Rencontre en direct avec les producteurs de café du commerce équitable dans six pays

Tugdual Ruellan - - No comment - Envoyer à un ami - commerce équitable

2012.05.03.Quinzaine.pngPlus de 250 personnes participaient mercredi 3 mai 2006 à la salle des fêtes de Bain-de-Bretagne, à la soirée organisée par le CAT Notre Avenir, à la rencontre de huit producteurs de café du commerce équitable venus de Bolivie, du Pérou, du Guatemala, de Haïti, du Rwanda et d’Ethiopie, en présence de Jean-Pierre Doussin, président de Max Havelaar, d’Olivier Bernadas, fondateur de la société Lobodis, Guy Durand, ingénieur agronome et Yves Thébault, directeur du CAT, pionniers du commerce équitable dans l’Ouest.

Contact : ESAT Bain-de-Bretagne – tél. : 02 99 43 95 44
Animation table-ronde avec les producteurs : Tugdual Ruellan
DOSSIER QUINZAINE COMMERCE ÉQUITABLE à télécharger en cliquant ici
PRÉSENTATION DES PRODUCTEURS à télécharger en cliquant ici

Rencontre en direct avec les producteurs de café

Quinzaine du commerce équitable au CAT Notre Avenir

2006.05.03.producteurs.B.de.Bretagne__12_.JPG« Nous pouvons désormais mettre un visage, un nom, une histoire humaine derrière le café que nous consommons ! » Les participants de la soirée organisée par le Centre d’aide par le travail Notre Avenir, ne cachaient pas leur émotion mercredi soir, en découvrant les huit représentants des producteurs et des coopératives, invités par la société Lobodis à rencontrer les clients et consommateurs à l’occasion de la sixième quinzaine du commerce équitable.

Une manifestation qui, pour le président Max Havelaar France, Jean-Pierre Doussin, « démontre l’importance de l’acte d’achat de tout un chacun, permet de sensibiliser le grand public au commerce équitable à travers la rencontre avec les producteurs des pays du Sud et aussi, de répondre aux questions des consommateurs, des clients et des citoyens. » « Aujourd’hui, souligne le directeur du CAT, Yves Thébault, tout le monde constate avec satisfaction un intérêt croissant en faveur du commerce équitable. Trois Français sur quatre en ont entendu parler, les ventes de produits équitables ont été multipliées par 10 en 5 ans et les consommateurs sont prêts à acheter les produits équitables 15 à 20% plus chers. Mais il faut poursuivre notre action. Dans le monde, un milliard 200.000 personnes vivent toujours en dessous du seuil de pauvreté avec moins de 2 dollars par jour : la moitié sont des petits paysans du Sud. » L’Eclaireur.

Le CAT de Bain-de Bretagne en partenariat avec l’importateur torréfacteur Lobodis et l’Association Max Havelaar, a le plaisir de vous inviter le Mercredi 3 mai à 16h à une rencontre avec les producteurs des cafés torréfiés dans ses ateliers suivie d’un buffet au restaurant du C.A.T.

En provenance d’Amérique centrale, d’Amérique latine et d’Afrique à l’initiative de la société Lobodis, les producteurs viennent à la rencontre de leurs partenaires français. Une occasion pour tous ceux qui s’intéressent au commerce équitable de découvrir le travail effectué depuis dix ans dans les ateliers de Bain-de-Bretagne. Un moment fort d’échanges en présence de Guy Durand, Président fondateur de l’ Association Max Havelaar France et de Jean-Pierre Doussin actuel Président, d’Olivier Bernadas, Directeur de la Sociéte Lobodis – et initiateur de cette aventure commerciale équitable – et d’Yves Thébault, Directeur du C.A.T.

Au programme

Première partie (Sur invitation)
16 heures – 17h00 :café d’accueil et visite guidée de l’atelier de torréfaction du C.A.T. de Bain-de-Bretagne
17 heures – 18h30 heures : Rencontre – échange en présence des différents acteurs du commerce équitable , les producteurs, l’importateur Lobodis, l’atelier de torréfaction et l’association Max Havelaar.
Film de 15 minutes sur l’histoire du partenariat du CAT, de Lobodis et de l’association Max Havelaar.
18h30 -19h30 : Buffet
Deuxième partie (Ouvert au public):
20 h 00 : Echange avec les producteurs de cafés, à la Salle des Fêtes de Bain-de-Bretagne.

2006.05.03.producteurs.B.de.Bretagne__119_.JPGLe groupe bolivien Kolla Breizh de Rennes a interprété des mélodies des hauts plateaux andins. Cette association, qui anime aussi un atelier musical à Rennes, est constituée de musiciens boliviens et rennais, réunis par le désir commun de préserver la tradition et la culture andine.
Nous sommes réunis ce soir à l’occasion de la 6ème Quinzaine du Commerce Équitable qui se déroule dans toute la France du 29 avril jusqu’au 14 mai 2006. Tous les acteurs du Commerce Equitable sont mobilisés à cette occasion avec, deux intentions :
– démontrer l’importance de l’acte d’achat de tout un chacun,
– sensibiliser toujours et encore le grand public au Commerce Équitable à travers la rencontre avec les producteurs des pays du Sud, qui nous font l’honneur, grâce à la société Lobodis, d’être ici à Bain de Bretagne, ce soir. Cette quinzaine est aussi l’occasion de répondre aux questions des consommateurs, des clients, des citoyens que vous êtes, sur les garanties, les impacts, les enjeux… Nous assurer que ce commerce, pour qui les consommateurs sont prêts à payer entre 15 et 20 % plus chers les produits, est réellement équitable.

2006.05.03.producteurs.B.de.Bretagne__11_.JPGCette soirée s’organise autour de trois temps
• un film de trente minutes, retraçant les grandes étapes de la construction du partenariat commercial entre la société Lobodis, dont le siège se situe dans les Côtes d’Armor, et les coopératives du Sud.
• un premier échange avec nos invités pour retracer ce que fut l’origine de cette grande aventure ; nous en revivrons les principales étapes avec Guy Durand, premier président de Max Havelaar France et Jean-Pierre Doussin, actuel président, Olivier Bernadas, Yves Thébault et Roger Simon, responsable de l’atelier de torréfaction à Bain de Bretagne. Parallèlement, avec nos invités, représentants des producteurs, nous poursuivrons la découverte de cette aventure, cette fois, à l’autre bout du monde avec :
3 représentants de BOLIVIE
– Norah Mamani Alejandro, Assistante de gérance pour la BIB, Bernadas iinnovaciones Bolivia Limitada,
– Raul Victor Mamani Gutierrez, Président de la coopérative Villa Oriente,
– Luis Hugo Brizuela Maygua, Gérant de la SARL BIB,
Du PEROU : Jorge Carrillo Enrriquez, responsable qualité de l’organisation Cenfrocafé,
Du GUATEMALA : – Moïses Bac, Président de la coopérative San Pedrana,
De HAITI : Francisque Dubois, administrateur de la coopérative Coopacvod,
D’ETHIOPIE : Ashenafi Argaw, Responsable export de l’Union des coopératives de caféiculteurs de la région de Sidana,
Du RWANDA : Emmanuel Nzungize Rwakagara, Directeur de la coopérative Coopac.

Revenons un peu en arrière…

2006.05.03.producteurs.B.de.Bretagne__1_.JPG Nous sommes en 1980. Un prêtre, Franck Vanderhoff, proche des producteurs de café d’Amérique latine, est scandalisé de voir l’exploitation qui est faite de ce commerce avec des cours fixés par la bourse, maintenant les petits producteurs dans des conditions misérables. L’homme est instruit : titulaire d’un doctorat de théologie mais aussi d’un doctorat d’économie politique et d’un doctorat de sociologie, il va inciter au regroupement des petits producteurs et à la création de coopératives. Il crée Max Havelaar, s’inspirant d’un héros de roman, sorte de Robin des bois du commerce parti en guerre contre les conditions de vie misérables des paysans d’Indonésie. Max Havelaar arrive en Europe par la Belgique et la Suisse. Il faut attendre le début des années 1990 pour le voir arriver en France. C’est le Cicda, centre international de coopération et de développement agricole, une organisation non gouvernementale (aujourd’hui AVSF, agronomes et vétérinaires sans frontières) qui la première, va s’intéresser alors à cette question. Guy Durand fait partie de cette ONG.

Guy Durand, ingénieur agronome, professeur en économie rurale à l’école d’agronomie à Rennes a été le président fondateur de l’association Max Havelaar en France et l’est resté jusqu’en 1996. En janvier 1993, une réunion d’information rassemble à Rennes l’ensemble des acteurs de la filière café avec des témoignages de torréfacteurs belges et suisses. Une rencontre se fait alors avec Olivier Bernadas, vendeur de café. En 1993, un contrat de cession de licence Max Havelaar est effectué. Le café Lobodis est commercialisé. C’est le premier café en France dit de commerce équitable. En 1994, c’est la rencontre avec Yves Thébault, ardent militant et défenseur des justes causes, notamment au sein du Cridev.

La parole aux producteurs

2006.05.03.producteurs.B.de.Bretagne__27_.JPGGrâce à de nombreux militants et citoyens responsables, le commerce équitable devient peu à peu une réalité au sein d’une filière, celle du café, hautement verrouillée et propriété de puissants lobbies.

Haïti / Francisque Dubois. Né à Dondon de parents caféiculteurs, Francisque Dubois fait des études secondaires dans la ville de Cap Haïtien avant d’enseigner pendant plusieurs années comme instituteur dans le Nord du pays. En 1975, alors que le découragement a gagné nombre de producteurs, il décide de se consacrer à son tour à la culture du café et participe à la création de la coopérative COOPACVOD par les petits planteurs de sa localité. Lui aussi quelque peu visionnaire, il parie dès le début de l’aventure du Commerce Equitable sur la possibilité de faire travailler autrement, et ensemble, producteurs haïtiens et importateurs. C’est le début d’une relation ininterrompue entre COOPACVOD et Lobodis. Aujourd’hui Administrateur de COOPACVOD, Francisque Dubois gère les multiples difficultés quotidiennes d’une organisation de producteurs autonome, confrontée aux aléas de la culture du café et aux réalités du contexte haïtien.

Bolivie / Norah Mamani Alejandro est originaire de la Coopérative Villa Oriente, dont ses parents sont membres depuis toujours. Après des études secondaires dans les petites villes de Choronta et Caranavi, aux pieds de la zone de production du café, elle est admise à l’Université de La Paz en Administration des Entreprises. Très vite repérée pour ses aptitudes, Norah est sélectionnée par l’ONG S.O.S. Faim et l’Association des Organisations de Producteurs Ecologiques de Bolivie (AOPEB) pour suivre différentes formations professionalisantes destinées aux jeunes issus des coopératives caféières des Yungas. Depuis janvier 2006, Norah a accepté un premier poste d’assistante de gérance au sein de la S.A.R.L « Bernadas Innovaciones Bolivia Limitada » (BIB), société de services et d’appui aux organisations de producteurs qui assure la représentation permanente de Lobodis en Bolivie auprès des trois coopératives actuellement partenaires : Villa Oriente, Antofagasta et Corpus Christi Illampu. Particulièrement sensibilisée à la problématique de l’intégration des femmes dans les coopératives, elle axe son travail quotidien sur l’organisation des groupes de femmes, l’alphabétisation et le développement de produits susceptibles de compléter les revenus du café (légumes, fruits, artisanat…). C’est la première visite de Norah en France.

2006.05.03.producteurs.B.de.Bretagne__4_.JPGBolivie / Raul Victor Mamani Gutierrez peut se vanter de bien connaître la Coopérative Villa Oriente ! Il y est né et y a passé toute son enfance avant d’en devenir membre à part entière, comme son père. Mais l’engagement de Raul ne s’arrête pas là. Après avoir réussi ses études secondaires au Centre d’Enseignement Accéléré pour Adultes et suivi avec succès les sessions de formation proposées par Agronomes et Vétérinaires Sans Frontières, il devient Trésorier de la coopérative et s’investit de plus en plus dans sa gestion au quotidien. Depuis 2005, il est aussi son plus jeune Président. Au-delà du précieux témoignage qu’il nous apporte sur le développement de la coopérative Villa Oriente (20 tonnes de café vendues à LOBODIS en 2001 / 260T en 2005), Raul vient également représenter l’ensemble des caféiculteurs boliviens aujourd’hui concernés par le devenir du Commerce Équitable. C’est sa deuxième participation à la Quinzaine à nos côtés.

Bolivie /Luis Hugo Brizuela Maygua Administrateur de la Coopérative Villa Oriente de 2001 à 2005, Luis Hugo Brizuela Maygua a accompagné l’Organisation depuis le début de ses relations commerciales avec la société Lobodis. Il a également fait bénéficier la coopérative de ses expériences professionnelles précédentes (Faculté d’Economie, Association nationale des producteurs de Café, poste de Responsable Financier…) et lui a permis de gérer son développement tout en accédant à différentes aides techniques, de financement et de formation. En janvier 2006, Luis Hugo Brizuela Maygua et Olivier Bernadas créent la S.A.R.L. “Bernadas Innovaciones Bolivia Limitada » (B.I.B.), société bolivienne de service et d’appui technique aux coopératives partenaires de Lobodis. Luis Hugo assure ainsi les fonctions de gérant et la représentation permanente de la société Lobodis en Bolivie auprès des producteurs des organisations Villa Oriente, Antofagasta et Corpus Christi Illampu. Cette nouvelle expérience devrait nous permettre de renforcer notre collaboration avec nos fournisseurs partenaires en mettant à leur disposition un « outil » capable de les accompagner dans le développement de leurs structures et la résolution des problèmes qui y sont liés. Pour sa 1ère participation à la Quinzaine du Commerce Equitable, Luis Hugo Brizuela Maygua vient témoigner de ces innovations et de sa longue expérience auprès des coopératives boliviennes.

2006.05.03.producteurs.B.de.Bretagne__33_.JPGPérou / Jorge Carrillo Enrriquez. Aujourd’hui spécialiste en Développement et Contrôle de Qualité, ce jeune homme, déjà Ex-Président de la Centrale, a fait le choix de se consacrer pleinement à CENFROCAFE dont il est également l’un des caféiculteurs associés. CENFROCAFE est une jeune Centrale d’Associations, particulièrement dynamique et engagée dans la défense de l’environnement et des droits civiques des agriculteurs. Elle rassemble dans un même effort pour le développement 1500 producteurs du nord du Pérou et doit sa rapide progression à l’extraordinaire capacité d’organisation de ses membres et aux réseaux de solidarité tissés avec CEPICAFE, Organisation voisine plus expérimentée. Après une période de parrainage et de découverte mutuelle réussis, CENFROCAFE et LOBODIS entretiennent depuis un peu plus d’un an des relations commerciales directes et croissantes, avec notamment la création commune d’une nouvelle référence de pur Arabica. Jorge répond favorablement à l’invitation de Lobodis pour la 3ème année consécutive.

Ethiopie / Ashenafi Argaw. Diplômé en Statistiques et Mathématiques, deux matières qu’il a enseignées deux ans durant à l’Institut des Etudes en Développement (Furra College), Ashenafi Argaw a également bénéficié d’une première expérience professionnelle au sein du Département gouvernemental en charge du développement des exportations, avant de rejoindre la SCFCU. Originaire de la région caféière de Sidama, dans le sud de l’Ethiopie, Ashenafi s’intéresse très tôt aux nouvelles perspectives qu’ouvre le Commerce Équitable. Il a choisi de mettre ses compétences au service de la recherche et du développement de ces marchés, et ce au bénéfice du plus grand nombre. Régulièrement sur le terrain, il nous accompagne depuis 2003 lors de nos visites annuelles dans les coopératives partenaires de Shilcho et Telamo, toutes deux membres de l’Union. Aujourd’hui, il contribue activement au maintien d’un contact permanent entre les producteurs du « Langani » et la société LOBODIS et nous fait l’honneur de participer avec nous à la Quinzaine pour la troisième fois consécutive.

Guatemala / Moïses Bac. Déjà Président de la Coopérative il y a quelques années, Moïses Bac a été plébiscité à nouveau l’année dernière pour exercer cette fonction auprès des cinquante membres de San Pedrana. Et ce mandat n’est pas de tout repos puisqu’en l’espace d’un an la Coopérative a subi à plusieurs reprises les assauts de catastrophes naturelles aussi destructrices qu’imprévisibles. Fin 2005 d’abord, la tempête tropicale STAN qui frappe la majeure partie du pays détruit, en pleine période de récolte, toutes les canalisations qui alimentent la coopérative en eau. Les coulées de boue emportent une partie des habitations de San Pedro Yepocapa (la ville où est située la coopérative) faisant des centaines de sinistrés. 30 à 50 % du café de la récolte en cours fut perdu. Début 2006, c’est au tour du Volcan de Feu, qui surplombe la Coopérative, d’entrer en éruption. Là aussi, les projections de cendres qui accompagnent les coulées de laves risquent d’endommager les fleurs de caféiers qui préparent la prochaine récolte ! Autant dire que toute l’expérience et la force de caractère de Moïses Bac ont été nécessaires pour affronter ces derniers mois et sauver ce qui pouvait l’être, avec le soutien de la Fédération des Coopératives de Caféiculteurs du Guatemala (FEDECOCAGUA). L’heure est actuellement à la reconstruction et à la préparation de la récolte 2006-2007 ! Moïses nous fait l’honneur de participer pour la seconde fois à la Quinzaine du Commerce Equitable à nos côtés.

Rwanda / Nzungize Rwakara. Après plus de 30 années passées au Congo voisin (R.D.C) où il a grandi puis exercé différentes fonctions à responsabilité, Emmanuel Nzungize Rwakara rentre au Rwanda fin 1999 avec sa famille. Il décide d’y refonder une coopérative de petits producteurs de café dans la région de Gisenyi (au bord du lac Kivu – nord ouest du pays), poursuivant ainsi l’œuvre brutalement interrompue de son père, persécuté et contraint à l’exil dans les années 1960. En mars dernier, la coopérative COOPAC a fêté ses 5 ans. Ses membres y produisent déjà un café d’excellente qualité et font preuve d’une motivation et d’un courage qui forcent l’admiration. Ce produit de qualité supérieure, lancé début 2004 sur le marché français sous le nom de « Virunga », en hommage aux producteurs et à leur région, rencontre aujourd’hui un succès mérité. Pour la troisième fois, Emmanuel Rwakagara nous fait l’amitié de participer à la Quinzaine du Commerce Equitable aux côtés de LOBODIS.


Deuxième partie : les enjeux

Après ce premier échange qui nous permet de dresser le décor, et de mieux comprendre comment est née cette fantastique histoire humaine, je vous propose désormais d’aborder quelles sont les différentes questions qui se posent lorsqu’on évoque le commerce équitable. Il faut attendre 1997-98 pour voir le décollage réel du commerce équitable. Aujourd’hui, tout le monde constate avec satisfaction un intérêt croissant de la part des consommateurs, écoles, collectivités, entreprises en faveur du commerce équitable. Trois Français sur quatre ont entendu parler du commerce équitable (ils n’étaient que 10 % en l’an 2000 ) et 32 % du label Max Havelaar. Les ventes de produits équitables ont été multipliées par 10 en 5 ans. Les consommateurs sont prêts à acheter les produits équitables 15 à 20% plus chers. Mais nous savons aussi que dans le monde, un milliard 200.000 personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté avec moins de 2 dollars par jour, la moitié sont des petits paysans du Sud.

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