Carnet L’Express : Destination Grand Ouest au rythme des fleuves ou de l’océan

Tugdual Ruellan - - No comment - Envoyer à un ami - tourisme

2005.04.11.Grand_Ouest.L__express__1__photo.jpgDestination Grand Ouest
Cap vers le soleil couchant, là où « finit la terre », destination grand ouest pour un séjour tonique, vivifiant le long du littoral de l’Atlantique ou de la Manche, pour une halte tranquille, calme retrouvé, le long d’une rivière, d’un fleuve apaisé. Quiétude de la terre, odeurs de mousse et senteurs d’humus. Une balade, un séjour, des vacances en Normandie, en Bretagne, en région Centre ou dans les Pays de la Loire, c’est à coup sûr, une invitation au voyage avec des offres adaptées à tous les budgets. Plus de saison ; le dépaysement, c’est toute l’année. Quatre sites internet vous livrent l’essentiel des richesses à portée de main. Cliquez, vous êtes déjà parti !
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SUPPLEMENT PARU DANS L’EXPRESS – 141 avril 2005 (Grand Ouest)
Dossier conçu par Partenaire Ouest à Nantes
Rédaction, reportages : Tugdual Ruellan

2003 a été catastrophique pour le tourisme mondial. Morosité ambiante. La France, destination pourtant privilégiée du tourisme international a enregistré cette année-là un recul de la fréquentation étrangère passant de 77 à environ 75 millions d’arrivées de touristes étrangers, soit – 2,6% entre 2002 et 2003. 2004 a enregistré une nette amélioration. Pour 2005, tous les indicateurs sont actuellement au vert et les professionnels du tourisme affichent un optimisme débordant pour vous accueillir dès le printemps, cet été, ou tout au long de l’année.

Tourisme – chiffres-clés
Région Centre

  • Sur six mois, entre avril et septembre 2002 : 3,5 millions de séjours, soit 14 millions de nuitées (dont 75 % pour des Français) ;
  • 79% des touristes en séjour sont Français dont la moitié d’l’Ile-de-France ; 32% du Royaume-Uni, 17,5% des Pays-Bas, 10,5% des Allemands, 7,4% des Italiens, 6,7% des Belges, 6,3% des USA ;
  • Fin 2003, l’offre était évaluée à 135.000 lits marchands dont 28% pour l’hôtellerie, 51% pour le camping, 10% gîtes de France, 3% résidences de tourisme ;
  • Nombre d’excursionnistes : 3 millions dont 2,9 millions de Français ;
  • Facteurs d’attractivité touristique : attaches à la région pour 42%, le patrimoine historique et architectural pour 35%, la nature et l’environnement pour près de 25%, la proximité géographique pour 13,5% ;
  • Activités pratiquées : tout type de promenade pour 40%, visites de monuments pour 39%, visites de villes pour 26%, musées et expositions pour 16%, gastronomie pour 12%, parcs et jardins pour 9%, vélo pour 7%, caves et vignobles pour 7%, sites naturels pour 6%.
  • 30.000 emplois touristiques sont concernés par la filière ;
  • 2,5 milliards d’euros de consommation touristique marchande annuelle pour la région ;
  • Dépenses : le Français dépense près de 30 euros par jour et par personne alors que l’étranger dépense 90 euros. (Comité régional du tourisme Centre).

Région Pays de la Loire

  • Hôtellerie et hôtellerie de plein air ont généré près de 15,4 millions de nuitées (7% de + qu’en 2002) ;
  • La clientèle française a augmenté de + 9% de nuitées alors que les clientèles internationales sont en retrait dans les deux types d’hébergement (-8%) ; une note d’espoir avec la présence de marchés dont le poids est moindre mais la fidélité plus certaine : les Etats-Unis (+11%) et la Suisse (+8%) ;
  • 40.000 lits, 685 établissements, soit 10% de l’offre marchande ;
  • le tourisme représente 5,6 milliards d’euros de chiffre d’affaires direct ; cette activité entraîne des retombées indirectes évaluées à 3,5 milliards d’euros au bénéfice d’autres secteurs ;
  • 2,7 milliards d’euros de richesses (valeur ajoutée) créées dans l’année, soit 4% du PIB régional ;
  • 135.000 emplois, dont 100.000 permanents, sont liés au tourisme, soit 10% des emplois de la région ;

(Observatoire régional du tourisme – 2003)

Région Bretagne

  • En 2002 : 68,2 millions de nuitées ;
  • 11,6 millions de séjours dont 53,2% de courts séjours inférieurs à 4 nuits ;
  • 6,7% des séjours du marché français ;
  • 7,1% des nuitées du marché français
  • 1er rang des séjours à la mer du marché français ; 4e rang des courts séjours du marché français
  • 67,9% des séjours réalisés d’avril à septembre ;
  • 28,8% des touristes viennent d’Ile-de-France, 19,7% de Bretagne, 43,7% du Grand Ouest, 27,5% des autres régions ;
  • 1.456.035 nuitées étrangères dans l’hôtellerie soit 22,7% du nombre total de nuitées ;
  • 2.362.735 nuitées étrangères dans l’hôtellerie de plein-air, soit 28% du nombre total de nuitées ;
  • 23.185 emplois en moyenne annuelle en 2000, soit 2,24% de l’emploi salarié régional total et 54.417 en haute-saison, soit 5,26% de l’emploi salarié régional total ;
  • consommation touristique en 2002 : 5,09 milliards d’euros, soit le 5e rang des régions françaises avec 7,9% du PIB régional.
  • Au premier trimestre 2003 : 1.390.000 lits touristiques dont 197.569 résidences secondaires et 402.440 lits marchands. (étude réalisée par l’Observatoire régional du tourisme de Bretagne – données 2002)

Région Normandie

  • le 60e anniversaire du Débarquement 2004 a été fréquenté par 5 millions de personnes (2,4 millions entrées payantes) ;
  • Ce sont d’abord les Français qui fréquentent la Normandie (70%) ;
  • Sur le marché français, 37 millions de nuitées dans l’année, tous types d’hébergement confondus ;
  • les Normands représentent 20% de la clientèle touristique de la région (forte proportion de touristes de Paris et d’Ile-de-France, du Nord-Est de la France et des régions limitrophes) ;
  • Parmi les touristes étrangers, 13% sont Anglais (1,6 million de nuitées en 2003 en hébergements hôteliers, campings, gîtes ruraux) ; 5,7% sont Hollandais (700.000 nuitées) ; Allemands (427.000 nuitées) ; Belges (400.000 nuitées) ;
  • La fréquentation des Américains a chuté en 2001 ; on note une forte remontée depuis 2004 (1,56% des nuitées) ;
  • A noter l’augmentation de la fréquentation des Russes : en 2000 : 3500 nuitées ; 2001 : 6700 ; 2002 : 12.500 ; 2003 : 16.500. (Comité régional du tourisme Normandie).

Un séjour, une balade d’un simple clic…
Bretagne : www.tourismebretagne.com Centre : www.visaloire.com Normandie : www.normandie-tourisme.org Pays de la Loire : www.enpaysdeloire.com


Comité régional du tourisme des Pays de la Loire
Questions à Hervé Lemoine, directeur du Comité régional du tourisme et Odile Brin, responsable du service observation, prospective et marketing.

Quels sont vos axes de travail cette année ?
2005 est une année charnière. Dans l’attente des nouvelles orientations en matière de développement touristique, nous poursuivons les axes définis en 2004. D’abord, développer l’observation et l’analyse économique de notre secteur d’activité avec, notamment, la mise en place sur la totalité du territoire régional de “l’étude sur le poids économique du tourisme en Pays de la Loire”, au travers de l’observatoire régional du tourisme ; sensibiliser, accompagner et former les entreprises afin d’adapter l’offre touristique régionale à la demande des clientèles ; poursuivre et renforcer le positionnement “courts séjours” des Pays de la Loire, en phase avec les nouveaux modes de consommation des touristes et la localisation de nos principaux bassins émetteurs de clientèles nationales ; confirmer et renforcer le positionnement et la promesse de “services au consommateur” pour l’organisation de ses vacances, grâce au développement des technologies de l’information et de la communication, de l’outil Cyvel et d’outils de Gestion de la relation client (GRC). Il convient de s’adapter en permanence aux nouveaux comportements des touristes. Notre site internet a enregistré en 2004, 947.000 visites avec une progression de plus de 59% de visiteurs français en un an. Notre objectif est enfin d’augmenter la fréquentation internationale en Pays de la Loire, notamment en collaborant à l’action interrégionale Grand Ouest et en favorisant la prospection vers de nouveaux marchés, en particulier, l’Asie.

Quels sont vos axes de prospective ?
Prioritairement, le nautisme et le littoral. Nous travaillons avec les stations nautiques et les territoires littoraux, les établissements du littoral, la thalassothérapie. Il s’agit de faciliter les séjours des familles avec enfants, des différents publics, d’être en mesure d’accueillir tout au long de l’année, construire une offre même hors saison. 2005 est aussi l’année de la Loire ; la région a développé avec le Centre, le projet la Loire à vélo. En juillet, la Région organisera une manifestation pour l’ouverture officielle d’un tronçon continu entre Tours et Angers. Nous développons également la mission Val-de-Loire avec la promotion de la zone classée au patrimoine mondial de l’Unesco. Ce type de label apporte une importante notoriété vis-à-vis des pays européens. Nous travaillons au développement du tourisme culturel, des visites naturelles sur les voies d’eau, de la notion de vacances pour tous.

Comment sont constitués vos marchés ?
Ils sont classés en trois catégories : des pays avec qui nous travaillons traditionnellement comme la Grande-Bretagne, l’Allemagne, les Pays-Bas, la Belgique. La conjoncture 2004 n’a guère été favorable sur ces marchés : les Allemands sont beaucoup moins présents qu’il y a dix ans ; les Britanniques sont restés chez eux ou ont choisi d’autres destinations. L’enjeu est de maintenir ces marchés, importants réservoirs de clientèles. Nous avons des marchés en développement avec par exemple, l’Italie, l’Espagne, la Suisse qui sont présents depuis plusieurs années dans la région. Des marchés plus récents apparaissent comme la Scandinavie, la Russie, les USA, le Canada. Ils font l’objet de programmes d’action que nous initions ou menons en collaboration avec les autres CRT du Grand Ouest. Il y a enfin, ces nouveaux marchés qui pointent ; nous notons quelques milliers de nuitées dans l’hôtellerie traditionnelle pour le Japon, la Chine, quelques pays d’Europe centrale. Nous sommes, sur ces marchés, particulièrement offensifs, présents à l’occasion de démarchages et prospections spécifiques, assurant la présentation de notre territoire, (brochures, internet…). Quelques pages de notre site www.enpaysdelaloire.com ont d’ailleurs été traduites en chinois.


Comité régional du tourisme du Centre
Questions à Yvan Wemaëre, directeur du Centre régional du tourisme.
Su quels grands chantiers travaillez-vous actuellement ?
Nous sommes fiers d’avoir réalisé une première portion de l’itinéraire de la Loire à vélo, voulu par les deux conseils régionaux du Centre et des Pays de la Loire en collaboration avec les conseils généraux et les agglomérations. Nous envisageons de refondre notre stratégie marketing dans les années à venir. Nous notons, depuis deux ans, une augmentation de la clientèle française mais un tassement de la clientèle étrangère, notamment européenne. Une exception avec une remontée de la clientèle japonaise, américaine, suisse. Il nous faut adopter un nouveau regard, de nouvelles méthodes, une nouvelle approche pour être plus incisif et réactif. Nous travaillons sur ces aspects avec deux cabinets dont un vient de signer le nouveau plan marketing de Maisons de la France. Les nouvelles technologies joueront un aspect clé et déterminant dans les évolutions des techniques marketing à mettre en œuvre à l’avenir. Nous privilégions également tout ce qui contribue aux démarches qualité, notamment au niveau de l’offre afin de répondre aux attentes de la clientèle.

Quels défis, quels enjeux ?
Le tourisme est une réalité économique forte. Notre défi est de créer encore plus de valeur ajoutée économique. Il s’agit donc d’optimiser la valorisation de l’offre touristique régionale, de maintenir nos parts de marché et conquérir de nouvelles clientèles. Depuis deux ans, nous travaillons sur le marché chinois ; notre positionnement géographique les intéresse beaucoup car nous sommes proches de Paris. Nous commençons aussi à travailler le marché indien qui est énorme et présente les mêmes potentialités. Nous privilégions les nouvelles technologies, support de l’information et de la réservation. Nous devons capitaliser nos atouts environnementaux dans une dynamique de développement touristique durable : nous disposons de nombreux espaces naturels qui méritent une découverte sous un angle faunistique et floristique. Nos clientèles, européennes ou mondiales, sont de plus en plus sensibles à la protection de l’environnement.

Comité régional du tourisme de Normandie
Questions à Jean-Claude Demais, directeur du Centre régional du tourisme en Normandie
Quels sont vos axes de développement ?
Actuellement, nous menons un audit sur ce qui a été réalisé, l’objectif étant de redéfinir à partir de 2006, les axes de communication et de promotion. Il y a une coordination étroite entre les actions développées par le comité régional de tourisme de Normandie (qui a la particularité en France de regrouper deux régions) et les comités départementaux de tourisme afin d’adopter une politique commune. Nous avons mis en place un observatoire du tourisme pour faire le point, évaluer ce que pèse l’activité touristique sur le plan économique et envisager des perspectives. Nous avons mis en place de nouveaux outils de communication : à l’étranger, chaque document est rédigé par des gens du pays, prenant en compte les sensibilités locales. Chaque jour, près de 3000 personnes consultent notre site internet dont 400 Hollandais. Nous avons aussi mis en place une base de données touristiques : tout ce qui concerne l’activité touristique de la Normandie y est engrangé. Nous avons créé des démarches transversales : une série de clubs, le principe étant de mettre des moyens et du savoir-faire en commun : hôtels de charme de Normandie qui regroupe 70 établissements, golfs, pêche, parcs et jardins, sites et monuments.

Quelle est la nature de vos marchés ?
Le marché prioritaire est le marché anglais. A côté, nous entretenons des marchés de proximité, notamment avec la Belgique, l’Allemagne, l’Italie. Nous sommes présents sur les grands salons internationaux et organisons fréquemment des workshops. Nous menons des campagnes de communication, comme actuellement celle avec les services de Maisons de la France et Brittany Ferries axée vers la Grande-Bretagne. Les USA, le Canada, la Scandinavie, le Japon représentent des marchés importants. Nous travaillons de concert avec nos collègues des régions voisines ; nous avons ainsi un représentant commun du Grand ouest à New York. Puis il y a les marchés émergents : depuis quatre ans, toujours au niveau Grand Ouest, nous travaillons sur le marché russe, l’ex-Europe de l’Est, notamment la Tchéquie, la Chine, dont nous savons que le marché va exploser.


Comité régional du tourisme de Bretagne
Questions à François Vertadier, directeur, et Déborah Le Goff, chargée de communication.
Sur quelles thématiques travaillez-vous cette année ?
Nous avons construit une offre touristique autour des légendes. Nous avons donc référencé toute l’offre autour de ce thème et avons élaboré un programme de visites, repas et randonnées contées, festivals du conte, ateliers, stages, animations enfants… Nous proposons ainsi des week-end dans les Monts-d’Arrée sur les pas de l’Ankou, des randonnées à travers la forêt mythique de Brocéliande, un concours pour photographier les « korrigans ».

Quels sont vos axes de travail ?
A la demande du Conseil régional, nous travaillons à la mise en place d’un nouveau schéma régional en matière de tourisme. Les grandes orientations portent sur l’attractivité de la Bretagne autour de quatre thèmes : la nature préservée, le patrimoine culturel authentique et original, la région animée toute l’année, la qualité de l’accueil. Tout cela dans le cadre d’un tourisme des quatre saisons. Nous souhaitons par ailleurs mettre en place et soutenir un développement cohérent et équilibré, ce qui passe par une meilleure cohérence entre tous les acteurs. Nous voulons la Bretagne pour tous en développant notamment, un axe vers l’accessibilité des activités touristiques aux personnes handicapées et, c’est en réflexion, pour les personnes défavorisées. La qualité est un axe fort sur lequel nous allons nous investir sur le long terme, à tous les niveaux. Nous voulons enfin, poursuivre notre politique commerciale et tout mettre en œuvre pour développer de nouvelles parts de marché, fidéliser la clientèle et développer des actions en direction de nouvelles cibles.

Quelles nouveautés ?
Fin mars, nous avons lancé, à l’occasion du salon de la randonnée, un produit en joëlette dans les Monts-d’Arrée, les chemins du cœur, afin de permettre l’accessibilité à la randonnée aux personnes handicapées. Nous avons également initié un projet Vélo Route Voies Vertes, thalassothérapie ainsi qu’une filière nautique notamment auprès des jeunes avec la valorisation de séjours en kayaks de mer et plongée sous-marine. Pour répondre à la forte demande pour la pratique du golf, nous proposons cette année un golf-pass, valable un an, qui offre 15% de réduction sur les circuits bretons dès qu’un hébergement est réservé en Bretagne. Nous avons mis ainsi en réseau une vingtaine des 32 golfs de Bretagne. Nos efforts pour satisfaire le public breton se renforcent, grâce notamment au rapprochement avec la Fédération régionale des Pays d’accueil touristiques avec qui nous collaborons aussi pour Tourisme et handicap. C’est ainsi que nous avons mis en place un nouveau concept hôtelier Celtia, proposant un décor breton contemporain lié au concept celtique.

Une balade de 150 kms à vélo en bord de Loire
La Loire à vélo : une première tranche de 150 kms, entre Tours et Angers, dont 120 en linéaire et 30 en parcours individuels, sera bientôt mise en service, dans le somptueux décor du Val de Loire inscrit au patrimoine mondial par l’Unesco. 30 novembre 2000, Cairns en Australie : le Val de Loire devient patrimoine mondial au titre des paysages culturels. Sur 280 kms, de Sully-sur-Loire (Loiret) à Chalonnes-sur-Loire (Maine-et-Loire), 160 communes, rejoignent le club très fermé aux côtés, entre autres, de l’Acropole d’Athènes, des pyramides d’Egypte ou du Mont-Saint-Michel. « Etait affirmée la volonté de préserver un paysage culturel exceptionnel témoignant d’un développement harmonieux entre l’homme et son environnement sur deux mille ans d’histoire », précise enthousiaste, le directeur du comité régional du tourisme du Centre, Yvan Wemaëre.
La majorité du tracé est proche du fleuve. On quitte l’élégante et vivante cité de Tours, son emblématique cathédrale et son quartier Plumereau, pour gagner les rives du Cher. Passé le lac de la Bergeronnie, le deux-roues est roi. Villandry et son château jardin annonce le fleuve. La piste épouse les contours paisibles de la Loire retrouvée où le bourg de la Chapelle-aux-Naux rappelle son passé portuaire de ses perrés restaurés. Le pont déguisé en édifice médiéval relie les deux rives pour atteindre Langeais et son château à pont-levis. On surplombe ensuite les îles et les bancs de sable avant de poursuivre la route vers Rigny-Ussé et son château des bords de l’Indre. Le voyage s’oriente vers le pays de Rabelais. La forteresse médiévale de Chinon domine les paysages de vignobles des bords de la Vienne. Au passage à Candes-Saint-Martin, on admire l’un des plus beaux villages de France avant de découvrir, plus au sud, l’abbaye royale de Fontevraud, le plus vaste ensemble monastique d’Europe qui abrite les gisants des Plantagenêt dont celui de Richard Cœur de Lion. On longe ensuite un coteau truffé de troglodytes, anciennes carrières de tuffeau devenues habitations, caves ou champignonnières. Puis, on quitte Saumur, Gennes, la fertile vallée alluviale de l’Authion avant de gagner Angers par les Pont-de-Cé.
On randonne sur de petites routes, choisies pour leur faible trafic, ou, lorsque c’est nécessaire, sur des bandes cyclables. Pas besoin, en arrivant sur place, de s’encombrer d’un vélo. Huit professionnels de location sont en effet à la disposition du randonneur. Des parkings ont été spécialement aménagés pour accueillir les véhicules. Un carnet de route au 100/1000e est disponible, avec un volet cartographique permettant de suivre précisément le parcours ; il intègre le pays des châteaux à vélo, un ensemble de boucles adjacentes au fleuve à hauteur de Blois et une boucle en aval du côté Anjou. On peut loger chez les professionnels de l’accueil qui ont signé la charte Accueil Vélo. Une cinquantaine d’entre eux assurent même l’acheminement des bagages. Le projet prévoit à terme, un itinéraire de 800 kms, jalonné et sécurisé, entre Cuffy (Cher) et Saint-Brévin les Pins (Loire-Atlantique). L’investissement prévu est de 52 millions d’euros pour les infrastructures, la signalétique, la sécurité et les aires d’arrêt. Elle s’inscrit dans l’Eurovéloroute des fleuves qui devrait relier Nantes à Budapest (Hongrie), soit 2400 kms, qui seront prolongés ultérieurement vers la Mer noire.

Des séjours en pays de Loire au rythme du fleuve
La Région des Pays de la Loire a concocté toute une série de petits séjours des plus agréables. Pour partir et réserver, il suffit de cliquer sur www.enpaysdelaloire.com.
Il y a ce week-end amérindien. Spécialement aménagé pour quatre personnes, le tipi vous attend pour une aventure hors du commun avec les enfants ; le village est installé à Maigné dans la Sarthe et offre une découverte très concrète de la culture amérindienne. Il y a cette balade sur le fleuve, à bord d’un bateau à voile qui assurait il n’y a pas si longtemps, le transport des vins de Muscadet et autres marchandises sur la Loire. La cabine de la toue nomade, ce bateau traditionnel de quinze mètres de long et cinq mètres de large a été aménagée pour recevoir confortablement le visiteur ; on embarque à Candes, non loin de Montsoreau. Il y a ce séjour au moulin à eau de Château-du-Loire, entre verdure et histoire, pays de tuffeau où la pierre blanche est reine. Il y a cette halte dans un hôtel de caractère, à deux pas de l’abbaye royale de Fontevraud, plus grand complexe monastique d’Europe, où l’on découvre le pays du Saumurois. Il y a ces séjours toniques et sportifs, à Challans où l’on pratique le scooter des mers, le kart-cross et le le quad-trial ; à la Faute-sur-Mer, où l’on file sur les longues plages d’Atlantique deux ou trois fois plus vite que le vent en char à voile ; à La Baule pour de mémorables parties de ski nautique, catamaran de sport, canoë-kayak avec, pourquoi pas, un pique-nique sur la toute proche île des Evens. Il y a ces moments romanesques que l’on peut s’offrir dans les chambres d’hôtes de Mayenne, le long des vallées et circuits en boucle, au rythme des percherons qui guident l’attelage. Il y a le sentier Pissarro : l’artiste a peint ici la campagne de Lassay-les-Châteaux, accueilli chez son ami Piette. On retrouve la reproduction de ses œuvres tout au long des cinq sentiers pédestres balisés. Il y a enfin, ces séjours épicuriens au cœur des vignobles, où le propriétaire vous invite à découvrir chais et vignes, et déguster, sans excès, son muscadet sur lie de derrière les fagots.

Escale au Café Jules au Pouliguen
Le week-end dernier, temps magnifique oblige, j’ai décidé de m’évader sur la côte du côté de La Baule. Point culminant de ce samedi, après une vivifiante balade sur la somptueuse plage Benoît, ma soirée au Café Jules, face aux pontons du port sur le quai du Pouliguen. Reconnaissable immédiatement par son architecture début de siècle (le 19e !) et ses allures de maison d’armateur, sa couleur jaune poussin et les immenses baies vitrées de sa véranda aux enfilades lumineuses, incitent à pénétrer l’ endroit. L’intérieur est résolument branché et dépaysant. Les matériaux-bois, cuir, Loom et tôle oxydée-, offrent au milieu des couleurs chaude de rouges, bruns et aubergines, un décor reposant tamisé d’éclairages multicolores. Je m’installe au bar pour goûter l’un des fameux cocktails que Philippe, affairé mais souriant, prépare sous mes yeux. A côté, un couple se délecte de cocktails diététiques à base de légumes frais mixés. Etonnant ! Et puis vint le moment divin où je suis passé à table. A gauche le port, à droite une expo de peinture de Denis Morel. Sans compter, je me suis laissé aller en découvrant la carte du chef qui fleure bon les parfums océans, les quatre saisons et les saveurs asiatiques (osez les petits plats marins soignés inspirés de la cuisine thaï). Elle est l’œuvre de Laurent Rougeon aux commandes de la cuisine depuis 7 ans. Le Café Jules a été créé par Marie-Hélène et Pierre Borgen issus du monde de la photo et de l’ édition publicitaire. Après avoir tenu durant 6 ans un établissement à Piriac-sur-Mer remarqué par le célèbre guide Gault Millau en 2000 et 2001, ils ont créé ce nouveau concept aux ambiances si conviviales. « Nous venons d’entrer dans la nouvelle rubrique « Bistros ethniques branchés » du guide jaune. Nos clients nous en félicitent ! ». Il se fait tard, l’ambiance monte, des groupes d’amis attendent leurs tables au bar. Après un croustillant dessert au caramel au beurre salé et un café accompagné de chocolats maison, je dois y aller. Pour prolonger cette délicieuse soirée, je me suis plongé dans le site www.cafejules.com, très sympa et tout à fait représentatif.

Découvrir le Mont-Saint-Michel par l’arrière-pays
Voir le Mont Saint-Michel, sentir la baie, vibrer sur le rocher sacré est un plaisir à chaque fois renouvelé. Endroit mythique, point de chute de nombreux pèlerins, randonneurs, visiteurs et autres touristes avides de magnificence, le Mont peut se consommer comme un produit, inscrit comme étape obligatoire du circuit. Il peut aussi se laisser dévoiler à petit pas, apparaître au lointain, but d’une quête contemplative, quasi spirituelle. Le Mont se mérite. Dans l’arrière-pays, pour celui ou celle qui sait attendre, le regard se dévoile à travers les brumes matinales. Une fois les salines passées, on longe le Couesnon avant de découvrir les polders. Cette zone conquise dès 1860 sur la mer est aujourd’hui une remarquable zone de culture des primeurs. De la Chapelle Sainte-Anne, l’œil parcourt l’immensité de la baie. La zone fourmille de vie. Avant le lancement des grands travaux d’aménagement, qui s’étaleront jusqu’en 2010 pour rendre à la nature, les espaces actuellement occupés par les parkings et la digue-route, les pelleteuses se hâtent à creuser les mares. Il s’agit en effet de sauver le pélodyte, petit crapaud de la baie, dont ont estime la population à quelque soixante sujets. Tentez la balade, en toute sécurité, avec Nicolas Perrin, responsable de l’office du tourisme de Pontorson. Ils sont plusieurs comme lui, à vous guider « au travers des petits coins remarquables avec des vues formidables. Nous allons derrière le mont pour des balades hors du commun ; une image rare du mont et de l’arrière-pays se dessine au lointain. » Les marais se succèdent, enchanteurs et colorés jusqu’au début de l’été de ses orchidées ou iris aux couleurs éclatantes : marais de Boucey, marais d’Aucey la Plaine, marais de Sougéal. « On y observe canards, oies bernaches qui viennent ici pour la nuit après s’être alimentées en journée dans la baie ; on y voit aussi le héron butor mais le plus emblématique des oiseaux est sûrement la cigogne qui reconnaît les perchoirs placés à son intention. On a même décelé cette année la présence de cygnes noirs. ». Sur la route des moulins, on part pour une balade de 25 kms et du haut des collines, au large des herbus où paissent les moutons pré-salés, on aperçoit le mont, imperturbable et magnifique.

Loisirs
Celtia, nouveau concept d’hôtellerie bretonne
Conçus et réalisés par Danièle Floc’hlay, ils ont été retenus pour leur décor breton contemporain où s’exprime la créativité des artistes et des artisans ainsi que pour la qualité de leur accueil : « Il s’agit de propriétaires amoureux de la Bretagne, prêts à informer le visiteur d’une soirée de légendes, d’un événement, d’une manifestation. Ils ont placé à leur table de terroir, la nouvelle gastronomie bretonne. » Cinq hôteliers adhérent à ce jour au projet : la résidence des Côtes d’Armor à Plestin les Grèves, l’hôtel Noz Vad à Carhaix, l’hôtel de la presqu’île à Crozon, l’auberge de Keralloret à Guisseny, l’hôtel le Cobh à Ploërmel. La malouinière des Longchamps à Saint-Malo ne devrait pas tarder à les rejoindre. La Fédération des pays touristiques et le Comité régional du tourisme soutiennent l’initiative et entendent promouvoir la création d’un circuit hors saison, à tarif unique dans chaque établissement, commercialisé par Formules Bretagne.

Randonnée en joëlette dans les Monts d’ArréeUn siège placé au dessus d’une roue, des brancards à l’avant et à l’arrière du véhicule. En route pour une balade hors du commun dans les Monts-d’Arrée, au cœur du pays breton, avec la joëlette, cette ingénieuse invention de Joël Claudel, accompagnateur de montagne, qui a rendu accessible la randonnée aux personnes à mobilité réduite. Une suspension, un vérin pour régler la hauteur des brancards et un frein complètent l’équipement. Sa conduite nécessite deux accompagnateurs valides par joëlette. Au cœur du Parc naturel régional d’Armorique, les professionnels du tourisme proposent un programme de randonnées, ouvert à tous, l’accompagnement des joëlettes étant assuré par des bénévoles. Balade à travers la diversité étonnante d’ambiances et de paysages tourmentés, collines arrondies aux crêtes dénudées, séparées par de vastes espaces où pousse la lande, jusqu’à l’Aulne, où se forme l’estuaire de l’un des plus grands fleuves côtiers bretons menant au canal de Nantes à Brest après une visite du domaine de Trévarez et de ses célèbres jardins, sur le versant Nord des Montagnes Noires.

L’art naïf s’installe à Laval
La 5e Biennale d’art naïf, qui aura lieu à Laval (Mayenne) du 4 juin au 2 octobre, rend hommage aux grands maîtres dans la droite ligne d’Henri Rousseau. Des artistes de diverses origines seront représentés au travers d’une centaine d’œuvres provenant des plus grands musées comme le Centre Georges Pompidou, musées de Tours, Zurich, Hambourg., exposées au musée du Vieux-château et au musée des Beaux-arts. La ville célèbre l’art naïf en hommage au douanier Henri Rousseau, né à Laval en 1844. C’est à son intention que fut dénommé « naïf » son art par les critiques moqueurs de l’époque. Rousseau s’est révélé un créateur hors normes, privilégiant l’expression personnelle et authentique. Le musée du vieux château a été le premier en France, contre vents et marées, à oser exposer son œuvre et consacrer, en 1967, un espace spécifique à l’art naïf. Il détient aujourd’hui en Europe, la plus grande collection consacrée à ce type d’expression.


Les ports de Normandie et la culture maritime en fête
En mai, Saint-Vaast- la-Hougue et le Val de Saire, au nord-est du Cotentin, accueillent le Défi des ports de pêche. En novembre, s’élancera du Havre, les bateaux en lice de la Transat Jacques Vabre . Quelques jours plus tard, Port en Bessin fêtera comme il se doit la coquille Saint-Jacques et les chants maritimes d’Europe. Du 10 au 16 mai 2005, Saint-Vaast- la-Hougue et le Val de Saire, accueillent la 18e édition du Défi des ports de pêche. Cette course des professionnels de la mer rassemble une vingtaine de bateaux et quelque 200 participants. Originalité : l’équipage est composé de cinq marins issus des métiers de la mer et d’un plaisancier. Sur la place Belle-Isle et en plein centre de Saint-Vaast, le public sera invité à faire la fête au village des pêcheurs. Les 5 et 6 novembre, partira du Havre la nouvelle Transat Jacques Vabre, une course qui s’affirme comme l’un des évènements maritimes les plus célèbres et médiatiques. Deux marins composent chaque équipage. Deux familles de bateaux forment également la flotte, monos et multicoques. Pour la septième année, les meilleurs skippers du monde quitteront Le Havre pour rejoindre Salvador de Bahia au Brésil, renouvelant ainsi le mythe de la grande route océanique, alors sillonnée par des trois-mâts du 19e siècle chargés du précieux café. Les 12 et 13 novembre, Port en Bessin–Huppain, premier port de pêche du Calvados et troisième de Normandie, fête la coquille Saint-Jacques et les produits de la pêche avant d’entamer la campagne de label rouge en Baie de Seine. Elle accueille aussi pour la première fois, le festival des chants maritimes d’Europe. Au cœur des dégustations de produits locaux, l’on pourra écouter avec plaisir, les musiciens issus de différentes traditions maritimes d’Europe.

Un pass pour pratiquer le golf en Bretagne
La Bretagne compte une trentaine de golfs répartis dans chacun des quatre départements. Du links historique au parcours dans la lande fleurie, la région propose des tracés variés, techniques et équilibrés. Les divers parcours bretons offrent aussi une variété de paysages authentiques : plateaux des bords de mer, collines dans les terres, grands panoramas dans la campagne ou parcours au pied des châteaux. Un golf-pass est proposé cette année. Il permet une réduction de 15%, valable un an, sur les circuits bretons dès qu’un hébergement est réservé en Bretagne (http://www.formulesbretagne.com/fr/golf/index.cfm)

Culture
Granville célèbre Christian Dior, enfant du pays
C’est le 21 janvier 1905 que Christian Dior naît à Granville. Le département de la Manche, la ville et les sociétés Dior ont tenu à fêter comme il se doit le centenaire de la naissance de ce créateur qui a fait le bonheur de tant d’hommes et de femmes. Dans l’exposition qui se tiendra du 15 mai au 25 septembre, là où Christian Dior a passé son enfance, l’on admirera pour la première fois, les chefs-d’œuvre des dix années de création du célèbre couturier, 1947 à 1957. La révolution du « New look » et des modèles emblématiques des 22 collections en provenance des grands musées internationaux de la mode seront également présentés. L’exposition évoque la personnalité de l’artiste, l’inspiration qu’il tira de son enfance normande, des modes du début du siècle et de ses rencontres avec les artistes de l’entre-deux-guerres. L’exposition est présentée au préalable aux archives de la Manche à Saint-Lô jusqu’au 30 avril avant d’être finalement transférée au Musée d’art moderne Richard Anacréon de Granville, enrichie d’une exposition de clichés de mode des années trente du photographe slovaque François Kollar.

La Tall Ships’Race fait escale à Cherbourg
Plus de 3000 marins et 100 grands voiliers se donnent rendez-vous du 14 au 17 juillet à Cherbourg pour ce qui sera sans doute l’événement voile traditionnelle de l’année en France. Pendant quatre jours, la ville sera en fête avec un florilège d’animations, spectacles de rues, concerts, feux d’artifice, parade des équipages et grande parade nautique. La Tall Ships’ Race, ex Cutty Sark, est en effet reconnu comme l’un des plus prestigieux événements internationaux ? Créée en 1956 et organisée par l’association anglaise Sail training international, The Tall Ships’ Race vise à promouvoir la pratique de la voile auprès des jeunes du monde entier. Les équipages viennent de la mer du Nord, de la Baltique ou de l’Océan indien et la moitié des marins n’a qu’entre 15 et 25 ans. Cherbourg a été choisie comme deuxième escale de cette course qui partira de Waterford en Irlande pour se terminer à Fredrikstad en Norvège, après une escale à Newcastle en Angleterre. Sont inscrits pour cette 49e édition de la course le trois-mâts carré norvégien Christian Radich, le voilier russe Mir, l’Eagle, bateau des coast-guards américains, le Sagres II, trois-mâts portugais. Le public est invité à bord et pourquoi pas, à s’offrir une petite balade au cœur de la plus grande rade artificielle du monde.

La Gare maritime de Cherbourg ouvre ses portes
La Cité de la mer de Cherbourg-Octeville ouvre à la visite la Gare maritime transatlantique, chef-d’œuvre Art déco de l’architecture du voyage. Au cours de la visite, on découvre le hall des trains, la salle des pas perdus et la salle sous-douane. Cette majestueuse salle, réhabilitée pour l’accueil du Queen Mary 2 le 14 avril 2004, abrite un parcours spectacle sur Cherbourg, port des Amériques. C’est dans ce haut-lieu de l’immigration européenne vers l’Afrique et les Etats-Unis puisque 80 millions de migrants y ont transité, que sont nées les premières lignes du poète breton, Pierre Bourges, qui vient de faire paraître son septième ouvrage « Le chemin… dis-tu ? »


Laissez-vous conter les légendes de Bretagne
La Bretagne vous invite cette année à pénétrer son univers secret de légendes. Existe-t-il une autre contrée si riche de récits fantastiques qui ont perpétré les siècles, transmis de bouche à oreille au bord de l’âtre. Vigoureux et durable, un mélange de réel et d’imaginaire, la définition même du légendaire, caractérise l’extrémité du continent, soumise au grand flux d’ouest et aux forces cosmiques. Il s’agit, de surcroît, d’un pays double : à l’intérieur, des pierres innombrables, pointues ou arrondies, levées ou couchées, et des landes, des bois et des haies, des eaux vives ou dormantes ; autour, sur trois côtés, des caps et des baies, des rochers et des grèves, des îles, des écueils, des vagues et des marées. À chacun ou presque des éléments et des lieux s’attachent une légende, un souvenir merveilleux. Ne suggère-elle pas l’attrait d’une nature en mouvement dans la pluie et le vent, la séduction d’un espace verdoyant qu’animeraient d’insaisissables esprits mystérieux ? A Plévin (22), le musée des automates s’anime et reconstitue des scènes de vie quotidienne et de la légende du diable. Au Domaine de Kervail à Quimperlé (29), des soirées contes et légendes auront lieu chaque vendredi. A Brennilis (29) est née la Légend’O thérapie avec au programme randonnée d’interprétation accompagnée, veillée contée, visite du musée du Youdig, repas traditionnel et découverte de sites naturels. La maison des légendes de Saint-Malo (35) propose un parcours imagé, musical et coloré dans le merveilleux du monde celtique. Voyage dans l’imaginaire avec les céramiques de Dodick et découverte des contes et légendes recueillis par les grands collecteurs du 19e siècle. Le musée des Beaux-arts de Quimper (29) allume le projecteur sur les peintures s’inspirant des légendes bretonnes. Une fois par mois, l’association Bouche à oreille de Saint-Brieuc (22) animera des contes merveilleux tandis que l’on admirera au Château de Comper à Concoret (56) une exposition les enchantements de Bretagne. Jusqu’en octobre, l’on randonnera dans les environs de Landéda (29) pour s’enivrer d’histoires et légendes locales. Dans le Pays de la Baie du Mont-Saint-Michel (35), quinze rendez-vous ont été concoctés au détour de lieux insolites, de bistrots, restaurants et sites culturels, où conteurs et conteuses, accompagnés de musiciens, feront rêver.

Balades historiques en Sarthe

Le Mans révèle la beauté secrète de son vieux quartier, entièrement restauré, qu’enserre l’enceinte romaine. Deux escapades nocturnes lient visite et animations dans le cadre de la Cité Plantagenêt mise en lumière. Un premier parcours, conté par Scarron, mène le public de concerts en scènes théâtrales : concert de harpe à la cathédrale, de clavecin et de hautbois à la collégiale Saint-Pierre la Cour. Un second parcours, mené par le poète Isaac Moiré, mène le public vers deux scènes théâtrales à la collégiale Saint-Pierre la Cour et en l’église Saint-Benoît. On peut aussi partir à la découverte du Perche sarthois avec des guides conférenciers : Bouloire, Bonnétable, Montmirail, Saint-Calais… Dans la vallée de la Vègre, se niche Asnières-sur-Vègre, village médiéval devenu petite cité de caractère, que ses habitants s’attachent à préserver.


Page 16 / Culture Sur les traces des écrivains de la région Centre

La région Centre a inspiré au fil du temps, une prestigieuse galerie d’écrivains. La Fédération des maisons d’écrivains et du patrimoine littéraire de Bourges vous invite à suivre la Route toute tracée des Maisons d’écrivains.

Maurice Genevoix, né à Decize (Nièvre), se paya une masure vigneronne à Saint-Denis-de-l’Hôtel près d’Orléans, avec ses droits d’auteur du Goncourt pour Raboliot (1925). Comme bien d’autres, cette maison d’écrivain est habitée. Puis, nous voici chez Marcel Proust dans la maison de Tante Léonie. Il a entre six et neuf ans lorsqu’il vient passer les vacances de Pâques et d’été à Illiers-Combray chez sa tante. Ses moments heureux, il les fera revivre au « Combray » où il situe « du côté de chez Swann », un village devenu célèbre dans le monde entier. La Touraine est la mieux lotie avec La Devinière chez Rabelais près de Chinon, le Manoir de La Possonnière en vallée du Loir et le Prieuré Saint-Cosme pour Ronsard, Descartes, méthodique, qui ne pouvait qu’avoir habité à Descartes, Balzac à Saché du côté de Tours. En Berry, Epineuil le Fleuriel (Cher), au pays du Grand Meaulnes, où se visite une école début 20e plus vraie que nature. Dans l’Indre, à Nohant, vécut George Sand. En Gâtinais avec La Tour du Pin au Bignon-Mirabeau, sans oublier le musée Saint Simon à la Ferté Vidame en Eure-et-Loir, Charles Péguy en Orléanais et Malesherbes la bien nommée… L’aventurier, Henry de Monfreid, s’installe en 1948 dans sa propriété d’Ingrandes en Brenne (où un musée lui est consacré). Le musée des Beaux-Arts d’Orléans, conjointement avec celui de Quimper, rend hommage cette année à Max Jacob à l’occasion du 60e anniversaire de sa mort. Les portraits conservés dans les collections publiques et privées retracent les amitiés qu’il entretint à Montmartre avec Picasso, Carco, Salmon et Dorgeles. Le poète se retira ensuite à Saint-Benoît-sur-Loire où il fut arrêté par la Gestapo avant son transfert et sa mort à Drancy. Tour à tour mondain, amuseur, triste, Max Jacob a été croqué par des très grands comme Picasso, Modigliani, Cocteau… (www.musees.regioncentre).


Page 17 / Culture

Les paysages intérieurs de Zao Wou-Ki au Palais Bénédictine

A Fécamp, ville d’Art et d’histoire de Normandie, se dresse la flèche du Palais Bénédictine. Lieu unique, où depuis plus d’un siècle s’élabore la liqueur bien connue, devenu aussi palais des arts. Le musée présente une importante collection d’objets réunis par la famille Le Grand dès la fin du 18e siècle. Une exposition « Parcours d’essences » fait voyager le visiteur dans une univers de senteurs, de plantes et d’épices comme l’hysope, la mélisse, la cannelle, la myrrhe ou le coriandre. Depuis 1988, l’art moderne et contemporain s’est installé au Palais, dans des salles autrefois industrielles ; plus de soixante-dix expositions y ont été organisées afin de faire connaître les signatures prestigieuses comme celles de Miro, Braque ou Chagall, mais aussi pour soutenir de jeunes artistes. C’est ici que s’installent, jusqu’au 12 juin, les « Paysages intérieurs de Zao Wou-Ki », peintures et œuvres sur papier réalisées entre 1947 et 2004. L’homme, âgé aujourd’hui de 84 ans, est arrivé à Paris le 1er avril 1948, après trente-six jours de bateau entre requins et voyageurs malades, et une nuit de train entre Marseille et Paris, comme il se plaît à le redire. « C’est à partir de 1954 que je suis devenu, comme on dit, un peintre abstrait. Je n’ai pas cherché à l’être. Le problème d’abstraire ma peinture de l’influence de la réalité s’est imposé comme une nécessité. » (www.benedictine.fr). 500

Se perdre le long de la route des châteaux de Loire

Longer la Loire et suivre la route des châteaux est un voyage émouvant dans l’histoire, à chaque fois renouvelé. Beaucoup d’entre de ces vénérables bâtisses lèvent la herse pour accueillir le visiteur révélant les splendeurs architecturales de la période médiévale, de la Renaissance, des 17 et 18e siècles. Châteaux et manoirs vivants, familiers… La région des Pays de la Loire et du Centre en compte des centaines. Brissac est l’un des plus hauts de France, habité par la même famille depuis plusieurs siècles, décoré de tapisseries des Gobelins, des Flandres et de Bruxelles. Faites une halte à Montreuil-Bellay, à la fois forteresse médiévale et élégant logis de plaisance, à Brézé dans le saumurois avec ses souterrains des 11 et 16e siècles ou au Plessis-Bourré, séduisante place forte du 15e en tuffeau et en ardoise bleutée d’Anjou. Dans la vallée du Loir, l’on découvre le château du Lude, le plus septentrional des châteaux de la Loire, dont les jardins à la française s’étendent sur plus d’un kilomètre. Un peu plus loin, se dresse le château de Courtanvaux, à Besse-sur-Braye, l’un des plus importants ensembles de construction des 15, 16 et 17e siècles. Celui de Poncé-sur-le-Loir est doté d’un magnifique escalier Renaissance à caissons sculptés et d’un des plus beaux colombiers de France. Ne manquez pas Serrant, somptueuse demeure Renaissance au mobilier d’époque exceptionnel. Dans le Haut Anjou segréen, l’on visite le château de la Lorie à La Chapelle-sur-Oudon et le château de Raguin à Chazé-sur-Argos. Ne manquez pas non plus d’admirer la fameuse tapisserie de l’Apocalypse, le plus grand ensemble tissé médiéval au monde, abrité jalousement par le château forteresse du 13e siècle d’Angers. En Centre, laissez-vous guider sur les routes toutes tracées à la découverte du patrimoine culturel : la Vallée des Rois, la route Jacques-Cœur, première route créée en France regroupant des monuments du Berry et quelques-uns du Loiret, la route François Premier ou la route Notre-Dame-de-Touraine. N’hésitez pas à faire halte dans une chambre au château, « Bienvenue au château », label interrégional du Grand Ouest qui regroupe une trentaine de propriétés en Centre et une quarantaine en Pays de la Loire, ou bien dans un dans l’un des Hôtel du patrimoine (classé 3 étoiles ou plus), ou encore dans un hôtel, « Découvrez nos coups de cœur », nouveau concept d’hôtels de charme recensant plus de cinquante établissements de 2 à 4 étoiles. Il s’agit en général d’un établissement de caractère, moulin, relais de postes ou petits château. Raffinement et dépaysement assurés.


Pages 18, 20 / Tourisme d’affaire

Tourisme d’affaire ou comment lier l’utile à l’agréable

Le tourisme d’affaire se développe. Le Grand Ouest offre de multiples possibilités aux entreprises pour accueillir leurs réunions, séminaires, voire, élaborer leurs événementiels.

Tourisme d’affaire ou, comment lier l’utile à l’agréable. Professionnels et organismes du tourisme sont confrontés, de plus en plus fréquemment, à des demandes d’entreprises. Fuir pour un ou plusieurs jours le cadre confiné de l’entreprise, rompre d’avec le quotidien, se mettre au vert pour laisser phosphorer les méninges, s’enivrer sans compter d’un grand bol d’air pour redynamiser les troupes… Séminaire tonique, calme d’un hôtel de charme, proximité maritime ou clapotis de l’eau de la rivière… Les possibilités sont innombrables et pour y répondre, bon nombre d’établissements du Grand Ouest n’ont pas tardé à élaborer une réponse appropriée. Alliance Pornic, non loin de Nantes, propose ainsi toute une série de séminaires des plus alléchants, alliant au temps de travail, détente et thalassothérapie : « Nous avons conçu une série de séminaires, explique Violaine Hémon : détente, tonique, remise en forme et prévoyons, si nécessaire, les navettes vers Nantes. Les loisirs sont proches : vélo, VTT, tennis, golf, équitation, activités nautiques, char à voile, pêche en mer. Des excursions peuvent également être organisées au départ de l’hôtel en direction de Noirmoutier, du Croisic, des marais de la Brière. » A Douarnenez et Roscoff, l’on s’organise : « Nous installons actuellement une salle de réunion pour accueillir une vingtaine de personnes, explique Laure Le Barbier, responsable commerciale. Nous recevons effectivement des demandes liant séminaires et thalassothérapie. »

Pour certains groupes, le tourisme d’affaire se pratique au quotidien depuis des lustres. Grâce à lui, plus de morte-saison. C’est le cas du Groupe Barrière qui offre des possibilités, clés en mains. Avec un effectif de 3 800 personnes le Groupe gère aujourd’hui 13 hôtels à La Baule, Cannes, Deauville, Dinard, Enghien-les-Bains et Paris : « Le tourisme d’affaires est une activité importante en plein développement, confie Marc Zuccolin, directeur du Resort Lucien Barrière, à La Baule, complémentaire pour la pérennité de l’ensemble de nos équipements. Il s’étend dix mois de l’année. Nous savons apporter une assistance pointue pour que l’entreprise ayant un interlocuteur unique soit largement soulagée dans l’organisation de son événement. » L’an passé a vu le passage fort remarqué de Peugeot qui avait choisi La Baule pour sa convention mondiale : « Nous avons enregistré 18.000 nuitées dans l’année ; cette année, nous enregistrons déjà, depuis novembre dernier, quelque 10.000 nuitées là où nous n’avions qu’entre 2500 et 3500 nuitées dans cette même période les années précédentes. »

Un enjeu économique de taille

Les comités départementaux et régionaux du tourisme ne peuvent rester inactifs face à ce marché en plein développement. La Région Centre vient ainsi de finaliser une étude sur le tourisme d’affaires de groupe afin de mieux connaître la nature du potentiel de la région. « Le cabinet, confie le directeur Yvan Wemaëre, atteste que nous avons un positionnement à faire valoir, un grand potentiel, plus particulièrement sur le produit séminaires avec pour objectif de mettre en avant une offre qualifiée en terme d’accueil et de service pour répondre à la clientèle d’affaires. » Ne vous contentez pas de recenser des établissements volontaires, met en garde le cabinet ; encore faut-il qu’ils répondent à une grille de qualité pour mettre en avant une sélection de partenaires. La Région, en collaboration avec les comités départementaux et chambres de commerce, pense mettre en œuvre une politique cohérente sur le sujet en 2006, tout en recensant les offres du territoire et sensibilisant les prestataires à une démarche qualité. L’enjeu est de taille. Le cabinet a en effet évalué que le tourisme d’affaires en région Centre, pesait 130 millions d’euros et représentait près de 3000 emplois directs.

Le comité départemental du tourisme du Calvados a pris les devants, recensant l’ensemble des possibilités du département. « Il y a cinq ans, se souvient Régine Turgis, responsable marketing du département du Calvados, nous avons engagé une étude afin de mieux cerner la demande des entreprises. Elle allait alors vers un accueil dans des établissements, au minimum deux étoiles, avec une capacité minimale de vingt chambres. » Le Comité a alors inventorié l’offre disponible en intégrant les établissements labellisés « Les charmes de la Normandie » dont la capacité d’accueil de parfois dix personnes pouvait aussi convenir. Les critères exigeaient que l’établissement soit doté des outils nécessaires et d’une salle réellement dédiée à l’accueil d’un séminaire, avec la possibilité de restauration de qualité sur place ou à proximité ; qu’il propose enfin des tarifs forfaitaires. Les offres ont été présentées dans une brochure, expédiée de manière offensive aux entreprises de la région et d’Ile-de-France. « Le succès était au rendez-vous puisque plusieurs établissements accueillent depuis régulièrement des séminaires. Depuis deux ans, nous avons aussi mis en place des actions de marketing direct. Nous travaillons pour développer cette proposition et mieux nous organiser. » Le Comité régional du tourisme de Bretagne édite également une plaquette présentant l’ensemble des possibilités de Bretagne ; tous répondent aux critères définis dans une charte avec la configuration des salles de séminaire, la qualité des services, les périodes d’ouverture.

Accompagner l’entreprise

Du côté des centres de congrès, le partenariat est aussi de mise. L’association Ouest congrès, qui regroupe les centres de congrès de l’Ouest, affirme depuis plusieurs années, la volonté de promouvoir ensemble, la destination Grand Ouest. Particulièrement intéressant et original en France est le cas des Pays de la Loire qui ont pris le problème à bras le corps, sur un territoire plus restreint, en créant le groupement d’intérêt économique Atlantic Events, la « convention bureau, l’attitude dans le tourisme d’affaires de la destination Nantes, Saint-Nazaire, La Baule », comme se plaît à le souligner Karine Gagnepain, chargée de communication. Le GIE, créé en 2004, est une initiative à la convergence de deux groupes d’intérêt : celle des structures fondatrices qui considèrent que leur développement passe par leur capacité à attirer une clientèle européenne, voire internationale. On retrouve là, la Cité internationale des congrès de Nantes, Expo Nantes Atlantique, société gérant le parc exposition de la Beaujoire, la Siren société d’initiative de la région nazairienne gérant Escal’Atlantic (dont le Centre international des paquebots). A été associé Atlantia, le centre de congrès de La Baule. Celle enfin des actionnaires et structures membres : des collectivités territoriales comme Nantes Métropole, la Caren communauté d’agglomération de Saint-Nazaire, les chambres de commerce et d’industrie de Nantes et Saint-Nazaire… « Tous ces acteurs du développement, explique le directeur Jean-François Kerroc’h, ancien directeur du développement de la Cité des congrès de Nantes, font le constat que l’événementiel est l’un des outils pertinents, devenu prioritaire, du développement économique et social. C’est une conviction relativement récente. » Le GIE est donc doté d’une mission de promotion et communication de la destination auprès des donneurs d’ordre européens et internationaux par une présence sur des salons, du marketing direct. « Ce qui passe, poursuit Jean-François Kerroc’h, par un travail sur le produit de destination qui ne peut pas simplement être la juxtaposition de l’offre d’accueil mais qui doit associer l’ensemble des acteurs de la filière événementielle. Nous sommes une porte d’entrée pour tout client qui s’interroge sur l’offre de ce territoire ; nous lui fournissons un catalogue, nous émettons des recommandations en fonction de ses attentes. Notre mission consiste à faire de l’assemblage de compétences. Le client n’a qu’un seul interlocuteur. » La deuxième mission et originalité est l’ingénierie événementielle : « Nous rassemblons des compétences de conception de réalisation d’événements ; nous sommes un accoucheur de projets et intervenons dans des phases amont de conception de projets, de l’étude de faisabilité jusqu’à la coordination des acteurs nécessaires à la conduite du projet. Nous nous situons entre l’idée et la formalisation technique, financière, partenariale et programmatique du projet. » Le tourisme d’affaires a dans le Grand Ouest un bel avenir. A condition, comme le souligne Marc Zuccolin, que les professionnels jouent le jeu du partenariat : « Que nous sachions mobiliser l’ensemble des acteurs du territoire et que cet ensemble devienne harmonieux. Il nous faut pouvoir dire au chef d’entreprise : concentrez-vous à 100% à votre convention, le reste est notre affaire. »


PAGES 22, 24 /Immobilier (dont 0,5 de tableau)

Un marché de l’immobilier fort soutenu

Du point de vue des professionnels, le marché de l’immobilier reste fort soutenu actuellement. Janvier et février enregistrent de fortes transactions. Le Grand Ouest continue d’attirer cadres d’entreprises, de plus en plus contraints à une forte mobilité, mais aussi de jeunes retraités de la région parisienne, attirés par une certaine qualité de vie.

« Nous sentons bien que le marché va toujours aussi vite qu’en 2004, constate Philippe Desbois, directeur Espacil en Bretagne, même si certains professionnels ressentent un léger ralentissement dans les bureaux de vente. » Le dernier salon régional de l’habitat en Bretagne, qui se tenait à Saint-Brieuc en mars, a enregistré des records d’affluence de près de + 40% d’entrées. La demande porte essentiellement sur des produits d’investissement Robien, des produits accessibles aux alentours de 2200 à 2500 euros le m² dans des quartiers plutôt bien placés de centre-ville… une fourchette relativement abordable pour la plupart des investisseurs. Rappelons que les investisseurs dans l’immobilier neuf peuvent bénéficier du nouvel amortissement de Robien, un régime de défiscalisation qui s’applique à l’acquisition de logements destinés à être loués, à condition qu’ils aient été achetés neufs depuis le 3 avril 2003, ainsi qu’aux déclarations de revenus de revenus fonciers de février 2004. L’amortissement Robien permet aux personnes qui achètent un logement neuf et qui le louent, de pratiquer un amortissement accéléré du prix de revient. C’est au total, 65% de la valeur du logement qu’il est ainsi possible d’amortir sur quinze ans.

Dans les grandes villes, comme Rennes, Nantes, le marché de l’immobilier aurait tendance à devenir spéculatif. Le prix du m² d’un appartement correct atteint 3000 euros dans un quartier de centre-ville ; dans des villes de bord de mer sur la côte atlantique ou dans le Golfe du Morbihan, il atteint 4 à 5000 euros ! Sur Nantes, il faut compter entre 3 et 4000 euros minimum le m² dans le centre, entre 2500 et 3000 euros le m² dans les villes périphériques. A La Baule, il culmine entre 5 et 6000 euros minimum, entraînant une montée des prix sur les villes proches comme Pornic, Le Pouliguen ou Saint-Marc. A cadre exceptionnel, prix exceptionnel ! Il est plus sage sur des villes moyennes comme Quimper, Landivisiau, Saint-Brieuc, Dinan avec un prix de 2000 euros du m².

Pour Gilles Madre, directeur des ventes du promoteur Georges V Atlantique (groupe Nexity), le Grand Ouest continue d’exercer une forte attirance : « D’abord , pour sa géographie et sa qualité de vie ; le littoral séduit de nombreux acheteurs d’Ile-de-France près à investir pour une résidence secondaire, pour la retraite ou pour louer, dans l’idée de récupérer le bien ultérieurement. Ensuite pour ses prix qui, même s’ils ne cessent d’augmenter, restent encore plus abordables que dans le Sud de la France. Enfin pour son attractivité économique, que l’on soit sur Angers, Rennes, Nantes, La Rochelle ou en Vendée. Sur le front de mer, le marché est toujours très dynamique de part la qualité de l’emplacement ; il n’y a pas de logique de prix mais simplement une logique d’offre. »

Majoritairement des investisseurs Entre 60% et 65% des acquéreurs sont des investisseurs. Les statistiques, toujours un peu floues, annoncent pour la Bretagne, la vente de quelque 10.000 logements collectifs neufs par an. Les bonnes affaires sont fort convoitées et il n’est pas rare qu’un bien immobilier soit vendu dans sa quasi intégralité dès le lancement de l’appel d’offres. « Nous avons ainsi un programme de cent logements à Vannes, explique Philippe Desbois ; l’appel d’offres vient à peine d’être lancé qu’il y a déjà 65% de logements vendus. Nous avons mis en vente 12 appartements dans un quartier résidentiel à l’Ouest de Vannes autour de 2800 euros le m² : quatre ont été vendus dès le premier mois. Juste à côté, il y avait deux maisons de 140 m² utiles, avec des terrains de 450 m². Elles ont été vendues dès le premier mois pour une valeur de 400.000 euros. Tous les immeubles que nous lançons sont vendus à plus de 70% avant l’ouverture de chantier, essentiellement à des investisseurs.» Bon nombre d’administrations et d’entreprises, comme EDF ou France Telecom, affichent une volonté de désengagement de leur patrimoine immobilier pour devenir locataire. Une manne pour les investisseurs qui trouvent là une nouvelle niche. Une fois le bien acquis, il est ensuite confié à un spécialiste de la gestion de biens immobiliers. A lui de trouver le locataire, dresser les pièces écrites nécessaires, gérer les loyers, les relances, verser les loyers au propriétaire, faire les déclarations de revenus en fin d’année. « Il propose aussi des assurances, ajoute, Gilles Cadoudal, président du Groupe Celeos. Aujourd’hui, on peut tout assurer : loyers impayés, dégradation, et même assurer sur le fait que l’on ne trouve pas de locataire ! »

Les Anglais sur le marché Qui achète ? Des cadres d’entreprise, contraints à la mobilité du fait de délocalisations ; des personnes de 45-50 ans qui ont fini de payer leur résidence principale, réfléchissent à diversifier leur patrimoine, à sécuriser leur retraite et à investir à proximité de l’endroit où ils ont vécu, ou bien au contraire, à retourner au pays natal. Pour Gilles Cadoudal, il s’agit là, « d’un marché très sain et mûrement réfléchi, sans volonté affichée de spéculation. » Les Anglais sont toujours présents sur le marché mais ne se contentent plus, comme il y a quelques années, de ruines en Centre Bretagne à rénover. Ils cherchent davantage des produits dans des communes littorales, n’hésitant pas à investir dans un bien de 150 à 300.000 euros. « Soit pour y habiter, observe Gilles Cadoudal, pour en faire un logement de vacances ou pour un placement puisque la France présente aujourd’hui des taux de rentabilité immobiliers supérieurs à ceux d’Angleterre et des prix d’accès au marché beaucoup plus raisonnables. » Le centre-ville est fort convoité par les jeunes seniors qui recherchent, pour la retraite, un appartement agréable, bien situé avec des surfaces plus grandes que ce l’on trouve habituellement sur le marché : 75 m² pour un trois pièces ; entre 100 et 140 m² pour un quatre ou cinq pièces. Sont particulièrement prisés, les derniers niveaux avec terrasses ou grands balcons. « Les jeunes seniors représentent la moitié des acquéreurs, observe Philippe Desbois. A Vannes, ils sont pour 25%, originaires d’Ile de France et à Quimper, pour 15%. »

Logement social Pas facile pour un primo accédant de s’offrir dans ces conditions, un bien immobilier, surtout dans les centres-villes qui leur restent inaccessibles. Pour beaucoup, l’accès à la propriété demeure un rêve. Le logement social est certainement l’un des grands enjeux de ces prochaines années. Depuis deux ans, la Loi solidarité et renouvellement urbains impose aux communes, par le biais d’un prélèvement sur leurs recettes fiscales, un nombre de logements sociaux au moins égal à 20 % des résidences principales. De ce fait, les promoteurs privés se voient dans l’obligation, pour respecter l’équilibre dans certaines communes, de prévoir une part de logements sociaux dans leurs projets. Pour Gilles Cadoudal, «il s’agit là d’un bouleversement du métier. Pour toute opération de construction ou de lotissement, il faudra en effet prendre en compte ces nouvelles données et se rapprocher des opérateurs sociaux, comme les organismes HLM, afin d’accompagner la réflexion, d’organiser le développement et d’établir un partenariat.».


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Pôles de compétitivité : un atout pour le Grand Ouest

Après une première annonce en novembre par le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, l’Etat lançait le 2 décembre 2004, un appel à projet visant à la création, dans les régions, de réseaux de pôles de compétitivité sur le territoire national. Le Grand Ouest n’est pas en reste… Responsables politiques, chefs d’entreprise et chercheurs ont travaillé de concert à leur élaboration, en s’appuyant sur les points forts du tissu économique. Début mars, un groupe d’experts et de personnalités qualifiés a examiné les différents dossiers. Il proposera au gouvernement, avant l’été, une liste avec une quinzaine d’heureux élus qui pourront alors solliciter l’appui financier et logistique de l’Etat. C’est, sur trois ans, une enveloppe de 750 millions d’euros qui sera consacrée au développement de ce projet ainsi que des exonérations d’impôts, allégements de charges sociales et autres aides financières. Tour d’horizon des projets présentés en Bretagne, Pays de la Loire, Centre et Basse-Normandie.

Un pôle de compétitivité se définit comme « la combinaison, sur un espace géographique donné, d’entreprises, de centres de formation et d’unités de recherche publiques ou privées, engagés dans une démarche partenariale destinée à dégager des synergies autour de projets communs au caractère innovant Ce partenariat s’organise autour d’un marché et d’un domaine technologique et scientifique qui lui est attaché et devra rechercher la masse critique pour atteindre une compétitivité mais aussi une visibilité internationale.» Le comité interministériel d’aménagement et de développement du territoire (CIADT) a défini deux types de pôle : ils sont à dominante technologique ou à dominante industrielle. Les porteurs de projet doivent pour être retenus définir avec précision leur stratégie, état des lieux, périmètre, gouvernance et liens de coopération envisagés. Le porteur de projet peut être une entreprise privée ou publique, une structure de recherche, un centre de formation ou une collectivité locale. Dans chacune des régions postulant, le préfet a donné son avis et classé les dossiers par ordre d’intérêt pour la région. Les dossiers sont ensuite transmis à la Datar, avant de faire l’objet d’une triple analyse : une expertise conduite par les services des ministères concernés par les projets, et du ministère de la recherche et de l’enseignement supérieur qui sera systématiquement sollicité ; une expertise indépendante confiée à des personnalités du monde des affaires, de la recherche et de l’enseignement supérieur ; une analyse locale conduite sous l’autorité du préfet de région. Un groupe de travail interministériel propose enfin au comité interministériel d’aménagement et de développement du territoire, une première liste de projets de pôles de compétitivité à labelliser à l’été 2005.

TIC, agro-alimentaire et mer pour la Bretagne

Avec l’appui de la Conférence territoriale, et en partenariat avec les entreprises, notamment les grands groupes, les établissements d’enseignement supérieur et les organismes de recherche, la Bretagne s’est positionnée sur trois pôles : voix, image, données et réseaux (Technologies de l’information et de la communication), santé, nutrition, sécurité et traçabilité (Industries agro-alimentaires) et sécurité, biotechnologies, systèmes d’information, réseaux et ressources naturelles (Mer). Le 17 janvier dernier, Patrick Devedjian, ministre délégué à l’industrie, apportait un soutien appuyé au pôle de compétitivité breton autour de l’image et des réseaux affirmant que « la Bretagne était aujourd’hui la mieux placée pour assurer l’union, sur le même site, des industries de l’audiovisuel et des télécommunications, associant entreprises, centres de recherche, universités, collectivités locales. » Pour les porteurs du projet, le concept de pôle de compétitivité est en adéquation avec la stratégie de développement économique bretonne, autour de filières. « Il s’agit, souligne Françoise Olivier-Coupeau, chargée du suivi du dossier à la Région, de mettre en commun ressources et compétences d’une même branche professionnelle. En renforçant à l’échelon régional, voire interrégional, un complexe associant recherche scientifique ou technique, structures de formation et capacités de développement industriel, et en mutualisant les ressources et les projets, la Bretagne s’affirmera face à la concurrence internationale et développera le dynamisme et l’attractivité de son territoire. » Pour autant, la Bretagne n’a pas l’intention de délaisser ses autres domaines d’activité comme la mécanique ou l’automobile. « Au contraire, poursuit Françoise Olivier-Coupeau, le travail autour de l’appel à projets conforte le mode de fonctionnement en filières, base du schéma régional de développement économique. »

Toulon et Brest défendent la mer

Les enjeux autour de la mer, de la sécurité et du développement durable apparaissent pour la Bretagne, considérables : 70 % des échanges mondiaux transitent par la mer (90 % des échanges externes de l’Europe), 50 % de la population mondiale vit à moins de 200 km des côtes. La valeur ajoutée dégagée par ces activités maritimes a cru plus vite que la richesse nationale au cours des dernières années. Les nouveaux enjeux mondiaux sont porteurs de développement très importants. L’ambition des porteurs du projet de pôle mer est de se donner les moyens de rester leaders européens du domaine : « Développer un pôle de compétitivité, indique Michel Morvan, directeur général de Brest Métropole Océane, autour des activités industrielles et de recherche liées à la mer doit permettre d’une part de pérenniser et développer de manière durable les emplois déjà existants dans les activités maritimes en les faisant évoluer progressivement vers de nouvelles activités à haute valeur ajoutée et, d’autre part, d’assurer un positionnement de leader solide et durable dans des activités émergentes qui correspondent à des enjeux majeurs pour le pays. » La France a de réels atouts industriels et scientifiques pour valoriser ses avantages et conforter sa position aussi bien en Europe que sur le plan mondial dans le domaine maritime. Ces atouts sont concentrés sur deux régions historiquement maritimes, la région Bretagne et la région PACA. Toutes deux ont présenté un dossier avec, et c’est une originalité, une introduction commune qui en précise le mode de gouvernance. « Nous n’avions pas intérêt à jouer séparément », confie le maire de Brest, François Cuillandre. « Il faut, ajoute-t-on à la Direction des constructions navales de Toulon, parvenir à ce que l’enjeu mer soit mis au même niveau que l’aéronautique » A noter que quelques PME et les trois grands opérateurs que sont la DCN, Ifremer et Thales sont implantés dans les deux régions.

Cinq thématiques ont été définies : la sécurité et la sûreté maritimes (coordonnateur : Thales) ; l’ingénierie, la maintenance et les services navals (coordonnateur : DCN) ; l’exploitation des ressources énergétiques marines (coordonnateur : Haliod) ; l’exploitation et la valorisation des ressources biologiques marines, en considérant d’une part les biotechnologies marines et, d’autre part, l’instrumentation pour la pêche et l’aquaculture (coordonnateurs : Europôle, Ifremer) ; l’environnement et le génie côtier (coordonnateurs : Ifremer, Véolia). Sur ces cinq thématique, les acteurs bretons sont d’ores et déjà en mesure de proposer plus de 50 projets. Le coût total de mise en œuvre de ces projets s’élève à 180 millions d’euros sur une période de 5 ans, dont 65 millions d’euros d’appel à financement public. Le pôle pourrait permettre la création en Bretagne de plus de 2000 emplois nouveaux tout en contribuant à la transformation et au maintien de 10 000 emplois traditionnels. Jean-Yves Le Drian, Président du Conseil régional de Bretagne, a réuni le15 mars dernier, pour une présentation publique, les acteurs économiques ayant participé à l’élaboration des dossiers « pôles de compétitivité ».

Ensembles composites, végétal, biothérapie, bien-manger, enfant et génie civil pour les Pays de la Loire

Dans les Pays de la Loire, six dossiers ont été déposés et transmis au préfet de région. Le Comité Interprofessionnel du Végétal Spécialisé propose un pôle Végétal spécialisé de l’Anjou. L’objet est de devenir un pôle de référence mondiale pour la création et l’innovation dans le végétal spécialisé au service de l’alimentation, de la santé, et du bien-être à l’horizon de 2010. Atlanpole propose Biothérapies, du bio-diagnostic au bio-médicament, un projet Biotechnologies et Santé avec une offre globale pour le développement de nouvelles stratégies et agents thérapeutiques et diagnostiques dans les biothérapies. Ouest Atlantique a imaginé WEST (Well Eating Sustainable Territory) – l’Ouest, le territoire ressource du bien manger durable, un pôle de compétitivité à dominante industrielle sur la chaîne de valeur de l’agroalimentaire. La Chambre de commerce et d’industrie de Cholet a imaginé un Pôle Enfant : 10 000 emplois dans une centaine d’entreprises constituent une solide base industrielle pour renforcer un pôle sur les biens de consommation destinés aux enfants de 0 à 12 ans. Le Pôle génie civil de l’ouest propose Génie civil, un centre de ressources mutualisé d’études et d’essais d’ouvrages en génie civil dans leur environnement.

Enfin, Airbus, Alstom, DCN, Groupe Bénéteau se sont réunis pour fonder EMC2, Ensembles Métalliques et Composites Complexes : à travers des projets transversaux sur les marchés aéronautique, automobile, navale et de la plaisance mobilisant les acteurs de la formation et les ressources scientifiques du territoire, EMC2 serait un pôle international pour tous les ensembliers de systèmes métalliques et composites complexes. « Cette alliance, expliquent les responsables d’entreprise dans un communiqué, a pour objectif de créer un pôle de compétitivité d’envergure internationale qui fédérera l’ensemble du potentiel industriel et scientifique des Pays de la Loire dans le domaine de la mécanique et des matériaux. » Quatre domaines de collaboration ont été identifiés : la mise en oeuvre des matériaux composites et métalliques, l’ingénierie des processus industriels et la gestion de projets complexes, la dynamique de fournisseurs et de sous-traitants et l’environnement (éco-conception et traitements des déchets).

Energie électrique et cosmétique pour le Centre

Le premier projet de la région Centre, Sciences et systèmes de l’énergie électrique, est présenté par STMicroelectronics, société dirigée par Patrick Galloy. Il réunit une trentaine d’entreprises régionales directement impliquées dans la démarche, les universités d’Orléans et de Tours et leurs laboratoires de recherche, les collectivités, les organismes support comme la CCI, les agences de développement économique, Orléans Val de Loire Technologie, ARITT et les services de l’Etat. La région Centre, deuxième région productrice d’électricité de France, possède d’indéniables atouts pour devenir une vitrine internationale de l’expertise en efficience électrique et favoriser le développement et la mise en œuvre des énergies nouvelles, attestent els porteurs de projet. Ce constat a conduit à l’élaboration du projet de pôle de compétitivité dont il valorise les compétences-clés, à l’état de l’art mondial, alliant des composants aux systèmes liés à l’énergie électrique. « Ce projet, explique Patrick Galloy, trouve sa place dans le cadre de la politique industrielle française et européenne par sa contribution économique et environnementale aux enjeux du 21e siècle. Sa thématique centrée sur une utilisation efficace de l’énergie électrique est au cœur des préoccupations stratégiques des pays industrialisés. » Sans une amélioration drastique de l’efficience énergétique, comment l’économie mondiale pourra-t-elle continuer de se développer alors que les experts prévoient l’épuisement des énergies fossiles d’ici à 2050 ? Quel sera l’avenir de l’homme si nous ne nous engageons pas maintenant à préserver notre environnement par l’utilisation d’énergies nouvelles bien utilisées ? C’est à ces deux questions que le projet propose d’apporter des réponses. « Le pôle devrait permettre le développement de technologies, procédés et produits plus sobres, plus respectueux de l’environnement, plus légers et miniaturisés ».

L’association Cosmetic Valley défend le pôle Sciences de la beauté et du bien-être. Elle regroupe quelque 70 entreprises de la filière parfumerie-cosmétique sur de nombreux savoir-faire, depuis la culture des plantes aromatiques jusqu’aux grands noms de la parfumerie (Hermès, Dior, Guerlain, Paco Rabanne, Lancaster…) en passant par l’extraction de principes actifs, la formulation, le conditionnement, l’injection plastique, l’emballage, la logistique. Aujourd’hui, l’activité rassemble quelque 200 entreprises et emploie 16.000 emplois salariés. La création du pôle prévoit à moyen terme, 300 entreprises et 20.000 emplois. « Ce pôle, estiment les porteurs de projet, contribuera à resserrer les liens entre les 200 entreprises et l’important potentiel de recherche existant sur le territoire ; près de 1000 chercheurs répartis pour moitié entre la recherche publique et privée y consacrent leurs travaux aux sciences de la beauté et du bien-être. » Plus de dix collectivités se sont rassemblées autour de la dynamique créée et se disent prêtes à apporter leurs moyens et concours financier. « Le pôle contribue à faire de la France le pays leader incontesté de ce secteur. Avec un chiffre d’affaires global de 14,1 milliards d’euros, dont 7,6 sur les marchés internationaux, la France est le premier exportateur mondial de l’industrie de la parfumerie-cosmétique. »

Electronique, énergie et développement durable, sécurité, cheval pour la Basse-Normandie

Philippe Duron, Président de la Région Basse-Normandie, a confirmé le soutien de la Région à quatre projets de pôles de compétitivité présentés par les acteurs économiques de la Basse-Normandie, dont certains font l’objet d’une démarche commune avec les régions voisines. Le Pôle Transactions Electronique Sécurisées (TES) articulé notamment autour des entreprises Philips, Softway, France Télécom R&D, des laboratoires mixtes (Lamip et Latems) et de l’Ensicaen. « L’évolution des usages, l’électronisation de certaines pratiques de la vie quotidienne ou l’internalisation des normes sont autant de facteurs qui influent fortement sur le secteur des TES », attestent les porteurs du projet. Derrière ce vocable se cachent des enjeux majeurs et très actuels liés au respect de la vie privée, au droit des consommateurs et au besoin de traçabilité de certains actes. Les objectifs centraux du pôle portent sur le déploiement d’une industrie, l’accroissement des savoir-faire et la mise en valeur d’un potentiel de technologies de pointe existant, reconnu et solidement implanté en Basse-Normandie (8 000 emplois à ce jour) afin de créer une base industrielle pour conquérir un marché technologiquement dynamique, mondial et à croissance rapide.

Le Pôle Energie, Propulsion et Développement Durable (EPDD), partagé avec la Haute-Normandie, autour du technopôle du Madrillet de Rouen, a pour objectif de maintenir et de développer la plate-forme scientifique et technique liée à la pétrochimie et à la construction automobile dans l’ensemble de la vallée de la Seine, notamment sur le territoire bas-normand. Renault, SNECMA et les équipementiers automobiles comme, en Basse-Normandie, Magneti-Marelli à Argentan ou Filtrauto à Vire, vont se positionner sur des axes de développement de technologies liés aux performances des moteurs, à la pile à combustible, à la résistance des matériaux et à l’électronique. Plus de 20 000 emplois de production et de recherche sont concernés en Basse-Normandie.

Le Pôle Maîtrise d’ambiance et sécurité des procédés industriels, partagé avec quatre régions de l’Arc Manche (Nord Pas-de-Calais, Picardie, Haute et Basse-Normandie), va fédérer les compétences scientifiques qui travaillent sur la maîtrise d’ambiance, qui sont localisées dans le Nord Cotentin pour la Basse-Normandie, la prévention des risques et l’ingénierie des grands systèmes industriels. Ces régions seront positionnées sur les technologies de pointe en matière de prévention des risques pour que ce potentiel industriel devienne vecteur de développement régional. Plus de 5 000 emplois travaillent aujourd’hui pour les secteurs concernés.

Le Pôle Cheval, qui concerne une filière où la Basse-Normandie internationalement reconnue, rassemble l’ensemble des acteurs bas-normands de la filière équine, des haras privés ou nationaux aux entreprises de services et de soins, notamment autour du pôle scientifique de Dozulé (CIRALE et AFSSA). La filière concerne environ 7 000 emplois. Il est soutenu par la Région et porté par le Conseil des chevaux de Basse-Normandie.

Pour ces quatre projets, la Région s’est engagée auprès des porteurs de projets dans des actions d’impulsion et d’accompagnement des initiatives, pour faciliter la constitution des dossiers.

La labellisation de pôles de compétitivité en Basse-Normandie constituerait une motivation forte pour l’ensemble des acteurs économiques, facteur de lisibilité et d’attractivité pour les domaines d’excellence de la région, en vue d’attirer investissements nouveaux et talents de haut niveau.

C’est pourquoi la Région est attentive au succès de l’effort partenarial sur ces quatre filières économiques importantes, pour laquelle la légitimité bas-normande est évidente, et riche d’enjeux collectifs nombreux en matière de coordination des acteurs, de développement de la recherche et des activités industrielles.

Les démarches menées par tous les acteurs sont profondément cohérentes avec la nouvelle stratégie de développement économique et scientifique initiée par la Région, visant notamment à conforter les pôles d’excellence régionaux en matière de recherche et d’innovation et les démarches de filières.

Philippe Duron, Bernard Cazeneuve, 1er Vice-président du conseil Régional chargé du Développement économique, Laurent Beauvais, Vice-président chargé de la Recherche et de l’innovation et Jean-Karl Deschamps, Vice-président chargé de l’Agriculture, ont présidé plusieurs réunions pour encourager les porteurs de projets.

DOSSIER CONÇU PAR PARTENAIRE A NANTES – TEL. 02 40 14 31 22
CONCEPTION REDACTIONNELLE : TUGDUAL RUELLAN – REALISATION : STUDIO L’EXPRESS.

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