands thèmes abordés au cours de ce programme. Le titre délivré est homologué niveau II (bac + 4) par le Ministère de l’emploi et de la solidarité. Destinée plus particulièrement aux professionnels, expérimentés ou non, cette formation réunit des profils variés et originaires de toutes les régions. L’attractivité nationale de la formation a conduit Sciences Com’ à mettre en place un module à Paris. « De manière plus générale, poursuit Olivier Pohardy, c’est toute l’offre de formation qui évolue pour coller au plus près des préoccupations des professionnels de la communication. » Aux stages et formations s’ajoutent des bilans de compétences, des accompagnements sur le terrain, des formations sur mesure et des parcours personnalisés.

Se former chez soi avec le CNAM
Le Conservatoire national des arts et métiers ne cesse de rénover son dispositif de formation en alternance. Le principe est simple : la formation fait alterner une partie théorique et des phases d’activité pratique en entreprise. Dans tous les cas, le salarié en formation signe un contrat de travail avec l’entreprise. Les deux principaux contrats d’alternance sont le contrat de qualification et le contrat d’apprentissage. Les formations ouvertes et à distance (FOD) peuvent s’organiser à distance pour plus de 90 % du temps global de formation. Pour se former, l’auditeur accède dans ce cas, via une plate-forme de formation à distance, nommée Plei@d, à des cours en ligne et à des séquences d’apprentissage. Des outils de communication à distance lui permettent d’échanger à distance avec son enseignant et avec les autres auditeurs, par la messagerie électronique ou des espaces de discussion (forum et chat). Le plus souvent, l’auditeur gère son parcours en autonomie, principalement par le choix des temps et rythmes d’investissement. Dans certains cas, les séquences comprennent des travaux collaboratifs (avec productions et échanges de documents), modérés par l’enseignant. Le suivi des regroupements peut être facultatif.

Dispositif mixte
Les formations ouvertes et à distance peuvent aussi s’articuler autour de plusieurs modes : elles sont également basées sur une formation en ligne (via Plei@d), mais comprennent une part importante de regroupements, obligatoires, variant de 20 à 30 % du temps global de formation. Elles comportent des travaux en auto-formation assistée, généralement réalisés individuellement et à distance, et de travaux de groupe, principalement organisés en présence des stagiaires. De plus, elles s’appuient sur des modalités complémentaires, technique comme la visioconférence ou pédagogique, comme l’alternance avec prise en compte des situations de travail. « Cette formule offre sans doute moins de souplesse que la précédente en terme de gestion de son parcours en autonomie mais elle offre en revanche, des situations de formation plus variées et davantage articulées. »

Traditionnel et contemporain s’harmonisent dans l’habitat
Les couleurs naturelles emplissent l’habitat. En matière de décoration, la préférence se fait bois, pierre, arbre ou végétal. Si les ocres et les tons chauds pénètrent notre intimité, la couleur se fait aussi tranchante comme par nostalgie avec les années 1970. Tendances actuelles… C’est le goût du naturel et de l’authentique qui prime. Retour aux matériaux naturels : le bois, la pierre, la terre cuite. Harmonie des couleurs ensoleillées, chaude Andalousie, ambiance arabe des califats. Notre habitat se fait feutré. Les jeux de lumière se jouent des contrastes et transparences. « En matière de peinture, observe Annie Velly, conseillère en décoration à Nantes, les tendances portent sur les aspects chauds rendus par les peintures brossées, les techniques de chaud ferré où la peinture est retravaillée avec une lame afin de lui donner des effets dits « stucco ». Les planchers sont traditionnels en chêne, érable, hêtre, voire en bambou. » La fonction de la cuisine a changé. Elle est devenue salle à manger et non plus simple laboratoire de préparation du repas. « Il faut que l’on y soit bien, atteste Stéphane Leroy responsable de Leroy Déco à Nantes, qu’elle soit vivante. On attache donc de l’importance à sa décoration avec par exemple, un papier peint très épuré. » Côté revêtements muraux, on affectionne les papiers tissés avec des matières vivantes, des produits imitant la paille japonaise. Les carreaux de terre cuite s’adaptent à tous les styles, anciens comme contemporains. La tendance est justement d’oser et de faire éclater les frontières. Ainsi, l’Empire côtoie le Louis XVI sans crainte de froisser le design norvégien le plus épuré. Les couleurs vives ont refait leur apparition ; on retrouve des verts anis, des rouges éclatants, des bleus turquoise. Mélange de genres. L’époque est à la créativité la plus surprenante et inattendue.

Des éléments de salle de bains tout bois
M. Ploquin, artisan à Marans, a créé une gamme d’éléments de salle de bains des plus originales, tout en bois massif. Dans le chêne, l’acajou, le doucier, le teck naissent des baignoires, vasques, bacs à douche et autres lave-main, dessinées par Olivier Flahaut, architecte d’intérieur de la région nantaise. Les éléments peuvent être conçus sur mesure afin de s’incorporer à votre intérieur, avec des finitions différentes mat, satiné ou brillant. Se plonger dans cette baignoire, c’est d’abord la douceur du bois au contact de la peau ; c’est la chaleur de l’eau maintenue plus longtemps ; c’est l’harmonie du matériau dans une ambiance feutrée incitant au bien-être. Matière noble par excellence, le bois agit comme régulateur thermique et hydrométrique naturel, été comme hiver, ne faisant pas obstacle au champ électromagnétique qui travers la planète. Faites de votre salle de bains un endroit unique…

Des revêtements muraux naturellement synthétiques
Artépy innovation propose, avec Bolon mural twin acoustique, un nouveau type de revêtement, tissé chaîne et trame en vinyl et fibre de verre. Il présente toutes les caractéristiques du tissage traditionnel tant d’un point de vue esthétique, que confort, solidité et isolation tout en supprimant les inconvénients d’un tissage naturel comme l’effilochage, la retenue de poussière ou d’acariens. Thermosoudé, le revêtement est d’un entretien facile pouvant se laver sans risque d’altération ni des couleurs, ni de sa structure. Il présente par ailleurs d’excellentes qualités phoniques, contrecollé sur un molleton acoustique en viscose.

Saveurs et odeurs asiatiques
Le grill japonais, Teppan yaki d’Atag, est un appareil spécialement conçu pour de savoureuses cuissons, saines et diététiques. Cuire, mijoter, flamber… Il y a longtemps que la cuisine asiatique utilise les performances de ce mode pour la cuisson de petits morceaux ou préparations, sans que ceux-ci n’attachent, tout en conservant jus, saveurs et oligo-éléments. On peut, sur ce grill fait d’inox massif, cuisiner directement tout aliment préparé habituellement dans une poêle à frire sans qu’il soit nécessaire d’y adjoindre une quelconque matière grasse en cours de cuisson. Il suffit pour cela de badigeonner le grill au démarrage avec un filet d’huile de pépins de fruits résistant à de très fortes températures. La zone avant et la zone arrière de cuisson se règlent indépendamment entre 50 et 250°C. On peut choisir de saisir très rapidement les aliments ou au contraire, de les laisser mijoter. A 90°, les aliments sont maintenus au chaud ; à 150°, ils cuisent en douceur ; à 250°, ils sont saisis immédiatement et caramélisés par la transformation en sucre des amidons contenus dans les viandes et poissons. Une cloche permet, après humidification, de cuire les légumes à l’étouffée et de conserver ainsi tout leur croquant. Pas de fumée intempestive ni de dégagement de monoxyde de carbone : les résidus sont écartés par une gorge froide sur le pourtour du grill. En fin de cuisson, le grille se nettoie par simple déglaçage avec glaçons, jus de citron ou eau pétillante.

Ambiance et paysages d’Italie
Pour embellir murs et plafonds, Décoration Rivedil propose Terre d’Italia, nouveau produit décoratif microporeux, écologique à base d’oxyde naturel et de résine en solution aqueuse. Le produit s’applique facilement sur différents supports. On obtient un décor, facilement lavable, qui n’est pas sans rappeler les ambiances et beauté naturelle de paysages d’Italie. La gamme de la collection Incanto se compose de 90 tonalités de couleurs. De quoi illuminer son intérieur…

Des enduits décoratifs de style
Rivedil propose une gamme d’enduits décoratifs de style baroque, alliant la patine à l’ancienne au stucco vénitien en passant par le marmorino ou le travertin. Basée dans le Sud de l’Italie depuis plus de quarante ans, l’entreprise a acquis et conforté ses lettres de noblesse à l’échelle internationale dans l’excellence de ses produits et savoir-faire. Trempée dans des bacs pour une durée allant d’un à trois ans, la matière, lentement, se prépare. Grasse, blanche et fine, elle s’étale sur les murs, se laissant travailler pour former des veinés et marbrés d’une extrême finesse, des effets d’ombre, de lumière et de profondeur saisissants. Avec la fédération compagnonnique des métiers du bâtiment d’Ile-de-France, le fabricant propose des stages ouverts aux peintres décorateurs, artisans, artistes, formateurs, mais aussi aux particuliers souhaitant s’initier à ces techniques ancestrales.

Glacière des temps modernes
La glacière, réfrigérateur d’antan, refait son apparition mais équipée de toute la technologie du 21e siècle ! Chaque armoire, pièce unique numérotée, a été réalisée dans la tradition du compagnonnage par des artisans, initiés aux règles de l’art, maniant avec dextérité chêne massif, laiton ou inox glacé.

Ambiance zen avec parquet de bambou
Le parquet bambou Deraadeco associé les qualités du bois, confort, raffinement, isolation phonique et résistance exceptionnelle, tout en contribuant à la préservation de la forêt. La vogue de la touche bambou dans l’habitat et le grand retour du bois pour els parquets est le signe d’une recherche du matériau noble et de l’authenticité chez les utilisateurs. Par sa chaleur et sa robustesse, le parquet bambou se révèle un substitut idéal des revêtements synthétiques. Le matériau végétal présente une dureté deux fois plus élevée que celle du chêne et la plupart des autres essences utilisées pour la réalisation des planchers. Cette résistance, conférée par ses fibres ligneuses très serrées et par leur bonne orientation autorise un usage dans les lieux de passage intensifs. Il est de plus, imputrescible et résistant aux insectes et même au feu (classement M3).

Le thuya mis en scène
Surface, fabricant français, met en scène le thuya, cette essence végétale qui a durant des années, encadré maisons particulières et stades sportifs. Le bois est dur, particulièrement résistant et révèle toute sa finesse dès qu’il est mis en scène. L’encadrement s’illumine aux côtés du marbre, de galets ou de la pâte de verre. Il vient alors agrémenter des listels à encastrer dans des panneaux décoratifs de faïences, des cabochons et autres carreaux décors.

Symphonie sur pianos de cuisine
Les grandes marques françaises de cuisine proposent à nouveau des pianos pour remplacer la traditionnelle plaque et four encastrés. A l’image des grands restaurants. Pour ceux et celles qui cuisinent encore et apprécient les produits goûtés, le piano n’en finit pas de se perfectionner. Ici, avec Lacanche, la julienne reste à température dans son bain-marie ; là, la plaque coup de feu en fonte assure un gradient de température toujours régulier : la cuisson et le mijotage sont ainsi réglés au plus juste. Sur la pierre de lave, le poisson crépite. La cuisson par rayonnement sans contact avec la source de chaleur et la possibilité de régler la grille en hauteur permettent, comme sur un barbecue, de saisir vivement, poursuivre la cuisson plus à cœur ou maintenir au chaud en partie arrière. Décidément : c’est une symphonie qui se joue dans la cuisine.

Tissus et taffetas fantaisie
Les taffetas, les velours chenillés plaisent toujours ; on les apprécie dans les tons chauds, naturels, colorés. Parfois, les beiges remportent l’adhésion, avec le lin, des produits que l’on aime toucher et qui vont apporter chaleur dans la maison, dans un esprit très épuré. Les motifs floraux ont leurs adeptes mais ils sont alors colorés et épurés, fleurs parsemées dans le tissu. La grande tendance va au taffetas en polyester et au voilage décoratif fantaisie de couleur, fragile rempart de la maison qui sait garder la lumière et ne gêne pas le regard vers l’extérieur. Les produits se lavent facilement. On note un goût très affirmé et un retour vers les couleurs des années 1970, des tons très chauds : orangés, rouges, verts pomme. Parfois, l’on tente même le turquoise.

La terre cuite tout en nuances
Forts de leur longue expérience et savoir-faire, les Rairies Montrieux n’ont jamais cessé de développer de nouveaux produits pour satisfaire une clientèle de plus en plus exigeante. Les rouges et les ocres ont toujours le vent en poupe et emplissent les catalogues. « Nous proposons des carreaux émaillés pour cuisines et salles de bains, très hauts en couleur et fortement nuancés, comme pour sortir des carrelages millimétrés et aseptisés, confie Michèle Gourtay, chargée du marketing. Nous recherchons une profondeur d’émail dans les carreaux, des couleurs différentes qui offrent une grande possibilité de variétés de décors. » 2005 verra paraître une nouvelle gamme de sanitaires, de nouvelles lignes d’accessoires en céramique pour la cuisine et une nouvelle ligne de carreaux de terres cuites, associée au patrimoine avec incrustation de décors anciens et décors émaillés, correspondant aux besoins de la restauration des Bâtiments de France pour les monuments historiques ou les vieilles demeures françaises. Seront également au nouveau catalogue, des produits pour aménager son jardin ou son environnement proche comme des bordures d’allées, des pièces pour constituer des bancs ou des jardinières.

Culture
Le musée d’Angers accueille les œuvres de Marie Raymond et Yves Klein

« Une exposition collective des artistes Marie Raymond et Yves Klein est un événement, atteste Patrick Le Nouëne, directeur et conservateur en chef des musées d’Angers : c’est l’occasion unique d’accéder aux œuvres les plus importantes d’une mère célèbre dans les milieux artistiques d’avant-garde des année 1950 et à celles de son fils, devenu rapidement l’un des artistes français les plus importants de la seconde moitié du 20e siècle, célèbre grâce au « bleu Klein ». La peinture sensible et inspirée de Marie Raymond peut éclairer ce que l’on appelle le « phénomène Klein ». Une soixantaine d’œuvres réalisées par Marie Raymond, Yves Klein ou Fred Klein retraçant le parcours artistique de la famille des années 30 aux années 80 va être présentée pour la première fois au musée des Beaux-arts d’Angers.

Années de bohème
Marie Raymond naît en 1908 à La Colle-sur-Loup. Issue d’un milieu aisé, elle rencontre, en 1925, un jeune peintre hollandais, Fred Klein. Elle l’épouse, à Nice, en 1926. C’est le début des années de bohème. En 1928, ils ont un fils, Yves. Après la guerre, Marie Raymond explore des territoires résolument figuratifs, puis bascule dans l’art abstrait au contact de ses amis : Hartung, Magnelli et Arp. En 1949, elle obtient le prix Kandinsky. Commencent alors les années de gloire, auxquelles son fils, Yves Klein, participe activement. Il organise une importante exposition pour Marie Raymond au musée d’Art moderne de Kamakura au Japon, en 1952 et 1953. En 1954, de retour à Paris, Yves Klein se consacre avec passion aux arts plastiques. 1958 est une année charnière pour la mère et le fils. Marie Raymond expose au Stedelijk Museum d’Amsterdam, Yves Klein à la galerie Iris Clert à Paris. Yves Klein connaît un succès fulgurant. Peu à peu, la gloire de la mère est éclipsée par l’œuvre du fils. À chacune de ses expositions, un parfum de scandale se répand. Les monochromes surprennent et, lorsqu’il utilise des femmes comme pinceaux vivants, ce qui marque la naissance des anthropométries, les critiques de l’époque s’interrogent : s’agit-il d’un tournant de l’histoire de l’art ? En janvier 1962, Yves Klein épouse Rotraut Uecker, une jeune artiste allemande. En juin de la même année, il meurt à Paris, d’une crise cardiaque. Son œuvre est aujourd’hui mondialement reconnue et acquise par les plus grands musées.

Pratique : Marie Raymond et Yves Klein, du 20 novembre 2004 au 17 février 2005, Musée des Beaux-arts d’Angers 14, rue du Musée. Ouverture du mardi au dimanche. Espace exposition temporaire de 12 h à 18 h ; nocturne tous les premiers vendredis du mois jusqu’à 20 h. Entrée des collections permanentes et temporaires : 4 € et 3 € réduit, gratuit pour les moins de 18 ans.

Soleils d’hiver met Angers en fête
Depuis maintenant sept ans, Soleils d’hiver met Angers en fête à travers ses illuminations, le marche de Noël fort de ses 45 chalets, les ateliers du Père Noël, le village du commerce équitable, les animations, les projections, spectacles et autres expositions. La ville invite cette année à déguster le chocolat avec exposition tant historique que botanique. Le centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement propose différents ateliers de dégustation de grands crus. Une œuvre artistique éphémère tout en chocolat sera réalisée avant d’être cassée et partagée avec le public tandis que les retraités du centre communal d’action sociale proposeront contes chocolatés au jeune public. L’Ecole supérieure des sciences commerciales lance son opération « Mille enfants, mille Noël » avec le réseau Oxygène afin d’apporter une aide aux enfants défavorisés.

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