Le dispositif Différent & Compétent tenait ses premières assises interrégionales à Chartres

Tugdual Ruellan - - No comment - Envoyer à un ami - handicap

2010.10.07_08.Assises_Dif_Comp-T_Ruellan__13_.JPGLes Esat : lieux d’ingénierie et d’innovation sociale
Le collectif « Différent & Compétent » organisait ses premières Assises à Chartres (Eure-et-Loir) les 7 et 8 octobre 2010. Près de quatre cents professionnels, ouvrières et ouvriers d’Esat, partenaires, responsables institutionnels et sociologues étaient rassemblés pour faire la part belle à la reconnaissance des acquis de l’expérience et la formation tout au long de la vie.

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Contact Différent & Compétent : Pierrot Amoureux – tél. 06 86 48 16 75 – differentetcompetent@wanadoo.fr
Yoann Piplin – tél. 06 01 78 88 23 – ypiplin-aresat@different-et-competent.org
Christine Varin, dispositif Différent & Compétent – tél. 02 99 04 09 67
Site : http://different-et-competent.org
Communication, reportage : Tugdual Ruellan – 02 99 91 33 16 ou 06 75 23 40 24 – tugdual.ruellan@orange.fr

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2010.10.13.L__Echo_republicain.jpg* 2010.10.13.L’Echo républicain

  • 2010.10.13.La République du Centre2010.10.13.La_Republique_du_Centre.jpg

Reportage de France 3 (12e mn)2010.10.12.france_3.jpg

2010.10.07_08.Assises_Dif_Comp-T_Ruellan__15_.JPGLe dispositif « Différent et compétent », la démarche diront certains, est né en Bretagne, dans le creuset du programme Equal financé par l’Europe. Il n’a cessé depuis d’évoluer, de s’enrichir et d’essaimer dans diverses régions de France, porté par des professionnels passionnés et convaincus. « Le dispositif compte aujourd’hui 9 pôles territoriaux, 160 esat, établissements et services d’aide par le travail (15.000 travailleurs handicapés représentant 10% des effectifs en France), rappelle Christian Guitton, directeur des Ateliers de la Mabilais à Noyal-sur-Vilaine, à l’origine du projet avec ses collègues bretons. L’objectif de ces deux journées visait à éclairer le concept de « reconnaissance » à travers l’expérience des établissements mais aussi par une approche sociologique, philosophique et pédagogique. Les échanges ont permis à chacun d’apporter leur perception de la démarche de reconnaissance des compétences. Ces travaux participent à la déclinaison et à la cohérence du développement du dispositif dans les différentes régions. »

2010.10.07_08.Assises_Dif_Comp-T_Ruellan__55_.JPGConstruire un langage commun
« Le but, poursuit Vincent Thélu, chargé d’insertion et de la promotion du travail protégé pour les cinq Esat de l’Adapei d’Eure-et-Loir, coordinateur des assises interrégionales, était aussi de réunir les différents acteurs du dispositif pour échanger sur les pratiques professionnelles mais aussi favoriser la déclinaison et la cohérence à travers le territoire, conformément aux valeurs qui nous animent. » Au cours de ces deux journées, se sont succédé témoignages, retours d’expérience, échanges de pratiques entre travailleurs handicapés, représentants des établissements, élus, chercheurs, représentants des services de l’État et organisations institutionnelles.

2010.10.07_08.Assises_Dif_Comp-T_Ruellan__368_.JPGUne trentaine d’ouvrières et ouvriers ont aussi reçu, avec beaucoup d’émotion, leurs attestations de compétences. Au cours des ateliers ont été abordées différentes thématiques comme l’organisation apprenante, le parcours de l’usager, l’insertion, la posture du moniteur, les modalités du jury, le portefeuille de compétences, la formation, la conciliation de la production et l’évolution de la personne.

2010.10.07_08.Assises_Dif_Comp-T_Ruellan__64_.JPGEn référence au droit commun
La démarche vise avant tout la reconnaissance d’un parcours professionnel, dans une logique de formation tout au long de la vie. « Il est conçu dans une dynamique de reconnaissance de compétences et non dans la validation des acquis de l’expérience, insiste Pierrot Amoureux, animateur du dispositif. Différent et Compétent est aujourd’hui reconnu par les acteurs économiques et branches professionnelles, construit autour de référentiels de droit commun.

2010.10.07_08.Assises_Dif_Comp-T_Ruellan__72_.JPGLe jury est d’ailleurs composé de professionnels de l’entreprise et de l’Education nationale. Le dispositif participe à la construction et à la valorisation de l’identité professionnelle du travailleur handicapé. Contrairement à un examen, il n’y a pas ici de notion d’échec. La personne s’exprime à partir de ce qu’elle sait faire. Elle n’est pas piégée par ce qu’elle ne sait pas faire. À terme, la reconnaissance des compétences favorise l’insertion professionnelle en milieu ordinaire. C’est aussi une reconnaissance sociale. Le dispositif s’adapte à tous les travailleurs handicapés quelles que soient leurs compétences. Tout le monde sait faire quelque chose ! Dès lors que l’on est capable d’identifier ces compétences, on peut aussi envisager le transfert de compétences d’une activité à une autre. »

2010.10.07_08.Assises_Dif_Comp-T_Ruellan__76_.JPGLe moniteur au cœur de l’organisation apprenante
Le dispositif crée une dynamique dans l’organisation. « Le risque, pour le professionnel, est de s’être installé dans une routine, poursuit Vincent Thélu. Les échanges entre professionnels de structures différentes amènent une ouverture d’esprit. Ensemble, ils partagent leur réflexion, leurs bonnes pratiques. Le moniteur remet en cause ses modalités d’accompagnement, cherche à faire en sorte que l’organisation soit toujours apprenante. Ainsi, cette organisation favorise l’élaboration du projet professionnel de la personne en se basant sur l’acte d’exécution au plus près du poste de travail. C’est une autre vision apportée à l’accompagnement de la personne. Le moniteur est totalement impliqué et responsabilisé à travers ce qu’exprime le travailleur handicapé. Il devient agent de professionnalisation».

2010.10.07_08.Assises_Dif_Comp-T_Ruellan__79_.JPGAu cœur du projet d’établissement
Un réseau se constitue entre les structures de travail protégé ; une réflexion partagée se construit entre les acteurs d’établissements médico-sociaux. « Nous pouvons ainsi mieux nous positionner face aux Agences régionales de santé (ARS) et affirmer nos projets. Le dispositif permet à l’établissement de se mettre en conformité avec le décret du 20 mai 2009 qu’il a d’ailleurs contribué à faire évoluer. C’est une clé d’articulation entre la dimension économique et sociale de l’établissement. L’instauration du dispositif fait partie intégrante du projet d’établissement. C’est un outil d’accompagnement du changement qui peut permettre d’envisager des reconversions ou de développer d’autres activités. La personne s’engage dans un parcours d’évolution sur le long terme. »

2010.10.07_08.Assises_Dif_Comp-T_Ruellan__84_.JPGInspiration pour l’entreprise de milieu ordinaire
Le dispositif est construit sur le référentiel de droit commun, le même que celui sur lequel s’appuie les entreprises de milieu ordinaire : « Nous parlons le même langage. L’identité professionnelle du travailleur handicapé offre une meilleure lisibilité des compétences. Le dispositif offre une autre vision du handicap, plus professionnelle. Trop souvent, l’entreprise n’imagine pas la richesse des potentialités des savoir-faire et compétences des personnes. Nous souhaitons donner l’image d’un secteur qui innove, sait interroger ses pratiques et remettre en question son mode de fonctionnement. Peut-être aussi… devenir lieu d’innovation sociale.»

Tugdual Ruellan

LA RECONNAISSANCE DE DEUX EMINENTS SOCIOLOGUES

2010.10.07_08.Assises_Dif_Comp-T_Ruellan__52_.JPGGaston Pineau, né en 1939 dans un petit village de l’ouest de la France est un enseignant-chercheur en science de l’éducation et en science sociale, professeur émérite à l’Université de Tours.Méthodologiquement, l’approche des histoires de vie par les vivants eux-mêmes est centrale pour nourrir et confronter empiriquement ces recherches axiologiques et épistémologiques. Gaston Pineau a participé à la naissance de plusieurs associations de recherche et de formation en histoires de vie : l’Association internationale des histoires de vie en formation (ASIHVIF, 1991), Histoires de vie Grand-Ouest (HIVIGO, 1995), réseau québécolis pour la pratique des histoires de vie (RQPHV, 1996), Association du nord-nord-est des histoires de vie en formation au Brésil (ANNHIVIF, 2006), Association brésilienne de recherche (auto) biographique (2008). En 1996, il a lancé aux éditions l’Harmattan de Paris, la collection Histoires de vie et formation. Il a écrit, seul et en collaboration, une série d’ouvrages explorant les liens entre l’histoire de vie et la formation humaine dans une perspective transdisciplinaire : Les histoires de vie (1993-2007), Accompagnement et histoire de vie (1998), Le biographique, la réflexivité et les temporalités » Articuler langues, cultures et formation (2009). Pour continuer de construire le Gai savoir de l’amour de la vie dans lequel s’inscrivent selon lui ses recherches, il vise à consacrer la période de «jubilacion» qui s’amorce autour de trois grands axes : les histoires de mort au cours de la vie, la formation du sacré ou hiéroformation, et la force écoformatrice du feu dans ses multiples manifestations (in Wikipedia).

2010.10.07_08.Assises_Dif_Comp-T_Ruellan__194_.JPGNorbert Alter est docteur en sociologie (IEP Paris, 1983) et HDR (IEP Paris, 1992). Il a passé treize années à France Telecom, d’abord comme cadre administratif puis comme sociologue. Il est entré au CNAM en 1989 et a été nommé Professeur à l’Université Paris Dauphine en 1993. Il y a dirigé le CERSO, Centre d’études et de sociologie des organisations, jusqu’en 2007. Il co dirige actuellement le master « Management, travail et développement soical ». Ses travaux portent sur les entreprises, les institutions, les collèges, les hôpitaux ou les administrations : « Ils indiquent que la problématique de l’innovation a partiellement remplacé celle de l’organisation : ce qui caractérise l’activité professionnelle est dorénavant bien plus la capacité à trouver des solutions novatrices à une multitude de problèmes qu’à appliquer des règles, textes ou modes opératoires, qui ne traitent pas ces problèmes. Mais la logique de l’organisation perdure, nécessairement. Si l’on parvient aujourd’hui à innover autant, c’est mille fois plus grâce à l’association et à la diffusion d’une constallation de petites initiatives que grâce à des décisions rares, fortes et prises par des élites. »

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