Les Chambres de Métiers étrangères au salon de l’artisanat et des métiers d’Ille-et-Vilaine

Tugdual Ruellan - - No comment - Envoyer à un ami - entreprise

2002.01.Metiers_35_n_51-photo.jpgCette année encore, les Chambres de Métiers de pays voisins ainsi que la Chambre de Métiers des Alpes Maritimes ont participé au 6e Salon de l’Artisanat et des Métiers, témoignage des relations amicales tissées au fil des ans (sur la photo, un artisan polonais présente son savoir-faire – en présence de Noël Binois, président de la Chambre de métiers et Marie-Joseph Bissonnier, président du Conseil général 35).

Article paru dans Métiers 35, la Revue de l’artisan n°51 (janvier 2002)
Directeur de la publication : Noël Binois
Rédacteur en chef : Jean-Paul Ollivier
Rédaction et photos : Tugdual Ruellan
(à télécharger en cliquant sur l’image)

Jumelées depuis plus de trente ans, la Chambre de Métiers de Munich et de Haute de -Bavière et les Chambres de Métiers de Bretagne participent les unes et les autres, à divers événements. « Les échanges ont commencé en 1963, se souviennent les responsables, avec la venue du Président de la Chambre de Métiers d’Ille-et-Vilaine. Depuis, les échanges ont lieu tous les ans comme par exemple ceux liant professeurs et élèves de différents centres de formation. Nous réfléchissons à d’autres formules, au-delà des échanges in terculturels. Pourquoi pas, par exemple, imaginer des modules de formation ou des séminaires communs ? »

Une entreprise centenaire
Trois représentants de l’entreprise SPORER, spécialiste en ornements métalliques de couverture et en fontaines étaient cette année au rendez-vous du SAM. « Notre entreprise a été créée en 1882, explique M. SPORER ; certaines de nos machines ont plus de cent ans ! Nos principaux chantiers concernent les bâtiments religieux et les monuments historiques. L’entreprise employait une trentaine d’ouvriers au moment de sa création ; nous ne sommes plus que huit aujourd’hui mais nous continuons à nous battre pour préserver un savoir-faire lié à la tradition de Bavière. »
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Une importante délégation polonaise
Cinq artisans de la ville de Poznan, jumelée avec Rennes, présentaient leurs savoir-faire, fortement ancrés dans la tradition polonaise, ainsi que les oeuvres d’une quinzaine d’artisans polonais : Adam GOLEM-BOWSKI (vitrail), Andrzej KRUSZONA (verre soufflé), Dominik PACHOLSKI (gravure sur métal), Pawel LEWICKI (bourrelier) et Florian FIEDLER (marqueterie). « Nous participons au salon tous les deux ans, confie Anna Borowiak, responsable de la promotion à la Chambre de Métiers de Poznan. La coopération marche bien. Il existe entre Rennes et Poznan des échanges très intenses et amicaux grâce auquel nous pouvons effectuer un vrai travail sur le terrain de valorisation de l’artisanat. Chaque année, au mois d’avril, Poznan accueille « Les jours de la Bretagne » et propose au public, une vente très appréciée de produits artisanaux. De jeunes apprentis viennent également en Pologne pour échanger pratiques et savoir-faire. »

Un secret de famille
Pour la troisième année, le SAM accueillait la Chambre de Métiers de Slovénie, basée dans la capitale à Ljubljana. « À chaque fois, nous portons à la connaissance du public de nouveaux métiers, liés à nos traditions. Cette année, nous avons choisi le travail de la cire et du pain d’épice. » La famille PERCER a remporté un vif succès. Tout au long du salon, on a pu apprécier la riche saveur des petits pains d’épice, préparés avec passion et talent : « On trouve cette tradition dans toute la Slovénie mais aussi en Autriche, en Bavière, en Suisse », confie Hrabroslav PERCER, sage héritier du secret de famille. « Nous sommes la septième génération à faire les pains d’épice. La recette ? De la farine et du miel. La pâte doit reposer et mûrir un mois dans un tonneau de chêne. Pour le reste, c’est un secret. On offre le pain d’épice, souvent présenté sous forme de coeur, pour les fêtes ; c’est une manière à un garçon de confier son amour à sa bien-aimée, en ayant pris soin de faire inscrire son nom avec du sucre à la surface. C’est pour cela que vous trouvez dans bon nombre de demeures de grand-mères, des coeurs, soigneusement conservés sous une cloche en verre qui trônent sur la cheminée et tentent de résister au poids des ans. »

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