Le sabot breton traditionnel n’a pas dit son dernier mot !

Tugdual Ruellan - - No comment - Envoyer à un ami - patrimoine

2010.11.05.SABOT_CAMORIEN__35_.JPGLe sabot traditionnel n’a pas dit son dernier mot. Claude Simon, l’un des derniers sabotiers en activité du Morbihan, a eu une idée de génie pour qu’il ne tombe pas en désuétude. Explications…

Au Sabot camorien – 56 Camors, Route d’Auray – tél. 02 97 39 28 64
Texte et photos : Tugdual Ruellan
article paru dans le magazine Complicité Auray le 03/12/10
réalisé par Précom Auray avec l’agence Nouvelle Norme

2010.11.05.SABOT_CAMORIEN__17_.JPGAu Sabot camorien, non loin d’Auray, une halte s’impose. Claude Simon, d’une rare gentillesse, sait vous accueillir et vous conter l’histoire de ce pays qui a vu, dans les années 1930, travailler plus de soixante-dix sabotiers. « Nous avons toujours ici vécu du sabot à chausser… pas celui que l’on met au mur avec des fleurs dedans ! Et contrairement à ce que l’on croit, nos clients ne sont pas forcément des groupes folkloriques ou des anciens qui ont la nostalgie du sabot d’antan mais aussi des jeunes. Tout simplement parce qu’il n’y a rien de plus pratique pour aller au jardin lorsqu’on habite à la campagne… »

2010.11.05.SABOT_CAMORIEN__20_.JPGUne tradition partagée
Comme son père Emilien, Claude officie non loin de la forêt de Camors. Avec les mêmes gestes, la même passion et le goût prononcé de la belle ouvrage. Le bois de hêtre lui est livré en billes qu’il coupe en tronçons et débite soigneusement en quartiers avant de les positionner dans les anciennes machines Baudin. Les douze paires taillées autrefois en une journée sont façonnées en une heure par la machine électrifiée. La lame de la talonnette sculpte l’arrière du sabot et dessine la forme. Le sabotier tourne et retourne alors l’objet précieux contre la sangle en toile émeri de la ponceuse. Viennent ensuite le séchage et la décoration, travail réalisé avec minutie par Sylvie.

2010.11.05.SABOT_CAMORIEN__22_.JPGA chaque pied son sabot
L’an passé, Claude a une idée novatrice en proposant un sabot sans chausson intérieur. Pour cela, il a fallu l’adapter : « Je l’ai allégé ; à l’intérieur, il épouse la voûte plantaire. Je l’ai doté d’une lanière de cuir qui permet un réglage individualisé. Plus aucune gêne au niveau du coup de pied, plus jamais froid aux pieds. Le sabot est devenu confortable, ne casse pas et ne provoque aucune transpiration. Nous nous sommes adaptés aux nouveaux besoins. »

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