Né en 1975 en Bretagne, le label des petites cités de caractère s’exporte

Tugdual Ruellan - - No comment - Envoyer à un ami - tourisme

2004.10.05.cites-photo.jpgNé en 1975 en Bretagne, le label des Petites Cités de caractère gagne toute la France, l’Italie et la Grande-Bretagne.
Petites Cités de caractère de Bretagne : Bécherel, Châteaugiron, Châtelaudren, Combourg, Guerlesquin, Josselin, Jugon-lestacs, La Roche-Bernard, Le Faou, Léhon, Lizio, Locronan, Malestroit, Moncontour, Pont-Croix, Pontrieux, Quintin, Rochefort-en-Terre, Roscoff, Tréguier. Contact : 02 99 84 00 80.

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Article paru dans le Cahier du Monde « Objectif Régions » du 05/10/2004
Conception : Partenaire Régie
Rédaction : Tugdual Ruellan
Photo : Pays du Léon

Jean-Bernard Vighetti n’est pas peu fier en mesurant le chemin parcouru. Cet ancien directeur de l’office de tourisme de Rennes a su doter le milieu rural breton des outils qui allaient lui permettre, au fil des ans, d’accueillir avec goût et qualité, le visiteur. Dès les années 1970, il crée à Redon, le premier « pays touristique rural de France », dont les bases allaient servir de référence aux futurs « pays d’accueil ». En 1975, alors que l’année européenne de l’architecture vient d’être lancée, il propose l’idée des Cités de caractère : « Il s’agissait de communes de moins de 2000 habitants représentant des pôles touristiques pertinents, dont beaucoup n’avaient plus les moyens d’entretenir leur patrimoine, l’Etat privilégiant les communes riches, » raconte-t-il. La décentralisation est en marche et la Région se cherche alors une politique touristique. Quelque vingt communes ne tardent pas à correspondre aux critères rassemblés dans la charte de développement : intérêt du patrimoine bâti, lieux d’expositions et animations permanentes, mise sous terre des câbles électriques.

Faire vivre le patrimoine
C’est aujourd’hui la même équipe qui anime les Cités de caractère et les Villes d’art et d’histoire, villes historiques. Jean-Bernard Vighetti, devenu administrateur du Comité régional du tourisme, est chargé d’harmoniser, au niveau national, les actions qui se sont depuis étendues en Pays de la Loire, Limousin, Poitou-Charentes, Rhône-Alpes, Côte-d’Azur. Il a aussi été sollicité récemment pour présenter son expérience en Italie et en Grande-Bretagne. « L’avenir touristique, pour des régions comme la Bretagne, est identitaire et culturel », estime-t-il, convaincu que le tourisme balnéaire peut, à tout moment, se délocaliser. « Le ministre Malraux avait, dès les années 1960, compris qu’il ne fallait pas se contenter de sauver un patrimoine mais qu’il fallait aussi le faire vivre. »
Tugdual Ruellan

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