Année européenne des personnes handicapées : interview Jean-Luc Simon

Tugdual Ruellan - - No comment - Envoyer à un ami - handicap

2003.12.Inserthive.Lettre_n_11-1-JL_Simon.jpgJean-Luc Simon, Président du Comité Français de coordination pour l’Année Européenne des Personnes Handicapées : « L’ouverture d’un chantier décennal
L’Année Européenne des Personnes Handicapées (AEPH) a fait de l’année 2003 un marqueur, un catalyseur et, c’est à souhaiter, un accélérateur des changements qui sont en œuvre depuis une vingtaine d’années. Elle a surtout permis une meilleure identification de la part environnementale du handicap, et montré que si les questions d’accessibilité « à tout pour tous » et d’éducation sont les plus difficiles à traiter, celles-ci sont aussi les plus urgentes.

Article paru dans La Lettre d’information n°11 d’Inserthive 29 – Décembre 2003
Coordinatrice Inserthive 29 : Laurence Batard
Rédaction et photo : Tugdual Ruellan

…Sur le plan médiatique, même si beaucoup restent frustrés car ils espéraient plus, les premiers chiffres montrent malgré tout que les articles consacrés au « phénomène handicap » ont été cette année 4 à 5 fois plus nombreux dans la presse régionale, et qu’un phénomène quasiment de la même ampleur marque les médias nationaux ces trois derniers mois. Mais si les médias communiquent plus sur le handicap ils n’en parlent pas forcément mieux, et de gros efforts restent à faire autant sur le fond que sur la forme. Une prise de conscience a eu lieu, et « l’électrochoc culturel » souhaité par le Comité Français de Coordination pour l’AEPH semble effectivement avoir déclenché un mouvement. »

L’impact le plus remarquable a été celui de la transversalité, pratique qui vise à prendre en compte les besoins des personnes handicapées dans la conception et la réalisation des projets collectifs. Ici aussi, les personnes et les structures concernées n’ont pour l’instant exprimé qu’un « frémissement », et les acteurs de l’AEPH sont maintenant appelés à poursuivre leur action pour profiter de ces ouvertures et transformer ce frémissement en véritables transformations.

Ce que la société française a appris durant l’AEPH, c’est que la participation des personnes handicapées représente une valeur ajoutée. et que la réponse à leurs besoins est un atout pour le développement. Ce qu’il s’agit donc de faire maintenant, c’est de transporter cet élan de participation au coeur des États, de leurs Administrations et de l’ensemble de la société. Le handicap concerne aujourd’hui un champ de plus en plus large de la société, et c’est un chantier décennal qui s’ouvre pour atteindre les objectifs de la « Déclaration de Madrid ». Ce chantier concerne tous les secteurs et tous les acteurs de la société, et les personnes handicapées en sont une des chevilles ouvrières les plus indispensables.

Propos recueillis par Tugdual Ruellan.

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