Pleins feux sur Différent et Compétent avec le Journal de l’action sociale

Tugdual Ruellan - - No comment - Envoyer à un ami - handicap

2011.01.JAS-Une.jpgPourquoi les établissements et services d’aide par le travail (Esat) sont-ils reconnus comme des acteurs économiques à part entière, alors que les compétences de leurs travailleurs, handicapés mentaux ou psychiques, ne le sont pas? Partant de ce questionnement, des Esat bretons ont créé dès 2004 le dispositif “Différent et compétent” – parcours de reconnaissance des compétences des travailleurs handicapés. Six ans plus tard, il a essaimé dans toute la France, intégré à l’organisation de près de 180 Esat. Une expérience dans laquelle les acteurs ont su changer leur regard sur le handicap, même en milieu protégé.

Journal de l’action sociale, janvier 2011
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site : www.lejas.com

Editorial (Le Journal de l’action sociale – décembre 2010)

“On ne récolte que ce que l’on sème”

Le 13 décembre le tribunal des Prud’hommes de Mantes-la-Jolie a enfin tranché en faveur de l’interdiction du voile à la crèche mettant ainsi fin à des incertitudes juridiques provoquées par l’affaire Baby loup (voir page 6). Une page est tournée, mais cette affaire montre une fois de plus que la question de la place des religions dans la République n’est toujours pas correctement réglée, plus de cent ans après la loi de séparation de l’Église et de l’État. Mais, si turbulences il y a, elles ne sont pas seulement dues à des acteurs extrémistes, elles sont aussi la résultante de l’incapacité de la République à faire sens, à définir un projet de société qui unisse au-delà de nos différences, de nos cultures, de nos origines, de nos religions.

C’est dire l’importance que revêt dans ces périodes charnières, la promotion de toutes les initiatives capables de transformer les épreuves du moment en forces d’avenir. C’est pourquoi, le développement étonnant des “Ateliers du Vivre-ensemble et de la Fraternité”, dans une époque caractérisée par le doute et la passivité, doit être perçu comme un immense démenti pour tous ceux qui doutent de la pertinence des valeurs de la République en ces temps de crise. Car ces “Ateliers”, déjà réalisés ou programmés dans une dizaine de sites (dont les plus récents à Valenciennes ou les prochains dans l’Allier annoncés pages 43-44), pourraient se poursuivre dans les villes qui, en 2004, avaient signé, à l’occasion de la Grande cause nationale sur la Fraternité, une charte les engageant à aller plus loin et plus vite dans la généralisation d’initiatives aptes à combattre l’effritement des liens sociaux et des repères, auquel les médias contribuent de façon de plus en plus active, par leur légèreté et leur cynisme.

C’est la raison pour laquelle le Journal de l’Action Sociale, qui ne se résigne pas, fera le point, dans son prochain numéro, des avancées concrètes de ces premiers “Ateliers”, non pas pour faire valoir une démarche qu’il soutient ardemment, mais pour émettre un signe d’espérance. Face à une gouvernance nationale souvent imprévisible, n’est-il pas grand temps de donner toutes ses chances à l’éveil d’un mouvement sociétal réunissant élus locaux, acteurs associatifs, professionnels et habitants, pour semer les graines d’un monde nouveau où il ne sera plus nécessaire de s’indigner, comme nous y invite Stéphane Hessel (voir page 7).

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