A La Chapelle-Gaceline, le cheval breton accompagne le quotidien

Tugdual Ruellan - - No comment - Envoyer à un ami - environnement

2010.09.10.La_Chapelle_Gaceline__2_.JPGLa Chapelle-Gaceline est devenue la commune de France qui confie le plus de travaux au cheval breton. Pour la plus grande joie des enfants qui chaque jour, se rendent à la cantine… en carriole ! Le pas de Nayak et Ugo, deux magnifiques chevaux postier breton, résonne chaque jour sur le bitume de la chaussée. La petite commune morbihannaise, de 700 habitants, n’en finit pas de découvrir l’utilité de ses chevaux.

Texte : Tugdual Ruellan
article paru dans le magazine Complicité Redon le 09/12/2011
réalisé par Précom Redon avec l’agence Nouvelle Norme
La Chapelle-Gaceline – tél. 02 99 08 12 80 – site : www.lachapellegaceline.fr

« Attelés d’une tonne à eau, ils participent à l’arrosage des espaces fleuris de la commune, explique le maire Pierrick Lelièvre. Lorsque nous balayons et désherbons les rues, le cheval nous aide à transporter les déchets verts. Le cheval est là aussi pour la distribution des plis aux habitants et les différents travaux d’entretien des terrains communaux comme rouler les terrains, tondre le gazon, collecter les sacs destinés au tri sélectif ou débarder des cours d’eaux. Nous venons aussi d’acquérir une balayeuse.»

2010.09.10.La_Chapelle_Gaceline__39_.JPGA la cantine en carriole !
Chaque jour, les enfants sont conduits en carriole de l’école à la cantine : « Nous allons aussi chercher des enfants de l’école voisine de Quelneuc ou bien des habitants des villages voisins à l’occasion d’un événement.» Au cours de l’été, une navette est proposée tous les samedis pour se rendre au marché de La Gacilly. Diverses balades offrent aux visiteurs la possibilité de découvrir le pays d’une manière originale et… non polluante.

Retour sur investissement
D’un point de vue économique, les chiffres sont éloquents : « Nous notons une économie de 25 % par rapport à l’utilisation d’un tracteur sans parler des effets bénéfiques d’un point de vue social et environnemental. » On se prend à rêver de devenir une petite cité du cheval. A deux reprises, les Folles journées du cheval ont rassemblé en septembre des centaines de passionnés. Une sellerie d’art et le centre équestre de Patrick Massé, dresseur de chevaux de spectacles, se sont installés ici. On attend l’arrivée d’un maraîcher bio. « Un nouveau projet de fête, entièrement repensé, est à l’étude. Tout l’aménagement du bourg est repensé en fonction du cheval. » Ce qui compte, souligne Pierrick Lelièvre, « c’est la connivence avec l’animal. Il faut avoir la fibre. »

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