Conciliation Famille Handicap : colloque international à Strasbourg

Tugdual Ruellan - - No comment - Envoyer à un ami - handicap

2004.01.26_27.Colloque_0001_-_Copie.jpgIl est important de veiller aux besoins des parents d’enfants handicapés et des familles de personnes handicapées souffrant de handicaps sévères et multiples. C’est ce que souligne un rapport récent du parlement européen de mars 2001. Les familles manquent souvent en effet du soutien adéquat nécessaire à la conciliation de la vie familiale et professionnelle dès la découverte du handicap et ce, tout au long de la vie. Malgré tous les dispositifs mis en œuvre, les différentes initiatives tentées aux quatre coins du territoire, les parents, les familles nous disent avec dignité, parfois avec colère et agacement combien le chemin est encore long à parcourir pour que demain, tous, sans discrimination ni exclusion, aient les mêmes chances d’accéder à leur juste place de citoyen et de citoyenne. Le Cnefei, Centre national d’études et de formation pour l’enfance inadaptée, Savoir et Compétence de Strasbourg, l’Université Marc Bloch et le Ceris organisaient les 26 et 27 janvier 2004 un colloque à Strasbourg : « Conciliation famille et handicap – des outils et des dispositifs d’accompagnement adapté pour mieux concilier la vie sociale et la vie professionnelle des familles de personnes handicapées » – avec le soutien du Fonds social européen.

CNEFEI – Alain Bony – tél. 01 41 44 31 22
Animation table-ronde et réalisation des actes : Tugdual Ruellan
Programme à télécharger en cliquant ici ou sur l’image
ACTES à télécharger en cliquant ici

Dans la suite du travail de Serge Ebersold, nous allons cet après-midi, à la rencontre de différentes formes de soutien susceptibles de permettre aux parents d’enfants handicapés de concilier leur vie professionnelle et leur vie sociale au regard de leur responsabilité parentale, puisque telle est la problématique à laquelle les partenaires du projet européen Equal tentent de répondre.

Deux tables-rondes Une première de 14h à 15h15 afin de présenter Les dispositifs d’accompagnement Une seconde, de 15h15 à 16h30 afin de voir comment peut se concrétiser L’articulation des dispositifs de droit commun.

TABLE-RONDE 1

Les modes d’accompagnement, de la petite enfance, de la période scolaire, des loisirs, de l’insertion professionnelle sont multiples, parfois éclatés. Quelles réponses sont apportées concrètement pour répondre aux besoins des parents ? Quelle adéquation entre vie sociale et professionnelle ? Comment permettre aux familles d’enfants handicapés de bénéficier d’un certain nombre de services, si possible, de droit commun ? Comment harmoniser l’ensemble de ces dispositifs et réfléchir à une continuité de ces accompagnements ? C’est à ces questions que nous allons réfléchir maintenant avec nos invités :
• Marie-Christine Philbert, présidente de la FNASEPH, Fédération nationale pour l’accompagnement scolaire des élèves présentant une situation de handicap ;
• Elisabeth Collomb, chargée de mission sur la mise en place de programmes européens pour l’association Vivre, chargée notamment du projet Icare sur l’accessibilité
• Jean-Luc Frinault, directeur Handicap Services 35
• Anne-Karine Stocketti, coordinatrice, chargée du pilotage du programme Gepetto (mode de garde d’enfants)
• Régine Clément, vice-présidente de la Fédération des associations pour l’insertion sociale des personnes porteuses d’une trisomie 21 (Fait 21), et M. Christian Roudon, psychomotricien au GEIST 21 Loire, groupe d’étude, pour l’insertion sociale des personnes porteuses de la trisomie 21,
• Serge Ebersold, sociologue.

TABLE-RONDE 2

L’articulation des dispositifs de droit commun
Comment faire en sorte que ces dispositifs de droit commun intègrent davantage de personnes en situation de handicap, sans qu’il soit forcément nécessaire de créer de nouvelles structures spécialisées ? Selon son âge, l’enfant handicapé est pris en charge par plusieurs dispositifs différents (CDES, Cotorep, puis éventuellement en milieu protégé avec IME, CAT, atelier protégé…) Tous ces partenaires ne se connaissent pas forcément ; chacun a sa logique de fonctionnement, sa propre organisation. Parfois c’est l’Etat qui intervient, parfois la Région, le département, la direction du travail, le conseil général, la DDASS, l’Agefiph… Comment mieux articuler l’ensemble de ces dispositifs de droit commun ? Comment partager des territoires, des modes d’actions, des fonctionnements professionnels, des modes de financement si bien établis ? Comment éviter ce parcours du combattant qui handicape les personnes, les familles et les professionnels ?

Il est question de mettre en place des Maisons du handicap. C’est ce qu’a annoncé le président de la République. « Grâce à ces sites, précise Marie-Thérèse Boisseau, secrétaire d’état aux personnes handicapées, chaque personne handicapée sollicitant une aide technique ou un aménagement de son lieu ordinaire de vie pourra alors bénéficier d’une évaluation médico-sociale globale réalisée par une équipe technique pluridisciplinaire qui lui proposera un plan d’aide individualisé et mobilisera les financements des différents partenaires. Mon objectif est de faire en sorte que chaque département dispose d’un site de la vie autonome et qu’à terme, ce dernier soit étendu à l’ensemble des services et des aides, notamment humaines, dont les personnes handicapées ont besoin. » Avec cette fameuse maison du handicap que l’on attend, comment chacun se prépare-t-il à fonctionner dans cette perspective d’articulation des dispositifs, avec un guichet unique ? Comment faciliter la rencontre entre les institutionnels, les associations, les familles ? Pouvons-nous avancer dans une réflexion mutuelle, dans le cadre de ce projet européen et oser quelques préconisations ?

Nos invités :
• Yann Zenatti, directeur adjoint du secteur social de l’AIPSH, l’Association pour l’intégration des personnes en situation de handicap àvLorient),
• Maryse Savouret, inspectrice d’académie adjointe dans le Bas-Rhin Education nationale
• Thierry Page, directeur-adjoint à la DDTEFP Bas-Rhin, chargé du suivi du PDITH
• Nathalie Mc Carthy, chargée de mission Site pour la vie autonome du Bas-Rhin, basé à Strasbourg.

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