Forum organisé par le lycée rural de Saint-Jacut-les-Pins : La qualité dans l’agro-alimentaire

Tugdual Ruellan - - No comment - Envoyer à un ami - agriculture

1991.02.05OF-lycee_St-Jacut-photo.jpgSaint-Jacut-les-Pins
La qualité, un enjeu économique pour demain… Le lycée rural de Saint-Jacutles-Pins l’a compris et n’attendra pas la mise en place du marché européen de 1993. Le message est passé auprès de la deuxième promotion de techniciens de la qualité, une formation innovante, mise en place en 89. Les étudiants organisent et animent un forum à Vannes, le vendredi 8 février.

article paru dans Ouest-France (Morbihan), 5 février 1991
Texte et photo : Tugdual Ruellan
article téléchargeable en cliquant sur la photo

« L’assurance qualité dans l’industrie agro-alimentaire »… une condition nécessaire de réussite. Yves Périon, directeur du lycée rural, a vu juste en 1989, en proposant une formation totalement innovante d’adjoint-ingénieur à la qualité. Quarante-huit entreprises de l’agro-alimentaire, ayant elles-mêmes une démarche qualité au sein de leur organisation, sont aujourd’hui partenaires du lycée. « Comment prolonger le BTS anabiotec, que nous avions créé en 1986 et maintenir cette émulation? C’est la question que nous nous sommes posée, explique Yves Périon, avant de mettre en place cette nouvelle formation. »

Un étudiant impliqué
Le lycée, qui est aujourd’hui le deuxième établissement de France après Toulouse, à proposer cette forme de partenariat, fait de l’étudiant, un acteur à part entière, partie prenante de sa formation et directement impliqué dans l’entreprise puisqu’il en est salarié. « Il a une double casquette, précise M. d’Aboville, intervenant dans la formation, c’est un salarié de l’entreprise avec une compétence technique mais c’est aussi un animatme ur, un agent de communication. » La formation dure un an et comporte une partie théorique réalisée au lycée rural, de 16 semaines et une autre partie en entreprise, de 16 semaines également. Y sont admis les titulaires d’un B.T.S. (anabiotec, analyses biologiques, biologie appliquée), d’un D.E.U.G. ou d’un D.U.T. concernant ces disciplines. Il est fort probable qu’elle devienne d’ici peu, une formation-pilote en France, agréée par des organismes mutualistes.

La qualité en vitrine
« Ce forum est avant tout une journée d’information, expliquent les étudiants. c’est aussi pour nous l’occasion de rencontrer nos partenaires, entreprises, banques et chambres d’agriculture, pour définir leurs besoins et présenter notre fonction de conseil en entreprises.» L’embauche de ce technicien n’est pas encore jugée prioritaire par tous, elle est pourtant une condition indispensable de la réussite de l’entreprise », estime M. Landon, directeur de la formation. « Nous avons à faire nos preuves! » ajoute un étudiant, totalement impliqué dans l’aventure. Mission qualité… c’est parti ! Encore restera-t-il à définir les critères qui font la qualité… nos voisins européens y travaillent déjà depuis un certain temps.
Tugdual RUELLAN.

Le forum
Le forum du 8 février comporte deux parties. Une première destinée aux enjeux et aux moyens à mettre en oeuvre pour l’assurance quelle. La seconde pour présenter les objectifs et les réalités du système qualité (motivation du personnel, évaluation des coûts…). Différents partenaires ont été réunis et interviendront au cours de la journée : cabinet Tricom, Véritas, ADRIA, APAVE de l’Ouest, Profil conseil, Optimale, Chambre de commerce et d’industrie, direction générale de l’alimentation… Il $e déroulera à Vannes, au siège du Crédit agricole (halle Kéranguen),, à partir de 10 h. Renseignements et inscriptions au lycée rural de SaintJacut-les-Pins, B.P. 13, 99 91 23 22.

Le rôle du technicien
L’adjoint ingénieur de la qualité dans l’industrie agro-alimentaire a une fonction précise, définie par le lycée en fonction des attentes et des exigences des industriels. Il doit notamment assurer de manière préventive la qualité des matières premières des fournisseurs, aider à la mise en place des processus de fabrication et des suivis de production, depuis l’approvisionnement jusqu’à la distribution, vérifier la conformité des produits aux normes définies par le client et aux normes officielles et aussi… évaluer la satisfaction du client. Sa tâche dépasse le simples contrôle : il doit aussi participer à l’amélioration de la qualité et de la productivité, en diagnostiquant les points de « non-qualité » dans l’entreprise et les actions à mener pour y remédier ou en animant des groupes d’amélioration de la qualité. Enfin, l’adjoint ingénieur, de par sa formation initiale spécialisée (BTS -DUT), doit rester un homme de terrain, capable notamment de gérer sur le plan, économique et technique ce qui• touche à la qualité dans ce secteur d’activité de l’agro-alimentaire.

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