Diffusion artistique en milieu rural : l’État prêt à règler 50% de la facture

Tugdual Ruellan - - No comment - Envoyer à un ami - développement local

1989.11.29.OF-diffusion_artistique-photo.jpgPrès de 50% du budget de la culture reste à Paris ; en considérant qu’une bonne part des crédits destinés aux régions est attribuée aux villes, il apparaît que les ruraux doivent se contenter du strict minimum. Constat qui a fait réagir Jean-Bernard Vighetti auprès du ministère des Affaires culturelles : Pourquoi ne pas passer convention entre l’État et les communes rurales, puisque cela existe déjà avec les villes, afin de favoriser la diffusion artistique et les créations de pays ?

article paru dans Ouest-France (Redon, Ille-et-Vilaine), 29 novembre 1989
Texte et photo : Tugdual Ruellan
article téléchargeable en cliquant sur l’image

Cette proposition a retenu l’attention de M. Decaux, directeur régional des Affaires culturelles et c’est une somme de 170 000 F qui pourrait être allouée si les communes du pays de Redon étaient prêtes à investir une somme équivalent dans ce projet. C’est pour y réfléchir que les représentants des communes de Bains-sur-Oust, Béganne. Carentoir, Les Fougerets, Saint-Jean-la-Poterie, Saint-Martin-sur-Oust et Peillac se sont réunis récemment. Pour aborder également les modalités de fonctionnement qui, il est vrai, apparaissent compliquées.
Pour des raisons de budget d’une part, par méconnaissance des réseaux d’autre part, le milieu rural bénéficie rarement de spectacles de qualité ; dans le pays de Redon, seule la ville-centre, et encore depuis un an seulement, a une programmation régulière ». Le concours de l’État et la participation des collectivités intéressées devraient donc permettre de réduire le coût des spectacles et susciter davantage l’intérêt des professionnels pour ce nouveau marché. A. Desmoulins. comédienne ; Etienne Grandjean, accordéoniste et Alain Le Goff, conteur, présents à cette rencontre, y voient une occasion inespérée de promotion, du pain béni en quelque sorte.

Aux communes de réagir…
Un questionnaire précis a été proposé à l’ensemble des artistes bretons professionnels. Leurs réponses sont encourageantes, bon nombre d’entre eux proposant des tarifs dégressifs et des formules adaptées aux lieux et aux budgets. Mélaine Favennec, Gérard Delahaye, le théâtre de la Folle-Pensée… proposent d’intervenir dans les écoles. Le problème de la maîtrise d’oeuvre étant posé, il est proposé que la Fédération des foyers ruraux, en lien avec le Centre culturel de Ti-Kendalc’h, assurent la coordination et le suivi des spectacles. La gestion, elle, sera assurée par la commune de Peillac, signataire de la convention avec l’Etat, par le biais de la perception. Un crédit de 15 000 F a déjà été voté par le conseil municipal, lors de sa dernière séance. Sept autres communes ont manifesté leur intérêt à cette opération. Les conseillers auront donc à se prononcer très prochainement sur le montant de la participation financière qu’ils désirent engager en matière de diffusion artistique.
Tugdual RUELLAN.

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