Lancement d’Air Breizh à Rennes réseau de surveillance pour mesurer la pollution

Tugdual Ruellan - - No comment - Envoyer à un ami - environnement

1997.01.Air_Breizh__reduit_.jpgLa pollution a changé de nature : les transports sont aujourd’hui considérés comme la première cause de pollution de l’air en milieu urbain. Une loi vient d’être votée le 30 décembre 1996. Elle a pour ambition de lutter contre cette nouvelle forme de pollution. Couvrir la France de réseaux de surveillance de la qualité de l’air, informer le public, limiter la circulation aux véhicules peu polluants en cas de pic de pollution, favoriser fiscalement l’usage de véhicules propres… autant d’objectifs forts que cette loi s’est fixés. Vous les trouverez présentés en détail dans la plaquette ci-jointe. Nous pouvons jeûner quelques jours, nous pouvons cesser de boire quelques heures, mais nous ne pouvons pas cesser de respirer quelques minutes. L’air est un élément indispensable à la vie et chaque être humain en consomme en moyenne 17 m3 par jour.
Frédéric Venien, président d’Air Breizh et A. Etienne, directeur de la DRIRE Bretagne.

Air Breizh – 9, rue du Clos Courtel – 35000 Rennes – tél. 02 99 87 43 21
Rédaction document : Tugdual Ruellan

Cette bouffée d’air n’est pourtant pas pure. Les activités humaines sont à l’origine de rejets de polluants dans l’atmosphère : fumées d’usine, gaz d’échappement de véhicules, poussières,… Ces substances menacent la santé humaine, endommagent nos forêts, détériorent nos bâtiments et monuments et modifient le climat.

En fixant des seuils, toujours plus sévères, des rejets dans l’air des cheminées d’usines, en contrôlant périodiquement les établissements industriels, l’État et ses services en région, dont la Direction Régionale de l’Industrie, de la Recherche et de l’Environnement, ont contribué à la réduction par trois en vingt ans des émissions d’origine industrielle. Mais en vingt ans la circulation automobile s’est développée au détriment de modes de déplacements moins polluants et plus économes en énergie comme la marche à pied ou l’usage des transports en commun.

Une loi sur l’air a donc été élaborée et votée en décembre dernier pour lutter contre cette nouvelle forme de pollution. Grâce à elle et au ballon d’oxygène financier associé, l’ASQAR (l’Association pour la Surveillance de la Qualité de l’Air dans l’agglomération Rennaise) qui surveillait depuis 10 ans la qualité de l’air à Rennes, va s’étendre sur toute la Bretagne. Elle s’appelle dorénavant AIR BREIZH et elle équipera d’analyseurs de mesure Brest en 1997, puis Lorient, Vannes, Saint-Brieuc et Quimper en 1998, enfin l’ensemble du territoire breton en l’an 2000.

Cette surveillance étendue confirmera, nous en sommes sûrs, que la Bretagne dispose d’un air peu pollué. Encore faut-il le faire savoir et agir ensemble pour que la Bretagne continue d’être cette région reconnue pour la qualité de son cadre de vie.

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