Carnet L’Express Grand Ouest : pour concilier vie professionnelle et développement personnel

Tugdual Ruellan - - No comment - Envoyer à un ami - développement local

2005.11.Grand_Ouest.Lexpress.photo__1_.jpgLe Grand Ouest affiche fièrement sa réussite. Bretagne, Pays de la Loire, Centre Ouest et Basse-Normandie, de concert, peaufinent leur alliance pour un développement économique encore plus harmonieux au service de ses habitants, et une qualité de vie qui n’a jamais été autant prisée qu’aujourd’hui. Les voyants économiques commencent à nouveau à clignoter, annonces de jours meilleurs. A l’Ouest, il fait bon vivre et l’on trouve ici, dans une relative proximité, l’ensemble des services, équipements culturels et de loisirs, centres de formation, de recherche et de production, infrastructures nécessaires pour concilier, avec harmonie, vie professionnelle et développement personnel. A l’Ouest, l’océan est proche et, avec lui, les rêves de voyage vagabondent. Paris est devenu destination quotidienne, l’Europe tend les bras à quelques heures d’avion, la planète s’offre tout entière. A l’Ouest, on y vient, on s’y installe, très vite on s’y plaît… et on y reste.

SUPPLEMENT PARU DANS L’EXPRESS – novembre 2005 (Grand Ouest)
Dossier conçu par Partenaire Ouest à Nantes
Rédaction, reportages : Tugdual Ruellan

La Bretagne attire les jeunes et les entreprises
Riche de trois millions d’habitants et forte d’un PIB de 63 milliards d’euros, la Bretagne se situe en septième position au classement des économies régionales. Si l’agriculture et la pêche y restent des activités importantes, la région a su développer une économie industrielle et tertiaire performante. Elle est une des rares régions françaises où l’industrie a continué de créer des emplois depuis 1980 et son taux de chômage reste structurellement un à deux points en dessous de la norme nationale. Terre d’accueil après avoir été longtemps terre d’émigration, la Bretagne attire les ménages, notamment les jeunes, et les entreprises. La région a ainsi bénéficié d’un essor démographique très au dessus des moyennes métropolitaines depuis 20 ans. Le cadre de travail et les conditions de vie offerts par ses villes, son espace naturel, son littoral maritime de 2 730 km, la richesse de sa vie culturelle et de son patrimoine historique n’y sont pas étrangers. Mais le dynamisme des 160 000 entreprises a également permis à la région de se doter de nombreux pôles d’excellence dans plusieurs secteurs économiques.

Agro-alimentaire en pointe. L’agriculture bretonne est un pilier de l’économie régionale et nationale. Essentiellement tournée vers l’élevage, elle fournit 20 % du lait produit en France, 33 % des veaux, 38 % des volailles, 48 % des oeufs frais et plus de 50 % des porcs. Elle occupe également le premier rang national pour plusieurs productions légumières (haricots verts, artichauts, échalotes, pommes de terre, tomates). La pêche – ainsi que l’aquaculture et la conchyliculture (huîtres, moules) – confère également à la Bretagne une pôle position nationale avec la moitié des apports sous criée et le tiers des emplois nationaux. Adossé à la richesse de son agriculture et de sa pêche, un puissant complexe agro-alimentaire s’y est développé autour de l’industrie des viandes, du poisson, du lait et de l’alimentation animale. Forte de 70 000 emplois, cette activité de transformation occupe le premier rang national pour la valeur ajoutée et contribue à 15 % du chiffre d’affaires national des IAA.

Terre d’innovation. La métallurgie et la mécanique, avec notamment l’automobile, la construction navale, le machinisme agricole et agro-alimentaire, sont un des autres piliers de l’industrie bretonne. Dans ces filières, la région rassemble de grands donneurs d’ordre, comme PSA et DCN, mais aussi un tissu dense d’équipementiers et de PMI sous-traitantes. L’électronique et les télécommunications forment un pôle d’excellence avec un environnement de formation-recherche de très haut niveau (2e pôle français de recherche dans les télécommunications) qui favorise un effet d’entraînement sur un appareil industriel où les majors internationaux côtoient de nombreuses PMI sous-traitantes. C’est en Bretagne que sont nés le minitel, Numéris et la télévision haute définition. Le tourisme joue un rôle très important dans l’économie bretonne, la région se plaçant au 5e rang national par le nombre de nuitées touristiques avec une part de 8% du marché en France. Le secteur des services, enfin, occupe une place prépondérante dans l’emploi régional, avec un fort développement des services aux entreprises ces dernières années et une densité et une répartition spatiale de l’offre commerciale et de services aux particuliers qui favorise le développement harmonieux des 21 pays bretons.

Une forte croissance pour les Pays de la Loire
Avec 3,3 millions d’habitants, la région des Pays de la Loire se situe au cinquième rang national. Territoire équilibré entre grandes agglomérations (Nantes, Angers, Le Mans) et vastes zones rurales, les Pays de la Loire s’organisent autour de deux axes de développement : le littoral sur la façade atlantique et la vallée de la Loire. Equilibre et diversité caractérisent également l’économie de la région. Deuxième région agricole et quatrième région industrielle française, les activités traditionnelles côtoient les industries de pointes ainsi qu’un pôle tertiaire qui monte en puissance.

Nantes, la locomotive. La métropole atlantique de Nantes et Saint-Nazaire se hisse au 5e rang des métropoles françaises avec 850 000 habitants. L’aire enregistre, après Toulouse, la plus forte croissance des grandes unités urbaines de l’hexagone avec un gain de 70 000 habitants en neuf ans, soit autant que les agglomérations lyonnaise et strasbourgeoise réunies. La seule ville de Nantes gagne le rang de 6e ville de France, connaissant un dynamisme démographique sans précédent : + 10 % en neuf ans, soit la plus forte progression des grandes villes françaises. Par sa population, la métropole Nantes – Saint-Nazaire occupe le 36e rang des grandes agglomérations européennes (elle était au 52e rang en 1990). 2400 entreprises ont été créées en moyenne chaque année, entre 1995 et 2000 sur le territoire de l’agglomération nantaise dont 60 % sont situés sur la ville de Nantes.

Pour un développement global. Plus de 1200 entreprises ont signé la charte de soutien au projet Nantes Atlantique 2015 dont les propositions prévoient, entre autres, un développement métropolitain favorable à l’ensemble du Grand Ouest avec la mise en place de coordination interrégionale, de nouvelles liaisons ferroviaires, l’amélioration du trafic routier, la création d’une chaîne de télévision Grand Ouest ; l’ouverture de la métropole sur le monde avec la modernisation de la filière portuaire, la création d’un institut de logistique portuaire et maritime ; l’animation du futur aéroport international de Notre Dame des Landes ; un urbanisme métropolitain qui prend en compte la redynamisation du centre-ville ; des équipements et services de classe internationale avec la mise en place d’une organisation pour l’internationalisation de la métropole, le développement de centres d’affaires à proximité des gares et aéroports, un lycée international à La Baule.

La région affiche un PIB de plus de 325 milliards d’euros (près de 5 % du PIB national) Les secteurs majeurs des Pays de la Loire sont la mécanique et le travail des métaux, l’agroalimentaire, les transports, les activités de conseil et d’assistance, la mode et l’électronique. Le secteur tertiaire est le plus important (63%) devant l’agriculture (23 %), la construction (8 %) et les industries (7 %).

Ouvert sur l’Europe. Les Pays de la Loire ont su, à force de ténacité, lutter pour le désenclavement et s’imposer sur l’échiquier économique et culturel, affirmant une qualité de vie et un dynamisme hors du commun, misant sur un développement interrégional pour réussir l’ouverture des frontières. L’emploi connaît un essor exceptionnel, porté par une activité soutenue depuis 1997. En matière de formation professionnelle, un plan régional de développement a été engagé, renforçant la synergie entre les programmes. En ce qui concerne l’apprentissage, la région occupe le premier rang national par rapport au nombre d’habitants (près de 3 290 000, soit près de 5,5 % de la population française) avec plus de 28 000 jeunes qui ont choisi ce parcours qualifiant. C’est dans cette région qu’est née en 1989, l’idée, alors saugrenue, de réunir les régions européennes de la façade océanique. L’Arc atlantique s’est finalement imposé regroupant 32 régions de l’Irlande à l’Andalousie qui défendent avec acharnement, un développement harmonieux et solidaire de l’Europe atlantique.

Le Centre : au carrefour des échanges européens
Composée de six départements s’étendant du bassin parisien aux premiers contreforts du Massif central, la région Centre est surtout connue pour son patrimoine historique (Châteaux de la Loire.) ses espaces naturels et forestiers (Loire, Sologne), dont bon nombre ont été inscrits au patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco. Première région céréalière d’Europe, le Centre est également la huitième région économique (hors Île-de-France) et la cinquième région industrielle française. Elle est une des régions leaders dans la production de médicaments, la cosmétique, le caoutchouc, la sous-traitance industrielle et la transformation des matières plastiques.

Tertiaire. A l’image du reste de la France, le Centre connaît une tertiairisation de son économie. Ce phénomène est la conséquence de la stratégie de recentrage des grandes entreprises sur leur métier d’origine. Les services aux entreprises se sont ainsi considérablement développés, suscitant la création de nombreux emplois tertiaires dont les liens avec le milieu industriel restent étroits. L’industrie se place au cinquième rang au plan national pour l’effectif salarié, sixième pour le produit intérieur brut et troisième pour l’activité de sous-traitance. Parmi les secteurs les plus représentés, notons l’industrie des équipements mécaniques et la plasturgie. La parfumerie, pharmacie et l’industrie des équipements électriques et électroniques ont connu ces dernières années une forte augmentation.

Vers l’export. Bénéficiant d’une position carrefour dans les échanges européens et d’un excellent maillage autoroutier, la région Centre a vu se développer, ces dernières années, une importante activité logistique. Huitième région exportatrice française, la Belgique, l’Allemagne et l’Espagne font partie de ces principaux clients européens. Le Centre qui, contrairement aux idées reçues n’est pas tout à fait au centre géographique de la France, entretient des relations privilégiées avec l’Ile-de-France. Plus du tiers des effectifs salariés industriels de la région dépendent en effet d’un siège social situé en région parisienne. C’est dans le Loiret que la présence industrielle reste la plus marquée. La population de la ville d’Orléans et de son agglomération a connu l’une des plus fortes progressions de France, ayant gagné près de 20 000 habitants en neuf ans. Entre 1990 et 19999, la comme d’Orléans a vu sa population passer de 105 111 à 112 600 habitants, enregistrant une hausse supérieure à 7 % en neuf ans. Avec un bassin de vie de près de 2,8 millions d’habitants, la présence de 62 000 étudiants, un potentiel de 5 000 chercheurs et un tissu de 78 000 PME situées dans un périmètre à une heure d’Orléans, l’agglomération se positionne en véritable métropole européenne. Les villes du Centre ont la réputation de bénéficier d’un climat social paisible, mais aussi d’un turn-over de la population active inférieur de 17 % par rapport à la moyenne nationale. Une fois installé, on y reste parce que l’on s’y trouve bien !

L’automobile, moteur en Basse-Normandie
Située au 15e rang des régions françaises avec 17 589 km2 de superficie (soit 3,23 % de l’ensemble du territoire), la Basse-Normandie comporte une façade maritime importante avec 471 km de côtes. Elle regroupe le Calvados, la Manche et l’Orne, départements dotés de nombreux pôles d’attractivité. L’industrie agroalimentaire représente 20 % de l’emploi salarié industriel de la région (contre seulement 14,3% en moyenne au niveau national).Les emplois se situent principalement dans le Calvados et la Manche, avec respectivement 8 700 et 7 078 emplois pour un total de 20 556 emplois dans la région (2003). La construction électrique et électronique est le deuxième secteur employeur de la région avec 16,1 % de l’effectif industriel total bas-normand. Le secteur de la métallurgie et de la transformation des métaux compte plus de 11 000 salariés soit 11 % de l’emploi salarié industriel. Les établissements sont essentiellement de petite taille (les 2/3 ont moins de 10 salariés).

Secteurs porteurs. L’automobile, moteur de l’industrie régionale, compte 12 500 emplois dans le cœur de la filière (constructeurs, équipementiers) soit 13% de l’emploi industriel de la région et 17 500 emplois induits dans les secteurs en amont (fournisseurs, sous-traitants) soit 18 % de l’emploi industriel de la région. La Basse-Normandie fait partie des quatre régions en France où l’automobile est la plus présente, derrière la Franche-Comté, l’Alsace et la Lorraine. Une des autres spécialités de la région concerne le secteur de la plasturgie, filière comptant 4 500 salariés, soit 4 % de l’effectif industriel bas-normand.

Façade maritime. La Basse-Normandie, région côtière, vit aussi de la conchyliculture (huîtres et moules) et de la pêche avec environ 2400 marins professionnels. Les 602 navires de pêche actifs à fin 2002 représentent 10,7 % de la flotte française répartis entre les ports de Saint-Vaast-la-Hougue, Ouistreham, Trouville et Honfleur, plus le quatre ports dotés de criées : Port en Bessin, Grancamp-Maisy, Cherbourg et Granville. Parmi les autres secteurs significatifs, celui de la pharmacie compte 800 salariés (3e région pharmaceutique de France). La filière équine emploie 6000 salariés et occupe près de 70 000 hectares. La région dispose de deux haras nationaux, le haras de Saint-Lô et celui du Pin qui contribuent à l’une des plus importantes productions de chevaux en France. L’industrie du bois a fait d’importants efforts pour se structurer en développant le trafic à partir du port de Caen. L’industrie liée au nucléaire occupe ici une place importante avec la centrale de Flamanville et la Cogema, usine de retraitement des combustibles nucléaires usés de La Hague et de la DCN. La production d’électricité est de plus de 14 000 Gwh (2000), soit 3,8% de la production française. EDF a par ailleurs pris la décision d’implanter l’European pressurised reactor, réacteur nucléaire de troisième génération, dans le département de la Manche. Début des travaux prévu en 2007.

(sources : CCI).

Création d’entreprises en Bretagne en 2004

  • 12 500 entreprises créées ou reprises
  • 7 800 entreprises nouvelles
  • 80 % des créations sont dans les secteurs du commerce, de la construction, des services aux particuliers et aux entreprises.
  • Qui crée ? Majoritairement, des hommes, proches de la quarantaine, plus diplômés que la moyenne nationale dont 60 % sont d’anciens salariés et un tiers était au chômage.

(source : INSEE)

L’innovation en Bretagne, quelques chiffres…
Bretagne Innovation Bretagne, agence régionale de promotion et de coordination des politiques d’innovation et de développement technologique, créée en 1988, à l’initiative du Conseil Régional, a mené une enquête sur « les stratégies et pratiques en innovation » auprès de près de 4800 entreprises régionales. 85 % des entreprises interrogées déclaraient avoir créé de nouveaux produits, services ou process, amélioré ou adapté leurs produits, services ou procédés de fabrication au cours des 5 dernières années. 94% des dirigeants interrogés estiment que l’innovation est une nécessité pour la survie de l’entreprise. Pour le président, Patrick Allaume, « L’innovation est avant tout le résultat d’un élan d’entrepreneur qui ne se décrète pas, ne se modélise pas. C’est un état d’esprit. Une entreprise innovante se développe plus vite et se modernise tout en créant des emplois ». Mais, 68% des entreprises déclaraient aussi rencontrer des obstacles. La plupart estime être insuffisamment informée sur les nouvelles technologies, les possibilités d’adaptation ou d’amélioration des produits et des procédés. Seulement 30 % d’entre elles avaient déposé des brevets. De 1989 à 1999, le bilan fait apparaître une augmentation de 15,6 % de dépôts de brevets en Bretagne contre 4% de diminution au niveau national. « Toutefois, le nombre de dépôts de brevet n’est pas le seul indicateur de l’innovation dans les entreprises. Bon nombre d’entreprises de certains secteurs d’activités, comme l’agro-alimentaire, préfèrent garder un secret de fabrication plutôt que de le protéger par un brevet. »

17 des 67 pôles de compétitivité labellisés sont dans l’Ouest
Parmi les 105 candidatures recueillies au printemps, le CIADT, Comité interministériel d’aménagement et de développement du territoire du 12 juillet 2005 a labellisé en France, 67 pôles de compétitivité, distinguant parmi eux 6 projets mondiaux et 9 projets à vocation mondiale. Tour d’horizon des 17 projets présentés en Bretagne, Pays de la Loire, Centre et Basse-Normandie.

Un pôle de compétitivité se définit comme « la combinaison, sur un espace géographique donné, d’entreprises, de centres de formation et d’unités de recherche publiques ou privées, engagés dans une démarche partenariale destinée à dégager des synergies autour de projets communs au caractère innovant Ce partenariat s’organise autour d’un marché et d’un domaine technologique et scientifique qui lui est attaché et devra rechercher la masse critique pour atteindre une compétitivité mais aussi une visibilité internationale.» Une enveloppe totale dédiée au financement des pôles a été portée à un minimum de 1,5 milliard d’euros sur 3 ans. Chaque pôle labellisé va faire l’objet d’un suivi individualisé assuré par un comité de coordination mis en place par le préfet de région. Il a pour charge de préparer un contrat cadre associant tous les partenaires, notamment les collectivités locales. A lui de définir la gouvernance du pôle, la stratégie de développement économique et ses priorités, une proposition de zonage recherche et développement pour le dispositif d’exonération ainsi que les modalités de suivi et d’évaluation. Le CIADT a décidé que de nouvelles initiatives pourront s’exprimer à l’avenir : un nouvel appel à candidature sera en effet ouvert dès la fin de l’année.

PAYS DE LA LOIRE
Biothérapies. Le projet, porté par Atlanpole, rassemble 40 entreprises de biotechnologie, soit 600 emplois hautement qualifiés. « Articulé autour des deux métropoles Nantes et d’Angers et de leurs sites hospitalo-universitaires, ce pôle vise à mettre en cohérence l’ensemble de ces offres dans le processus de recherche et de développement d’agents et de stratégies de diagnostic et de thérapie. A partir des savoir-faire de la recherche académique et des start-up qui en sont majoritairement issues, il compte ouvrir et optimiser les services offerts par les académiques aux entreprises, notamment pharmaceutiques, dans la performance sur les aspects de recherche et de valorisation vers l’entreprise, la recherche clinique, la bio production. » Le pôle ambitionne d’être un centre de référence européen dans ce domaine, en proposant une offre globale « du bio diagnostic au bio médicament ».

EMC2 (Ensembles Métalliques et Composites Complexes). Le pôle rassemble Airbus, Chantiers de l’Atlantique, DCN Propulsion, Groupe Bénéteau, des équipementiers automobiles (ACI, Le Mans ; Valeo, Laval ; Mécachrome, Sarthe), Sora Composite (Laval), ainsi que 1 800 autres entreprises, 35 laboratoires, soit 14.000 emplois concernés, 24 écoles et universités, 64 lycées techniques et professionnels. « En s’appuyant sur les acquis de ces entreprises, les technologies développées doivent permettre d’assurer une approche transversale vers d’autres entreprises régionales, voire nationales, pour démultiplier les compétences et favoriser l’économie ; d’obtenir des produits d’excellence dans les PME-PMI d’autres secteurs d’activité, en particulier l’automobile et le ferroviaire. »

Génie civil Ouest. Le pôle «Plates-formes d’études et d’essais d’ouvrages de génie civil dans leur environnement terrestre et maritime » implique des entreprises des travaux publics et du bâtiment (FNTP et FFB), des laboratoires (LCPC, CSTB, ECN, université, CERMA). « Il s’agit de constituer un ensemble de compétences combinées en s’appuyant sur la concentration de plates-formes, d’être le spécialiste dans les études des contraintes propres aux ouvrages de génie civil en situations complexes ou extrêmes. » Le périmètre technique regroupe quatre grands domaines d’excellence de l’étude des ouvrages : conception, stabilité et fonctionnement des ouvrages ; durabilité et cycle de vie ; conditions climatiques dégradées ; interaction avec l’environnement.

Végétal spécialisé Anjou Loire. Le Comité Interprofessionnel du Végétal Spécialisé (CIVS) rassemble des entreprises leaders du secteur (Vilmorin, Ernest Turc), Valcampus, campus du végétal spécialisé basé à Angers et des collectivités locales. « Le Pôle, précise Olivier Augin, fait partie des 9 pôles à vocation mondiale labellisés. Quatre projets coopératifs technologiques ont ainsi été élaborés. Il s’agit de créer une plate-forme d’innovation variétale pour les cultures spécialisées qui répondra aux attentes et spécificités de création variétale des secteurs, des légumes, des fruits à pépins, de l’ornement et des plantes médicinales aromatiques et industrielles ; une cellule d’expertise de la qualité sanitaire des semences et des plants spécialisée ; un centre d’expertise et de compétence « santé/bien-être » des productions végétales spécialisées ;un centre d’expérimentation et d’innovation de l’horticulture et du paysage urbain. »

Pôle Enfant. La Chambre de Commerce et d’Industrie de Cholet rassemble une centaine d’entreprises aux activités portant sur les biens de consommation destinés aux enfants de 0 à 12 ans. « Multisectoriel, précise Samuel Leblond, ce pôle veut fédérer autour d’une approche globale, économique, sociale et culturelle de l’univers enfant, les différentes expertises (conception textile, designers du mobilier, ergonomes, nutritionnistes…) détenues par les acteurs locaux. L’objectif est de privilégier le développement des fonctions situées en amont (innovation, marketing, veille technologique et consommateur) et en aval (circuits de distribution, renforcement à l’export) de la production. »

CENTRE
Céramique. Le pôle rassemble 2400 laboratoires, instituts, écoles,entreprises spécialisées dans la porcelaine (68 entreprises), l’ornementation, le sanitaire (8 entreprises), les céramiques techniques (17 entreprises), les fournisseurs de matériels et équipements (39 entreprises), soit au total salariés directement concernés en Centre, Limousin et Midi-Pyrénées. « Trois axes stratégiques ont été définis : le soutien de la filière porcelaine en améliorant la flexibilité, l’efficacité et la rentabilité des procédés de production ; la valorisation des compétences et des résultats de la recherche ; le développement de nouveaux produits et de nouveaux procédés céramiques. »

Cosmetic Valley. Le pôle rassemble 200 entreprises de Centre, Ile-de-France et Haute-Normandie comptant 16 000 emplois directs avec de grands noms de la cosmétique comme Dior, Guerlain, Paco Rabanne, Gemey-Maybelline ou Yves Saint-Laurent mais aussi des laboratoires comme LVMH, le CNRS, l’INSERM, l’INRA, l’Institut pour la recherche en développement d’Orléans, des centres de recherche, l’université Val de Loire, soit près d’un millier de chercheurs. « L’objectif est d’être le premier pôle mondial dans le domaine de la parfumerie et de la cosmétique et développer la recherche dans les sciences de la beauté et du bien-être. » Un Institut de la peau, de la beauté et du bien-être pourrait voir le jour.

Sciences et systèmes de l’énergie électrique. Les axes développés par STMicroélectronics, Connex, Legrand, Dalkia, Faiveley et de nombreuses PME, dont certaines très innovantes, comme Ainelec et Vermon concernent les sources d’énergie et de stockage et la mesure, distribution, commande, protection. « Les travaux se concentrent sur les composants passifs de puissance, les semiconducteurs de puissance, des technologies de l’information et de la communication, de la gestion du bâtiment en domotique résidentielle, tertiaire et de l’industriel ».

ViaMéca. Ce pôle, porté par de nombreuses PME et de grands noms comme Michelin, doit conduire pour les grands donneurs d’ordre de l’industrie à la diminution des délais et des coûts, à des réponses globales aux appels d’offre ainsi qu’à des innovations technologiques de la part des sous-traitants en dynamisant la chaîne. Il porte sur les régions Auvergne, Centre, Languedoc-Roussillon, Limousin, Midi Pyrénées, et Rhône-Alpes.

BASSE NORMANDIE
Filière équine. Les professionnels de la filière, rassemblés autour du Conseil des Chevaux de Basse-Normandie, ont plusieurs projets en commun : développer une démarche qualité et construire une «marque » française, mettre l’accent sur la recherche vétérinaire, créer un centre de ressources, appuyer le développement des entreprises du secteur, renforcer l’offre globale en matière de tourisme liée au cheval.

Normandy Motor Valley. L’Association du technopole du Madrillet rassemble des entreprises comme: Renault, SNECMA, SEP, Magnetti, Marelli, Valeo ; des laboratoires et divers instituts de formation, universités. Il s’agit de favoriser l’émergence de technologies de rupture, dans le domaine de la combustion, tout en poursuivant la recherche.

Transactions Electroniques. 82 partenaires, dont 11 groupes industriels, 42 PME, 11 centres de recherche et de formation et 18 organismes publics et professionnels ont créé ce pôle. « La structure vient juste d’être créée, confie Mathieu Desramé de Synergia, agence développement de l’agglomération de Caen. L’objectif vise désormais à ancrer encore davantage le secteur des transactions électroniques dans le territoire régional. »

BRETAGNE
Sea-Nergie. Thales, DCN, Veolia, Total, Haliod, de nombreuses PME, laboratoires, instituts et écoles ont créé ce pôle des Sciences et technologies de la mer appliquées à la sécurité, à la sûreté et au développement durable. La stratégie générale du Pôle Mer Bretagne s’articule autour de la sécurité et de la sûreté maritimes, l’ingénierie, la maintenance et les services navals, l’exploitation des ressources énergétiques marines, la valorisation des ressources biologiques, l’environnement et le génie côtier. « L’association rassemble aujourd’hui 170 adhérents de toutes sortes, précise Christian Charles. Notre réflexion est menée en lien étroit avec la région Paca afin de se coordonner de manière satisfaisante, dans une logique de synergies territoriales, en évitant les concurrences stériles. »

Images et réseaux. A côté de France Télécom, Thomson, Alcatel, Thalès Broadcast Multimédia, une vingtaine de grandes entreprises et une vingtaine de PME sont également impliqués avec le Conseil régional, laboratoires, instituts, écoles et universités. La stratégie générale du pôle est au confluent des trois chaînes de la valeur de l’audiovisuel, des télécommunications et des technologies de l’information, jouant sur l’intégration et la convergence des marchés. « Il convient, précise Patrick Cosquer, délégué général de la Meito, Mission pour l’électronique, l’informatique et les télécommunications de l’Ouest, de se concentrer sur les usages, les services et les contenus, afin de les coupler étroitement avec les nouvelles technologies numériques de l’image et des réseaux. L’association est en train de se mettre en place avec les membres fondateurs. Elle compte aujourd’hui 262 adhérents, soit 40 % des entreprises concernées par cette filière. »

Viandes et produits carnés. Ce pôle, porté par l’Adiv, rassemble des entreprises d’Auvergne, de Bretagne, d’Ile-de-France, du Languedoc-Roussillon, du Limousin, de Midi-Pyrénées et de Rhône-Alpes. « Après une enquête menée auprès de 351 entreprises de l’abattage, découpe, transformation sur toute la France et toutes espèces confondues (bovins, porcins, ovins, caprins, volailles), sept champs stratégiques ont été retenus pour les activités de recherche et développement couvrant divers aspects, depuis les enjeux environnementaux jusqu’aux innovations, en passant par la mécanisation et la robotisation. »

Automobile haut de gamme. Le pôle bénéficie de l’expérience en matière d’animation de réseau industriel que lui apporte l’association Performance 2010, pour faire de la région Ouest un pôle reconnu en France et en Europe dans le domaine de la conception et de la fabrication d’équipements pour les véhicules haut de gamme. Il présente de nombreux projets, sur des thèmes à la fois technologiques (sensoriel, fiabilité produit, réponse aux nouveaux enjeux réglementaires) et organisationnels (animation et diffusion des bonnes pratiques, productique).

L’aliment de demain. La Conférence des chambres économiques de Bretagne (COCEB) et l’Association bretonne des entreprises agroalimentaires (ABEA) rassemble les acteurs de la filière agroalimentaire. Quatre thèmes ont été retenus : la technologie alimentaire, la microbiologie alimentaire, les ingrédients, la nutrition et la santé. Plus de 70 projets collaboratifs ont déjà émergé. « Il reste, précise Michel Pinel, délégué général de Valorial, à élaborer des projets de collaboration économique qui seront présentés à l’État et à la région. Pour les projets un peu éloignés, nous veillerons à nous rapprocher des autres pôles nationaux de manière à ce que les membres en Bretagne puissent aussi bénéficier de la dynamique des autres régions. Nous sommes un pôle à vocation nationale, qui reste ouvert aux membres industriels extérieurs à la Bretagne. »

Initiative
Pleins feux sur Yves Cougnaud en Vendée
Une entreprise familiale devenue leader

Issu d’une longue lignée de métalliers, Yves Cougnaud, fondateur de l’entreprise éponyme, a su mettre à profit ce don familial pour la matière et sa transformation. Artisan forgeron jusqu’en 1977, il se met alors à fabriquer des bungalows et des caravanes de chantier pour le marché local puis oriente rapidement sa production vers la construction modulaire. Il est rejoint par ses quatre fils dans les années 1980 ; ensemble, ils développent le produit et réinventent la construction modulaire, introduisant la dimension architecturale. Ils rendent le temporaire durable et esthétique. Les résultats ne se font pas attendre : en quelques années, leurs solutions évolutives, dynamisées par un outil industriel puissant et d’importants investissements, s’imposent sur le marché de la construction modulaire. « Nous fabriquons au maximum en usine, explique Eric Cougnaud, puis nous transportons ces éléments préfabriqués sur site pour les réassembler. Nos clients sont des entreprises publiques, industrielles, collectivités, administrations tant dans le BTP, services, industrie, administration… 96 % de l’activité est traité au niveau national, mais nous exportons également vers la Suisse et l’Espagne. » L’entreprise, emploie aujourd’hui 850 salariés dont 750 sur trois sites industriels à Mouilleron-le-Captif en Vendée, un site parisien avec 90 personnes à Saint-Michel-sur-Orge, un à Marseille et un à Toulouse. L’entreprise propose aussi ses produits en location (25 % du chiffre d’affaires). Avec un chiffre d’affaires de 161,4 millions d’euros», l’entreprise se positionne aujourd’hui n°1 en vente et n°2 en location, sur le marché français de la construction modulaire. « Nous souhaitons que notre drapeau flotte encore longtemps et haut. Les clés de la réussite ? Certainement un fort attachement de toute l’équipe à l’entreprise et au territoire. Nous sommes avec nos collaborateurs dans l’entreprise, mais aussi, au quotidien sur le terrain de foot, dans la vie de tous les jours… » www.yves-cougnaud.fr

Interview
Depuis Nantes, Sandra Cambriel expédie des fleurs sur la planète
Sandra Cambriel vient d’être nommée directrice générale adjointe du Bouquet nantais. Après les Etats-Unis, Paris et La Réunion, vivre à Nantes est vraiment pour elle l’occasion de faire rimer vie professionnelle avec qualité de vie…
Sandra Cambriel a passé mon bac aux Etats-Unis. De retour à Paris, elle se lance dans des études d’histoire de l’art à l’université américaine de Paris avant de partir pour La Réunion développer l’activité du groupe Accor. « J’ai souhaité alors revenir en France mais je ne souhaitais pas retourner sur Paris, après ce que nous avions vécu en famille, J’ai choisi l’Ouest pour sa qualité de vie, son dynamisme. Ici, il me paraissait possible de concilier vie personnelle et vie professionnelle. » En janvier 2004, Sandra Cambriel intègre Le bouquet nantais ; elle s’occupe aujourd’hui de la vente par correspondance des fleurs dans le monde entier et de la création d’un réseau de franchises. « Le bilan est des plus positifs. C’est tout à fait ce que nous cherchions, une zone proche de Paris, dynamique, qui nous permette d’évoluer au niveau tant humain et familial que professionnel. D’ici, l’on rayonne sur toute la planète. »

Evénement
Ouverture prochaine de l’autoroute A 28
L’A28, tant attendue, ouvrira ses portes en décembre prochain, reliant ainsi Rouen, Alençon, Le Mans et Tours. L’événement est attendu par l’ensemble des habitants et différents professionnels qui comptent sur cette nouvelle infrastructure pour engager des perspectives de développement. « C’est la voie simple et facile entre Grande-Bretagne, Benelux, Scandinavie et la péninsule ibérique, estime Jean-Paul Couasnon, délégué général de l’Agence de développement économique de Le Mans métropole. C’est un lien avec de grands bassins de production et de consommation qui offre à l’évidence des solutions logistiques. »

Recrutement : une croissance saine et soutenue
Trouver le personnel, les talents et les compétences nécessaires pour faire face aux commandes et développer l’activité reste l’un des soucis majeurs de bon nombre d’entreprises. Tendances du moment…

Le marché de l’emploi est actuellement plutôt à la hausse. « Nous notons une croissance saine et soutenue, constate Emmanuel Louzier, directeur régional Grand Ouest du cabinet de recrutement Michael Page. Plus d’offres, des créations comme des remplacements – c’était plutôt des remplacements et pas de création il y a quelques mois. Une croissance en termes d’offres intéressante car elle est structurée, raisonnée, contrairement à 2000 où il y a eu un emballement avec l’internet. Les voyants sont plutôt au vert. » Bien sûr, des entreprises recrutent plus que d’autres. Si la conjoncture est un peu moins favorable pour les grands groupes, elle l’est pour les PME et TPE. Les effets du contrat nouvelle embauche commencent à se faire sentir avec la création d’un certain nombre de fonctions. La fluidité des candidats participe également de la hausse de l’offre : « Au bout de trois ou quatre ans sur un même poste, le candidat souhaite aujourd’hui évoluer, changer et de ce fait, participe indirectement à dynamiser le marché. » Les demandes des entreprises ont évolué et misent sur le qualitatif. « Depuis un peu plus d’un an, note Georges Lagrée, CPC Consultants, sur Rennes et Nantes, l’entreprise recherche des candidats avec des compétences professionnelles mais aussi des aptitudes humaines, capables d’apporter une synergie, une plus value, une capacité à prendre du recul, à s’intégrer dans les équipes, à apporter des solutions face à un problème. »

Anticipation du « papy-boom ». Certaines entreprises ont anticipé le départ à la retraite imminent de leurs dirigeants ou de leurs cadres, d’autres, pas du tout. De nombreux professionnels, surtout les ingénieurs du secteur industriel, ont intégré jeunes l’entreprise et évolué avec elle au fil du temps, portés par une évolution interne et une montée progressive de la compétence. L’heure de la retraite a sonné et leur remplacement n’a pas été forcément imaginé. Les responsables sollicitent les cabinets pour les accompagner dans ce changement. « Depuis deux ans, note Raoul Dautreme, Alexandre Tic Nantes, cabinet spécialisé dans le recrutement des cadres, nous voyons des responsables qui anticipent. En prévision d’un départ, les entreprises, surtout des PME et PMI, nous chargent du recrutement d’un professionnel qu’elles n’ont pas en interne. Compte tenu des difficultés économiques, elles ont tendance à attendre le dernier moment pour se décider, seulement six ou huit mois avant. » « Nous savons, insiste Bernard Fonteneau, directeur du département recrutement pour le cabinet Actiforces à Tours, qu’à partir de janvier 2006, en région Centre – Ouest, il y aura plus de départs en retraite que d’arrivées de jeune sur le monde du travail. C’est une première… »

Pénurie de compétences. Certains métiers sont un peu plus touchés que d’autres et connaissent une pénurie de candidatures notamment les fonctions de technico-commerciaux, celles liées à l’immobilier et à la construction. Le BTP a toujours du mal à recruter et trouver un conducteur de travaux reste une gageure. Pour y faire face, les entreprises commencent à confier aux cabinets de recrutement des missions sur le très long terme, en faisant part de leurs besoins supposés. « C’est la seule façon pour faire face et attirer de nouveaux talents », estime Bernard Fontenau. Le cabinet de recrutement à une place très importante auprès du chef d’entreprise : il doit l’inciter à prendre des décisions rapidement car les jeunes candidats, aux compétences requises, ne restent pas longtemps dans l’attente d’un emploi, ayant le choix entre deux ou trois propositions. Plus question de laisser traîner l’offre » De nouvelles fonctions s’affirment ; les commerciaux doivent à ce jour posséder des notions de gestion, de coût, de marketing. L’entreprise a imaginé de leur confier aujourd’hui des grands comptes ou comptes clés. « Le commercial ne doit plus aujourd’hui faire preuve uniquement de savoir-faire et de savoir être mais aussi, de savoir comportemental vis-à-vis de son client. C’est un autre état d’esprit, une belle évolution du secteur commercial. En plus, on lui propose désormais le tutorat d’un futur vendeur. »

Mobilité restreinte. Certains cabinets de recrutement notent une diminution de la mobilité des jeunes, d’autant que le bassin d’emploi est de petite taille. De plus en plus de couples travaillent tous les deux et peu se risquent à tenter un changement professionnel en même temps et un déménagement par crainte que le conjoint ne se retrouve sans poste satisfaisant. Même pour ceux aux rémunérations élevées. « Beaucoup de postes sont difficiles à pourvoir, explique Raoul Dautreme, car l’entreprise souhaite que son futur salarié vienne s’installer à proximité. Certains cadres en recherche d’emploi proposent d’aménager leurs horaires, de travailler à distance, mais les entreprises restent encore frileuses par rapport à cette idée. » « Il n’est pas rare, poursuit Bernard Fonteneau, que l’un trouve un emploi à Tours, l’autre, à Orléans, Blois, Nantes. Certains font alors le choix de rester pour l’un à Paris, pour l’autre, qui veut se fixer, à Tours. Le CV reste dans la candidathèque jusqu’à ce que le cabinet trouve un autre emploi dans un rayon de 40 à 50 km. » Pour Georges Lagrée, « la profession du conjoint pose fréquemment problème à la mobilité. Une étude indique que 85 % des couples ont aujourd’hui deux activités professionnelles et qu’il est donc de plus en difficile de bouger à deux. Les jeunes deviennent propriétaires avec des endettements très longs et donc, s’enracinent. »

Attractivité du territoire. Une chose est sûre : le Grand Ouest attire et les jeunes ne sont pas rares, après trois ou quatre ans en région parisienne, à solliciter un emploi en Bretagne, Pays de la Loire, Basse-Normandie ou Centre, même pour une rémunération moindre. « C’est la qualité de vie qui prime, constate Michel Vanoverberghe, RH Partners à Nantes. Autant la mobilité des cadres reste limitée à l’intérieur d’une même région, autant il n’y a aucune difficulté pour faire venir des cadres d’autres régions. » Une étude du cabinet Michael Page, réalisée auprès de plus de 300 cadres qui avaient fait l’objet d’une mobilité en 2003 confirme ce point de vue. « Nous leur avions demandé quelles avaient été leurs motivations pour accepter un »e offre d’emploi dans le Grand Ouest, explique Emmanuel Louzier. Il s’est avéré que le territoire du Grand ouest est celui de France qui attire le plus de cadres à partir de critères essentiellement liés à la qualité de vie alors que c’est pourtant le territoire qui rémunère le moins bien les cadres. Les gens choisissent la qualité des équipements, l’offre culturelle et de loisirs, les services, l’éducation, le cadre de vie avec la proximité du littoral. Les gens cherchent ici une harmonie entre une vie professionnelle et une vie personnelle, sans pour autant brader leurs responsabilités professionnelles. Tous les métiers sont quasiment représentés dans le Grand Ouest. La contrepartie, c’est qu’au bout de trois ou quatre ans, les cadres ne sont plus mobiles…. Ils ont pris goût au Grand Ouest ! »

Le groupe Arkéa mise une stratégie de recrutement de proximité
Arkéa, à mi-chemin entre groupe régional et entité nationale, a en charge le recrutement des banques Crédit mutuel de Bretagne, du Sud-Ouest et du Massif central. Une vingtaine de ses filiales assure par ailleurs le recrutement sur des marchés nationaux, essentiellement pour les métiers de la banque, de la finance et de l’assurance. Papy-boom ? « Nous sommes une banque jeune et ne sommes pas encore confrontés à ce phénomène, avoue le responsable de recrutement du groupe, Christophe Esterle. Sans doute le connaîtrons-nous d’ici trois à cinq ans. En revanche, nous avons actuellement à faire face à de forts besoins de recrutements pour la gestion et le développement de nos activités : 80 personnes pour le Sud-Ouest chaque année, 200 pour la Bretagne, rien que sur nos réseaux commerciaux. » Pour y faire face, le groupe Arkéa développe une stratégie de recrutement, essentiellement régionale : « S’agissant des métiers de la banque et de l’assurance, nous recherchons nos candidats au plus près des territoires. Nous nous appuyons sur notre réseau commercial très dense (250 agences rien qu’en Bretagne) et essayons d’en tirer partie sur le plan du recrutement en travaillant avec nos organisations en ressources humaines décentralisées. Pas de campagne nationale, juste un peu de notoriété bien dosée et une communication régionale, au plus près de nos partenaires. Les centres de formation constituent un terreau privilégié : c’est là que nous trouvons l’essentiel de nos candidats. »

Ingénieurs : renouvellement des générations
Les effectifs d’ingénieurs et cadres techniques de l’industrie ont fortement chuté au moment de la récession économique du début des années 1990. Porté par la technicité croissante des procédés, l’emploi a ensuite progressé pour atteindre 270 000 salariés en 2002. On accède généralement à ces postes après plusieurs années d’expérience ; de ce fait, l’âge moyen des ingénieurs et des cadres techniques de l’industrie est de 43 ans. La part des plus de 50 ans atteignait 31 % des effectifs en 2002. Toutefois on assiste à un renouvellement de générations, les jeunes investissant petit à petit ces métiers : 12 % des effectifs ont moins de 30 ans. Ces métiers demeurent très masculins (10 % de femmes en 2002), mais la féminisation est plus élevée parmi les jeunes (20 % de femmes parmi les moins de 30 ans). Les jeunes qui occupent ces emplois sont souvent recrutés à bac + 5. 70 % des moins de 30 ans ont au moins un bac + 3. Toutefois certains, après plusieurs années d’expériences, ont atteint cette fonction par promotion interne. Ces salariés ont de lourdes responsabilités, à la fois sur les plans technique, économique et managérial et travaillent en moyenne 44 heures par semaine. Mais ces postes sont généralement bien rémunérés. Le turn-over est plutôt faible, cependant les transferts entre établissements sont nombreux. Ces postes sont ouverts aux jeunes cadres, puisque 37 % des nouveaux embauchés ont moins de 30 ans.
(sources : ministère de l’emploi, du travail et de la cohésion sociale, 2005).

Les écoles de formation font face aux défis de demain
Contexte socio-économique fluctuant, internationalisation des échanges, demandes accrues des entreprises de technicité et de qualification… Les écoles de formation se préparent pour faire face aux défis de demain.
A des degrés plus ou moins importants, l’ensemble des grandes écoles de formations de l’Ouest a depuis longtemps opté pour l’internationalisation et la diversité des échanges. A Audencia à Nantes, école supérieure de commerce, le stage à l’étranger est une obligation : « Généralement, les étudiants ne se font pas priés, constate Jean Guillemot, directeur de la communication. Autrefois, il y avait un afflux vers les Etats-Unis. Aujourd’hui, les jeunes se tournent aussi vers l’Europe, l’Asie, l’Amérique latine. » Depuis le mois de juin dernier, l’Ecole de design de Nantes Atlantique a intégré le réseau des Grandes Écoles afin, comme l’explique Emmanuelle Bouron, « d’entretenir et de développer les relations qui unissent ses membres, de promouvoir les écoles vis-à-vis des entreprises et au plan international. » L’IGR-IAE de Rennes a, lui aussi, su développer une orientation internationale forte concrétisée par le départ de 40 % des étudiants de master 1ère année à l’étranger : « La création du Centre franco-japonais de Management en 1992, du Centre franco-polonais de management en 1994, les partenariats noués avec plus de trente universités étrangères, les doubles diplômes avec les universités de Kiel (Allemagne) et de Laval (Québec), l’accueil d’une vingtaine de professeurs étrangers chaque année, marquent cette volonté d’ouverture internationale», confirme le nouveau directeur, David Alis. Pour Michel Poté, directeur général de l’ESSCA à Angers, « les mots étranger, frontière ont de moins en moins de sens pour les jeunes. Avant 1998, nous avions 5% de nos étudiants qui trouvaient leur premier emploi à l’étranger ; nous en avons 25 % aujourd’hui. Ils choisissent principalement l’Allemagne, l’Angleterre, la Belgique, la Hollande, plus rarement l’Europe du Sud (alors que les sortants de lycées sont à 60% hispanisants), le Canada, l’Asie, et, depuis quelque temps, la Chine. Les jeunes sont devenus très mobiles, prêts à partir, doués pour l’interculturel. »

Harmonisation européenne
Comment harmoniser les cursus au niveau européen pour des étudiants toujours en mouvement ? L’ESIEA, école d’ingénieurs installée à Paris, Laval et Casablanca, a été l’une des premières en France à proposer à ses élèves un système européen de transfert de création (ECTS). Il permet un découpage des cours en modules et une notation, non plus numérique mais de A à F. Le système, homologué par l’Union européenne, favorise ainsi la mobilité des étudiants. Puis, est arrivée la normalisation des diplômes avec la LMD, licence, master, doctorat. Bon nombre d’étudiants sont désormais détenteurs d’un double diplôme : celui de l’école d’origine, qui permet de travailler en France, et le master, qui a une vocation internationale et permet de travailler à l’étranger. « Nous sommes en ordre de marche, poursuit Jean Guillemot ; la première année d’école de commerce finit un cycle de trois ans correspondant au niveau L ; les étudiants entrent ensuite en niveau master. » Les IAE, Instituts administration entreprises, surfent aussi sur la vague du LMD : « Tous nos diplômes ont été retravaillés et mis en forme autour de l’harmonisation européenne, confirme Céline Brochu. Nous avons ainsi fusionné un DESS en gestion – management des PME et un DESS en gestion de projet en développement de nouveaux produits pour créer un master professionnel projet d’innovation et entreprenariat. Les étudiants ont entamé leur deuxième année de masters professionnels, tous en management, avec des spécialités différentes. Nous avons aussi créé une première année de master en management double compétence. Nous ouvrons par ailleurs un centre de management international franco-chinois avec un master professionnel spécialisé, auquel se joignent des auditeurs chinois.»

Un recentrage sur des valeurs
Rendre chaque étudiant acteur de sa formation, avec pour finalité la construction d’un projet professionnel cohérent est une intention qui anime bon nombre de responsables d’écoles. Ainsi, l’Ecole supérieure de commerce de Rennes développe depuis quinze ans une pédagogie originale totalement intégrée dans le cursus : la pédagogie de l’expérience et de l’initiative. « Elle est fondée, écrit son directeur Michel Besnehard, sur le développement personnel de l’étudiant dans une perspective professionnelle. Elle comprend les activités associatives, les conseils pour la rédaction du CV et les journées de simulation d’entretiens, les stages, les activités sportives. Cet aspect pédagogique est évalué pour l’obtention du diplôme. Au cours de son parcours et guidé par un tuteur de l’école, chaque étudiant participe à des projets, vit des expériences, prend des initiatives et des responsabilités en groupe ou individuellement. » Il n’est pas rare d’entendre des responsables d’entreprises se plaindre d’un « manque de référence à des valeurs fondamentales » de la part des candidats qu’ils embauchent « Notre volonté, insiste Jean Guillemot, Audencia, a toujours été d’introduire au cœur des enseignements de management, de la culture générale, des enseignements fondamentaux, non plus simplement dans le cadre de conférences optionnelles et additionnelles proposées aux étudiants, mais bien au cœur des enseignements de management. Beaucoup de jeunes étudiants sont à la recherche de hauteur de vue, s’interrogent sur le fondement de leur métier, le développement durable, la morale dans l’entreprise. Cet ce sont eux les futurs managers de demain ! »

Innovation et veille

  • Centre Relais Innovation Atlantic (Bretagne, Pays de la Loire, Basse Normandie) : http://cri.bretagne-innovation.tm.fr
  • Réseau de Développement Technologique Bretagne : www.rdt-bretagne.net
  • Réseau Interrégional de Développement Technologique :www.ridt.org
  • Centre Européen d’entreprise et d’innovation, incubateurs, Technopoles : www.reseauftei.com
  • Bretagne Innovation : www.bretagne-innovation.fr
  • ANVAR : l’agence française de l’innovation : www.anvar.fr
  • Groupe AFNOR : www.afnor.fr
  • Institut national de la propriété industrielle : www.inpi.fr
  • IRISA, Institut de recherche en informatique et systèmes aléatoires : www.irisa.fr
  • Performance Bretagne : www.performance-bretagne.net

Sites Institutionnels

  • Conseil Régional de Bretagne : www.region-bretagne.fr
  • Conseil Régional de Basse-Normandie : www.region-basse-normandie.fr
  • Agence Française de l’Innovation : www.anvar.fr
  • Direction Régionale de l’Industrie de la Recherche et de l’Environnement : www.bretagne.drire.gouv.fr
  • Association Nationale de la Recherche technique : www.anrt.asso.fr
  • Assemblée des chambres françaises de commerce et d’industrie : www.acfci.cci.fr
  • portail des CCI : www.cci.fr
  • Union des chambres de commerce et d’industrie françaises à l’étranger : www.uccife.org
  • Ministère délégué à la Recherche et aux nouvelles Technologies : www.recherche.gouv.fr
  • Direction des Entreprises commerciales, artisanales et de services : www.pme-commerce-artisanat.gouv.fr
  • Observatoire des Centres de Compétences Technologiques : www.emn.fr/atout
  • Arsit Bretagne et Arsit Pays de la Loire avec le soutien de l’INPI : www.pi-r2.org
  • Mission pour l’Electronique, l’Informatique et les Télécommunications de l’Ouest : www.meito.com
  • Pays de la Loire Innovation : www.pdlinnov.com
  • Journal officiel de la République française : www.admi.net/jo
  • la vitrine de l’industrie et de la technologie française : www.industrie.gouv.fr/francetech
  • Réseau national des EIC : www.eic.minefi.gouv.fr
  • Service public : www.service-public.fr

Création et développement d’entreprises

  • Agence Pour la Création d’Entreprises : www.apce.com
  • Association Française pour la promotion de l’Investissement par les Business Angels : www.franceangels.org
  • Défi Création : www.deficreation.com
  • Association pour le droit à l’initiative économique (ADIE) : www.adie.org
  • Réseau des boutiques de gestion : www.boutiques-de-gestion.com
  • Création d’entreprise et innovation : www.ceei-creativ.asso.fr
Site du salon consacré aux indépendants et aux petites entreprises : www.salonmicroentreprises.com
  • Passeports Bretagne pour entreprendre : www.passeports-bretagne.com
  • Reprendre en Bretagne : www.reprendre.bretagne.org
  • Site d’économie solidaire : love-money.org/ille-et-vilaine
  • Une entreprise à la portée de tous : www.entreprisealaporteedetous.fr

Europe – international

  • CORDIS, Service Communautaire d’Information sur la Recherche et le Développement : www.cordis.lu/fr
  • Union Européenne en ligne : www.europa.eu.int
  • IRE innovating Regions in Europe : www.innovating-regions.org
  • MIRCEB : www.mirceb.com
  • Etablissements d’enseignements supérieur et de recherche
  • Centre Europe info : www.centreurope.info
  • Community research & development information service : www.cordis.lu
  • Bretagne International : www.mirceb.com
  • Cellule entreprise et coopération : www.rpfrance.org
  • Coface : Assurance-crédit domestique et internationale, gestion de créances, prospection et information commerciale, assurance investissement : www.coface.fr
  • Dialogue avec les entreprises : www.europa.eu.int/business
  • EUR-Lex : le droit de l’Union européenne : europa.eu.int/eur-lex/fr/index.html
  • Firmafrance, site de promotion des entreprises et produits français en langue anglaise, ce site a pour objectif de générer des contacts et des affaires entre les décideurs internationaux et les entreprises françaises exportatrices : www.firmafrance.com
  • Ouest Atlantique : www.ouest-atlantique.org
  • Ubifrance, Agence pour la promotion internationale des technologies et des entreprises françaises : www.ubifrance.fr

Emploi – conseils recrutement

  • Assedic : www.assedic.fr
  • Association des cadres bretons : www.acb.bretagne.org
  • Cabinets conseils : www.cabinet-conseil.com
  • Cellule économique de Bretagne : www.cellule-eco-bretagne.asso.fr

Formations – stages

  • Centre Inffo, informations sur la formation permanente : www.centre-inffo.fr
  • GREF, la formation professionnelle continue : www.gref-bretagne.com
  • Projet Leonardo Da Vinci : europa.eu.int/comm/education/leonardo.html
  • Offres de stages dans les entreprises bretonnes : www.stagesouest.com

Tourisme d’affaire : un enjeu économique
Le tourisme d’affaire se développe. Le Grand Ouest offre de multiples possibilités aux entreprises pour accueillir réunions, séminaires, voire, élaborer leurs événementiels.

Tourisme d’affaire ou, comment lier l’utile à l’agréable. Professionnels et organismes du tourisme sont confrontés, de plus en plus fréquemment, à des demandes d’entreprises. Séminaire tonique, calme d’un hôtel de charme, proximité maritime ou clapotis de l’eau de la rivière… Les possibilités sont innombrables et pour y répondre, bon nombre d’établissements du Grand Ouest n’ont pas tardé à élaborer une réponse appropriée. Alliance Pornic, non loin de Nantes, propose ainsi toute une série de séminaires des plus alléchants, alliant au temps de travail, détente et thalassothérapie. Pour certains groupes, le tourisme d’affaire se pratique au quotidien depuis des lustres. « Le tourisme d’affaires est une activité importante en plein développement, confie Marc Zuccolin, directeur du Resort Lucien Barrière, à La Baule, complémentaire pour la pérennité de l’ensemble de nos équipements. Il s’étend dix mois de l’année. Plus de morte-saison… »

L’enjeu économique est de taille. Une étude réalisée récemment en région Centre révèlé qu’il ne pèse pas moins de 130 millions d’euros et représente près de 3000 emplois directs. L’association Ouest congrès, qui regroupe les centres de congrès de l’Ouest, développe et fédère les initiatives mises en place pour favoriser un tourisme d’affaires. Les Pays de la Loire ont créé en 2004 le groupement d’intérêt économique Atlantic Events, la « convention bureau, l’attitude dans le tourisme d’affaires de la destination Nantes, Saint-Nazaire, La Baule », comme se plaît à le souligner Karine Gagnepain, chargée de communication. « Nous sommes une porte d’entrée unique pour tout client qui s’interroge sur l’offre de ce territoire, poursuit le directeur Jean-François Kerroc’h; nous lui fournissons un catalogue, nous émettons des recommandations en fonction de ses attentes. Notre mission consiste à faire de l’assemblage de compétences. Nous agissons tel un accoucheur de projets et intervenons dans des phases amont de conception de projets, de l’étude de faisabilité jusqu’à la coordination des acteurs nécessaires à la conduite du projet, entre l’idée et la formalisation technique, financière, partenariale et programmatique du projet. »

__DOSSIER CONÇU PAR PARTENAIRE A NANTES – TEL. 02 40 14 31 22
REDACTION : TUGDUAL RUELLAN – REALISATION : STUDIO L’EXPRESS.__

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