Bientôt du lin pour nourrir le poisson d’élevage avec le projet Nemo de Valorex

Tugdual Ruellan - - No comment - Envoyer à un ami - Filière lin

VALOREX.Guillaume_Mairess__3_.JPGGuillaume Mairesse est ingénieur, chargé à Valorex de recherche et de développement. Docteur en sciences agronomiques, il s’intéresse, entre autres, à la nutrition et à la qualité du poisson d’élevage. Il développe le projet Nemo ou, comment substituer les farines de poisson par des substituts végétaux, notamment par… du lin.

Entreprise labellisée EUREKAheader_left.gif

Informations sur : www.valorex.com
Président : Pierre Weill
Directeur général : Stéphane Deleau
Assistante de la direction : Pascale Plissonneau
Propos recueillis par Tugdual Ruellan
Valorex – La Messayais 35210 Combourtillé – Tél. 02 99 97 63

En quoi consiste votre projet Nemo ?
On le sait : les poissons reçoivent actuellement dans les élevages une nourriture à base de farines et d’huiles de poisson ! Dans une perspective de développement durable, dans laquelle est engagée Valorex, nous cherchons à remplacer ces farines et ces huiles animales par des substituts végétaux. A terme, il s’agit de développer un nouveau label de qualité sur le poisson d’élevage et retrouver la confiance des consommateurs.

Comment s’y prendre ?
Il faut garantir le mode de production, la traçabilité du produit et veiller à sa qualité en termes d’acides gras et d’oméga 3. Le lin se révèle être un substitut intéressant, notamment pour sa teneur en oméga 3. Les premiers essais sont concluants. Ils montrent que le poisson accepte bien ce nouvel aliment et le digère. Un nouveau process de cuisson de la graine de lin, développé par Valorex dans ce but, permet d’optimiser la digestion.

Pourquoi enrichir en oméga 3 un aliment qui en est déjà richement pourvu ?
Le poisson, comme tous les animaux ne synthétise pas ses oméga 3. Il les trouve dans sa nourriture avec les algues à la base de sa chaîne alimentaire. Mais avec le développement de l’aquaculture, nous sommes confrontés à un dilemme. Problème environnemental si les élevages se nourrissent de farines de poisson, ou problèmes nutritionnels, s’ils se nourrissent d’huiles riches en oméga 6. Nemo veut répondre aux deux soucis à la fois.

Quand mangera-t-on ce poisson nourri au lin ?
Nos recherches et expérimentations vont se poursuivre jusqu’en 2011. En partenariat avec une équipe de chercheurs d’Israël, nous menons des essais dans des fermes asiatiques avec du poisson panga, dit poisson végétarien de l’ordre des siluriformes ; il s’agit d’un poisson à chair blanche, peu cher, sans trop d’arêtes, apprécié par une grande majorité de consommateurs. Des essais vont également démarrer en France dans le courant de l’année dans des fermes d’élevage sur la truite près de Bayonne et l’an prochain, sur le saumon, en rade de Cherbourg. Nous allons observer comment se comporte le poisson avec notre produit, mesurer la digestibilité et vérifier que le poisson se trouve réellement enrichi en acides gras oméga 3 et dans quelles proportions. Ensuite, nous créerons un aliment à base de lin avec notre nouveau process afin de l’inclure dans les formules de nourriture pour les poissons d’élevage. Les résultats seront ensuite transmis à un comité d’experts pour une validation. Enfin, nous présenterons le produit aux fabricants d’aliments et construirons un cahier des charges précisant la constitution des rations, la période de distribution, le type d’élevage.

Contact : Guillaume Mairesse – g.mairesse@valorex.com

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