Insertion et aménagement en Pays de Redon : des initiatives locales de développement

Tugdual Ruellan - - No comment - Envoyer à un ami - insertion

1988.10.Mission_locale_Redon__une_.jpgL’insertion-aménagement, c’est-à-dire la mise en route de synergies des politiques d’aménagement du territoire et d’insertion des chômeurs du milieu rural ouvre une voie nouvelle du développement. Que la gestion des espaces naturels en soit la première initiative collective en Pays de Redon et de Vilaine, témoigne des liens qui unissent ses habitants au milieu dans lequel ils vivent.

Plaquette réalisée en octobre 1988 par la Mission locale Jeunes Pays de Redon et de Vilaine
en collaboration avec le Ministère de l’environnement, la délégation interministérielle jeunes, le Centre National de la Fonction Publique Territoriale, le GRETA de Rennes (Centre de REDON), l’Ecole d’agriculture du Chatelet à Redon, le Crédit Mutuel Bretagne de Redon
Directeur de la Mission locale du Pays de Redon : Loïc Dutay
Conception rédactionnelle et appui technique :Tugdual Ruellan
Maquette et composition : Publilog – Redon – 99 71 42 98
Imprimerie :Imprimerie Armoricaine Redon
à télécharger en cliquant sur ces liens :
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■ Il y a 3 ans, la Mission Locale des Pays de Redon et de Vilaine et des Collectivités locales décidaient de mettre en place des Points d’Accueil, lieux conviviaux et partenariaux rapprochés des lieux d’habitation des jeunes. Ils visaient sur chacun des cantons, à localiser la lutte contre le chômage et les difficultés de vie quotidienne des jeunes du milieu rural. A partir de ces Points d’Accueil mobilisateurs des initiatives de jeunes, des Groupes d’Appui, composés d’Elus et Secrétaires de Mairies, de travailleurs sociaux, de chefs d’entreprises et salariés, de mouvements de jeunes, de retraités, etc„., se mettaient en place il y a quelques mois. Sur fond de solidarité avec les chômeurs, ils choisissaient d’engager des actions complémentaires des programmes nationaux de lutte contre le chômage.

■ Quelques Chantiers d’Utilité Collective voyaient le Jour. Le bilan de ceux-cl était intéressant :
– L’insertion est plus rapide si les jeunes se sentent utiles, si la qualification à un métier existe, si l’alternance chantiers-formation est organisée, si on désigne des tuteurs ;
– Les jeunes du milieu rural ont des savoir-faire ruraux qu’il faut exploiter ;
– Il n’y a pas d’insertion sans recherche de création d’emplois nouveaux.

■ Des initiatives locales de développement ont ainsi pu être mûries. Elles conduisent à la mise en place de 15 chantiers d’aménagement ambitieux portés sur une vingtaine de communes permettant d’entrevoir une qualification pour plus de 30 chômeurs et d’engager la création des emplois correspondants. Tous les chantiers concernent l’environnement, démontrant ainsi, de manière pragmatique que les besoins en gestion des espaces naturels existent.

D’autres élus, décideurs, forces vives, découvrent la démarche, se sensibilisent à ces besoins nouveaux : liés à l’eau et aux rivières, aux zones humides et lacustres, aux sites classés, à la forêt, aux friches agricoles, au patrimoine bâti..„ avec le souci de la promotion touristique et du mieux-être local. Surtout, tous découvrent les effets bénéfiques de la mise en perspective de la politique locale d’aménagement du territoire avec la politique d’insertion: en utilisant les ressources naturelles locales et en mobilisant lesénergies, on fait du développement économique, social et culturel.

■ Le choix a été fait de lancer à cette occasion une nouvelle qualification d’Agent d’Entretien de la nature, polyvalente, de niveau CAP. Les jeunes formés en alternance (chantiers-formation théorique) seront appelés à entretenir les berges, les sous-bois, détecter des pollutions, réguler la faune, replanter, créer des zones vertes de détente et de loisirs, réhabiliter le petit patrimoine bâti (lavoirs, puits, fours…) Cette formation s’adressera à des jeunes sans qualification, motivés par un travail manuel en plein air. III Des communes, syndicats intercommunaux ou communes regroupés à cette occasion, l’Etat, des Conseils Généraux, des associations ou organismes sociaux abordent une question centrale de l’apprentissage communautaire : le tutorat. Certains ont décidé de recruter à cette fin des ex-agriculteurs ou des agriculteurs en difficulté. Cette conversion est heureuse compte-tenu des savoir-faire de ceux-cl dans l’environnement. Une formation complémentaire de ces personnes est envisagée.

■ Enfin, le projet d’une association ou autre formule de gestion du patrimoine naturel des Pays de Redon et de Vilaine est à l’étude. Il permettra de préparer l’emploi des jeunes qualifiés de 1988 à 1990, de développer les initiatives locales liées à l’environnement, en mixant les financements issus des Collectivités Territoriales, de l’état, des parts de solvabilité dégagées, peut être, de l’épargne locale, et en exploitant aussi des offres de marché qui ne peuvent aujourd’hui être satisfaites.

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