Emotion de l’été : le livre-CD « Pour un commerce juste – la Route du café » remis en mains propres aux coopérateurs boliviens

Tugdual Ruellan - - No comment - Envoyer à un ami - Non classé

Decouverte_du_livre_au_centro_Ventilla-La_Paz__page_36_.JPGMerci à Cathy Lemeil et Anne-Marie Gomez. Toutes les deux avaient emporté en juillet 2010, au fond de leurs sacs à dos, plusieurs exemplaires du livre que Bernard Bruel et moi-même avons co-écrit sur « La Route du café, des Yungas à la Bretagne » (éditions Rives d’Arz) à la suite de notre reportage en 2006. Elles ont suivi la même route, retouvé l’ensemble des coopérateurs de Villa Oriente, Antofagasta, El Alto – La Paz. Beaucoup se sont reconnus en feuilletant les pages ou retrouvé des amis. La boucle est bouclée : « Comme un pont de plus jeté entre deux continents. Un pont équitable », écrivait Philippe Mathé, journaliste à Ouest-France (3 avril 2010) (photo : les ouvrières du centre Ventilla à El Alto-La Paz découvrent le livre, entièrement traduit en espagnol).

A LIRE article de présentation du livre – en cliquant sur ce lien
« Pour un commerce juste – La Route du café – Des Yungas à la Bretagne »
AUTEURS : Bernard Bruel et Tugdual Ruellan
Préface de Mme Luzmila Carpio Sangüeza, Ambassadrice de l’Etat Plurinational de Bolivie en France
À découvrir en lisant, un CD de musiques enregistrées en Bolivie et d’autres offertes par des amis chanteurs et musiciens. Editions Rives d’Arz (Collection : Routes solidaires) – Prix : 19,50 euros + frais d’expédition – Site : www.rivesdarz.fr

Norah_Mamani_Alejandro__Cathy__Anne-Marie.JPGAnne-Marie Gomez, institutrice, et Cathy Lemeil, kinésithérapeuthe dans la région de Lorient (Morbihan). Toutes deux sont des militantes du commerce équitable depuis la première heure. Alors que se profilait l’idée d’un voyage en Bolivie en juillet 2010, elles n’ont pas hésité à emporter dans leurs sacs à dos quelques exemplaires du livre, pour refaire la Route du café dans les Yungas et remettre en mains propres le livre aux coopérateurs de Villa oriente (ici, avec Norah Mamani Alejandro).

Norah_Mamani_Alejandro_decouvre_le_livre__page_40_.JPGNorah Mamani Alejandro : une action pour favoriser l’intégration des femmes dans les coopératives
Norah Mamani Alejandro a grandi au sein de la Coopérative de Villa Oriente dont ses parents sont membres depuis l’origine. Après des études secondaires dans les petites villes de Choronta et Caranavi, aux pieds de la zone de production du café, elle est admise à l’Université de La Paz en administration des entreprises.

Norah_Mamani_Alejandro_decouvre_le_livre__page_40_-2.JPGTrès vite repérée pour ses aptitudes, Norah est encouragée par l’ONG SOS FAIM et l’Association des organisations de producteurs écologiques de Bolivie (AOPEB) : « J’ai alors suivi différentes formations professionnalisantes destinées aux jeunes issus des coopératives caféières des Yungas. En janvier 2006, la BIB me proposait un premier poste d’assistante de gestion.

Norah_Mamani_Alejandro_decouvre_le_livre__page_40_-4_reduit.JPGC’est une société de services et d’appui aux organisations des producteurs qui assure la représentation permanente de Lobodis en Bolivie auprès des coopératives partenaires. Je m’intéresse particulièrement à la problématique de l’intégration des femmes dans les coopératives. J’ai axé mon travail quotidien sur l’organisation des groupes de femmes, l’alphabétisation et le développement de produits susceptibles de compléter les revenus du café comme la culture de légumes, de fruits, l’artisanat… » (in, La Route du café – page 40) » (photo : Nora découvre le livre, aux côtés de Nelson Tovar, ingénieur agronome). » »

Lorenzo_Quispe_Gomez_decouvre_le_livre__page_65_.JPGLorenzo Quispe Gómez est le fondateur de la coopérative Villa Oriente. Il l’a créée le 10 juin 1996 avec alors seulement vingt-cinq sociétaires et parle avec affection de ses « compañeros » : « Dès le départ, se souvient-il, nous voulions travailler dans l’esprit d’un bénéfice pour tous tout en produisant un café bio « orgánico ». Depuis cette époque nous avons systématiquement lutté contre les intermédiaires, ces « rescatiri », dont bon nombre contrôlaient toujours le prix du café, depuis Caranavi, tout en prélevant leur quotepart au passage. »

Lorenzo_Quispe_Gomez_decouvre_le_livre__page_65_-2.JPGLe prix du quintal était alors d’environ 25 à 30 bolivianos ne laissant qu’une marge infime de bénéfice au producteur : « Les courtiers, nous les appelons les coyotes ! Ce sont les rois du marché. Ils paient ce qu’ils veulent. Sans cesse, nous avons cherché des débouchés pour notre production. À une époque, nous avons exporté vers la Hollande qui nous achetait différentes variétés : du normal, de l’extra et du bio. Mais les prix ne convenaient pas du tout aux producteurs. En 2000, nous avons rencontré Olivier Bernadas qui nous a présenté son projet et l’association Max Havelaar. Tout était transparent et tout nous convenait. Nous avons alors passé contrat. En 2000, notre premier conteneur quittait la Bolivie pour rejoindre la France. En 2002, six conteneurs étaient expédiés, en 2003, neuf. Nous parvenons à en produire dix aujourd’hui. Et comme les Français apprécient notre café, nous cherchons à nous développer, tout en respectant le cahier des charges de la production, notamment par des alliances avec d’autres coopératives. » (in, La Route du café – page 64) (photo : Don Lorenzo Quispe Gómez découvre le livre que lui remet Anne-Marie Gomez… avec une joie non dissimulée.)

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